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Accueil du site > Tribune Libre > Une petite vermine

Une petite vermine

 

« Les souvenirs sont des armes secrètes que l'homme garde sur lui lorsqu'il est dépouillé. »

« Un désir comme du sang à vos pieds a coulé hors de moi, un désir que je ne connais pas et ne reconnais pas, que vous êtes seul à connaître, et que vous jugez. »

« Mais que faire de son regard ? Regarder vers le ciel me rend nostalgique et fixer le sol m’attriste, regretter quelque chose et se souvenir qu’on ne l’a pas sont tous deux également accablants. Alors il faut bien regarder devant soi, à sa hauteur, quel que soit le niveau où le pied est provisoirement posé. »

Bernard-Marie Koltès, Dans la solitude des champs de coton (Ed. de Minuit, 1987)

« Et je suis ici, en parcours, en attente, en suspension, en déplacement, hors-jeu, hors vie, provisoire, pratiquement absent, pour ainsi dire pas là (...) »

Du même B-M. Koltès, superbe dramaturge.

On notera l’usage constant du mot « braquage » sur toutes les radios et télévisions depuis la diffusion de cette nouvelle information toxique qui n’a rien de fallacieux (et l’on se félicitera de la présence interdite dans les établissements scolaires d’un téléphone portable qui aura permis de filmer et diffuser ce très sordide exploit mettant en valeur la difficulté de communiquer en marche vers un paroxysme haletant, malgré les ricanements des acteurs, entre un professeur et un élève, quelque part en France).

Beauté et magie du théâtre !

Un « braquage » n’étant jamais plus – et cela est amplement suffisant – qu’une attaque et une menace de violence à main armée (et peu importe le caractère factice ou non de l’arme utilisée introduite dans le même établissement scolaire, sans doute avec une panoplie de couteaux ou, qui sait ?de véritables armes de poing) pour se faire remettre ou obtenir la remise d’une chose indue, qu’il s’agisse de sommes d’argent ou, comme en l’espèce, d’une inscription fausse sur un registre de présence.

Sortilèges du verbe !

La faillite complète de l’éducation nationale est plus que jamais établie et il est souhaitable que cette vidéo (le caractère animé des images leur donnant une vérité accrue) fasse le tour du monde afin que chacun voie, comprenne, mesure l’étendue de cette immense vérole, de cette gangrène incroyable que représente une intégration parfaitement ratée et un vivre-ensemble qui ne sont qu’une impasse fondamentale et une tragi-comédie à laquelle il convient désormais de mettre un terme.

Sorcellerie des images en mouvement !

Que ce grand jeune homme - un criminel au comportement criminel, faut-il le préciser -, monté rejoindre son Professeur sur l'estrade (non, il n'y a plus d'estrade mais celle-ci sera bientôt remplacée par une fosse), cet Elève assoiffé de savoir et présenté comme sympathique et plein de sève et de richesse intérieure soit encore en liberté n’a donc rien de surprenant puisque désormais tout est relatif et que, faut-il le répéter, l’arme - que dis-je ? l'objet qui a rejoint sa main - n’était que factice, tout comme la mise en scène « entre les murs », sans doute, ainsi que la chorégraphie de ses petits camarades en train d’immortaliser l’événement pour diffuser la leçon professorale (une relecture de La Princesse de Clèves, sans doute) sur les réseaux sociaux.

Non. Il ne s’agissait que de la solitude d’un élève dans les champs de coton ou de canne, un élève touché par le théâtre de B-M. Koltès et sa dramaturgie, qui tirerait grand avantage d'une vie passée pour de très longues années au grand air, n'ayant plus qu'à rentrer harassé après avoir vécu une grande et belle journée au soleil à chanter « You load sixteen tons » après avoir écouté The Platters.

Bagarre et Problème sont mes prénoms,
J'ai été élevé au « Champ de canne » près d’une
vieille mine de montagne,

« Je veux surveiller chaque battement de ton cœur, chaque souffle de ta poitrine ; l'oreille collée contre toi j'entendrai le bruit des rouages de ton corps, je surveillerai ton corps comme un mécanicien surveille sa machine. Je garderai tous tes secrets, je serai ta valise à secrets ; je serai le sac où tu rangeras tes mystères. Je veillerai sur tes armes, je les protégerai de la rouille. Tu seras aussi mon agent et mon secret à moi, dans tes voyages, je serai ton bagage, ton porteur et ton amour », écrit B-M. Koltès dans Roberto Zucco, Tabataba .

Mais que l’on se rassure. Toutes les pleureuses de l’éducation nationale sont là pour donner une seconde chance à ce grand garçon rempli de mystères, bouillonnant de vie et de ressources.

Menacer un professeur est inacceptable. J’ai demandé au ministre de l’Éducation nationale et au ministre de l’Intérieur de prendre toutes les mesures pour que ces faits soient punis et définitivement proscrits de nos écoles.

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) 20 octobre 2018

Quant aux "mesures" qui devraient être prises et au plan d'action annoncé par MM. Blanquer et Castaner , http://www.leparisien.fr/societe/prof-braquee-a-creteil-blanquer-et-castaner-annoncent-un-plan-d-actions-21-10-2018-7924437.php, lesquels ont déclaré que :" « la sanctuarisation de l’espace scolaire est la base fondamentale de la vie scolaire et de tous les apprentissages », nul doute que la meilleure des sanctuarisations serait de vider l'enseignement public et les écoles des perturbateurs et voyous qui n'ont manifestement rien à y faire.

Qu'attend donc le chef de l'Etat qui est désormais ballotté de crises en crises, de faits divers successifs, victime assumée d'événements qui s'imposent à lui et de circonstances qu'il ne maîtrise plus ?

Qu'attend-il ? Que le prochain agresseur d'enseignant agisse en étant muni d'une véritable arme de poing ?

 

 

Sources :

https://youtu.be/Hngr4XarQ-k?t=11

https://journals.openedition.org/erea/1741

https://www.youtube.com/watch?v=keXcDRT7jb4

B-M. Koltès


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51 réactions à cet article    


  • sylvie 22 octobre 2018 17:39

    ya pas un de vos amis qui est « parti » récemment ?


    • velosolex velosolex 22 octobre 2018 18:02

      D’abord voir toute la réalité du problème : Ce genre de fait divers est courant, dans l’école et hors l’école. Car il ne faut sanctuariser l’école particulièrement. Le même individu agira de la même façon dans la rue, ou aux urgences....

      J’ai entendu dernièrement un responsable des ressources humaines de l’hôpital de Brest proposer des stages aux soignants ( en grève) afin de faire face aux péteurs de plomb. Cela tend à déplacer le champ de la responsabilité sur les victimes, en leur disant qu’une « formation » résoudra les passages à l’acte. Voilà les éléments de langage....
      Nous payons simplement la désinvolture de quelques décennies.
       Petit à petit, l’état s’est désengagé, laissant certains agents et anonymes complètement démunis devant la sauvagerie, les relents du fachisme ( culte de la force, du chef, de la tribu identitaire) tout cela catalysé par l’inculture assumée, le chômage, ou des perspectives difficiles, des identifications factices et débiles ( foot, rap) ; Le tout centrifugé par les réseaux, porteurs d’une violence inouïe, sans aucun airbag, et qu’on a sottement identifiés comme des instruments de progrès, sans questionnement aucun....Le portable, c’est une kalash en puissance, et à la fois un outil psychotique de présence au monde !
      Ne parlons pas d’une police de proximité qu’on a supprimé, d’une justice privé de moyens, débordée, ne traitant que très rapidement les dossier, et de peines souvent assorties de suites, sans compter celles de ces ados, dans la jouissance de n’avoir pas encore l’age de la responsabilité pénale. Comment faire pour reconquérir les territoires perdus de la république ? Déjà veiller à ce que le cancer ne s’aggrave pas, et que les banlieues napolitaines ne se multiplient pas. 

      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 22 octobre 2018 18:37
        @velosolex

        Bonsoir et merci pour votre commentaire.

        Comment faire pour reconquérir les territoires perdus de la république ? Déjà veiller à ce que le cancer ne s’aggrave pas, et que les banlieues napolitaines ne se multiplient pas, écrivez-vous.

        Il y aurait une véritable autorité politique, policière et judiciaire digne de ce nom, la situation serait très vite réglée.

        1- Arrestation immédiate de toute la classe, auteur et complices parfaitement désignés par le professeur, victime désormais protégée par les autorités.
        2- Mise en détention provisoire le temps de savoir qui est qui et qui a fait quoi, sachant que ces jolies têtes blondes ont une propension à se dénoncer entre eux qui facilitera le travail.
        3- Audiencement express et comparution devant le tribunal correctionnel de toute la tribu de Bandar-Log avec, à la clé, condamnation ferme et remise du petit livret qui suit avec descriptif des infractions considérées et échelle des peines pour violence aggravée, menaces et diffusion d’images, soit 5 ans de prison et 75000 € d’amende.

        Particulièrement attaché à une politique pénale pédagogique, expulsion immédiate des familles des zozos, confiscation de leurs biens et bon retour au pays avec les compliments de la France (sachant que les frais de transport seraient naturellement à la charge des parents).


        Il est bien évident que l’exécution de la peine, incompressible, ne s’effectuerait pas dans une cellule à ne rien faire, mais à empierrer les routes, nettoyer les détritus jetés des balcons, désherber, entretenir des jardinières, embellir le bien commun, se rendre utile à restaurer ce qui aura été dégradé, nettoyer en silence les graffiti sur les murs des cités de l’habitat d’origine avec comme spectateurs les « amis » venus commenter : « Ho ! Regarde ! C’est Momo, là-bas ! Y nettoie le mur, là ! Hé Momo ! FWech ! Frotte plus fort ! », tout en écoutant le diffusion par casque des Lamentations de Jérémie, des Contemplations, de l’Emile etc...

        Confiez-moi les clés du pays et vous verrez très vite quelques changements majeurs.

        Bien à vous,
        Renaud Bouchard

      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 22 octobre 2018 18:46
        @Cadoudal

        Comme d’habitude.
        Un type bien aimé de tous, rencontre sous une belle halle du XVIè siècle des gens dont l’identité demeure inconnue et qui décident de le rouer de coups et de le tuer avec une planche de skateboard. What else ? L’autopsie est formelle. Il est décédé. Condoléances aux proches et à la famille.
        https://www.letelegramme.fr/bretagne/questembert-un-homme-decede-roue-de-coups-dans-une-bagarre-21-10-2018-12113064.php

      • jakem jakem 22 octobre 2018 21:11

        @Renaud Bouchard

        Bonsoir ! totalement d’accord avec vos méthodes de (ré)éducation active.

        Je rajoute , en restant dans le cadre éducatif, un objectif méthodologique à acquérir : comment travailler correctement afin de gagner plus d’argent, sachant que je dois payer la totalité de l’amende plus une partie des frais de justice et de mon entretien.

        Il va de soi que la durée de détention peut-être plus longue que prévue en raison du comportement ... interrogatif de l’acteur, de son questionnement possiblement erratique à l’égard de la structure qui l’accueille et des gens qui l’entourent .... pure formalité, sans passer par le tribunal car la condamnation devrait être entièrement accomplie.

        Lorsque quelques dizaines de nuisibles auront été ainsi désignés comme acteurs de leur nouvelle vie, je pense que beaucoup d’autres pré-gibiers de potence calmeront leurs ardeurs.

        Mais pour que ceci puisse se réaliser il faut un groupe de personnes compétentes, décidées à remettre la France debout partout et soutenues par une large part de la population.



      • velosolex velosolex 22 octobre 2018 21:51

        @Renaud Bouchard

        Si je suis d’accord avec l’examen clinique, par contre le traitement me semble pas très adapté, et risquerait même s’il ferait plaisir à certains, de provoquer davantage de problème qu’il n’apporterait de solutions. Les réponses rapides, genre « coup de pied au cul », n’ayant pas grande valeur politique. Ca ne signifie par pour autant une certaine fermeté, et surtout un vrai sens. Tout est là en grande partie. Les adultes ne remplissent plus leur fonction, la société elle même apparaît sans sens,sans direction, uniquement préoccupée par le PIB, le profit vertigineux des actionnaires. Si la délinquance de petites frappes est certaine, celle des cols blancs l’est tout autant, voir bien pire, par son rôle de modèle. On apprend qu’une magouille a permis aux banques d’escroquer 150 milliards à quelques pays européens dont la France et l’Allemagne. On en apprend donc autant en lisant Piketty, sur l’augmentation vertigineuse de inégalités qu’en lisant le bouquin de salviano, dont la tête est mise à prix par la mafia. Celle ci n’étant plus maintenant qu’une hypebole du libéralisme décomplexé. Ces deux violences marchent de concert, et nous envoie à quelque chose de très inquiétant, qui s’est déjà passé plusieurs fois dans le passé, quand le sens de l’histoire se perdait et qu’il n’y avait plus d’autre projection politique autre que celle ne travaillant plus que pour une ploutocratie. Les marges traduisent à leur façon. S’attaquer au symptômes sans gérer la cause ne sert à rien 

      • velosolex velosolex 22 octobre 2018 22:16

        @Renaud Bouchard

        Quelle est le point commune entre de belles halles, un péteur de plomb armé d’un pistolet menaçant une prof, et une victime d’un lynchage, portant d’ailleurs un nom étranger ?...Ca sent à plein nez les gros cons, genre « Lacombe Lucien »....

        A priori, contrairement à ce que dites, pour se référencer à votre propre post, l’identifié des péteurs de plomb semble établi, des jeunes de la communes : « quatre personnes, un mineur et trois jeunes majeurs, originaires de Questembert et d’autres communes, ont été interpellées et placés en garde à vue pour violences aggravées ayant entraîné la mort sans intention de la donner... » 

        Quoi qu’il en soit ce genre de triste fait divers n’a pas à être utilisé dans un contexte général, car il ne signifie rien d’autre qu’une instrumentation douteuse

      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 22 octobre 2018 23:07
        @velosolex

        Bonsoir.

        Je souscris parfaitement à votre analyse :

        "Si la délinquance de petites frappes est certaine, celle des cols blancs l’est tout autant, voir bien pire, par son rôle de modèle. On apprend qu’une magouille a permis aux banques d’escroquer 150 milliards à quelques pays européens dont la France et l’Allemagne. On en apprend donc autant en lisant Piketty, sur l’augmentation vertigineuse de inégalités qu’en lisant le bouquin de Salviano, dont la tête est mise à prix par la mafia. Celle ci n’étant plus maintenant qu’une hyperbole du libéralisme décomplexé. Ces deux violences marchent de concert, et nous renvoient à quelque chose de très inquiétant, qui s’est déjà passé plusieurs fois dans le passé, quand le sens de l’histoire se perdait et qu’il n’y avait plus d’autre projection politique autre que celle ne travaillant plus que pour une ploutocratie. Les marges traduisent à leur façon. S’attaquer au symptômes sans gérer la cause ne sert à rien"

        Effectivement. Fraude à tous les étages, avec des moyens différents. Les faits que vous évoquez et qui procèdent d’un montage de professionnels tant politiques que financiers ont finalement été découverts.

        L’énorme fraude fiscale baptisée « cum ex », révélée en Allemagne, a coûté 55 milliards d’euros à une dizaine de pays européens, soit bien plus que les évaluations initiales, affirment 19 médias, dont Le Monde, jeudi dans une enquête conjointe.

        L’arnaque consistait à acheter et revendre des actions autour du jour de versement du dividende, si vite que l’administration fiscale n’identifie plus le véritable propriétaire. « Le Monde » et 18 autres médias européens ont démonté le mécanisme de cette fraude inventée par des financiers qui ont opéré en bande organisée dans 11 Etats européens qu’ils ont volés en toute impunité depuis quinze ans.

        Jusqu’à présent, circulaient uniquement les estimations des sommes extorquées au fisc allemand, allant d’environ 5,3 milliards selon le ministère allemand des Finances à 30 milliards d’euros selon la presse.

        | Lire : « CumEx Files » : l’histoire secrète du casse du siècle (in Le Monde)

        Mais les investigations de 19 médias européens, dont Le Monde, concluent que le « cum ex » a coûté la somme pharamineuse de 55,2 milliards d’euros à 11 États (l’Allemagne, la France, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Nas, le Danemark, la Belgique, l’Autriche, la Finlande, la Norvège et la Suisse).

        L’invention de ce montage litigieux est attribuée à un avocat allemand de renom, Hanno Berger.

        Un avocat de renom qui mise sur les lacunes des lois fiscales

        Dans son édition du 16 mars 2016, déjà, le quotidien allemand Handelsblatt, faisait le portrait de l’avocat, sous le titre « L’initiateur » brossant d’un trait le parcours trouble du personnage :

        "Hanno Berger a commencé sa carrière au service des impôts de la Hesse. Il s’est ensuite rendu compte que les lacunes des lois fiscales rapportaient plus que la défense [la plaidoirie]. Aujourd’hui, il se sent persécuté par l’État."

        La manipulation qu’il a élaborée consiste à acheter et revendre des actions autour du jour de versement du dividende, si vite que l’administration fiscale n’identifie plus le véritable propriétaire. La manipulation, qui nécessite l’entente de plusieurs investisseurs, permet de revendiquer plusieurs fois le remboursement du même impôt sur le dividende, lésant ainsi le fisc. (Voir l’infographie du Monde qui explique comment des investisseurs réussissent à ne pas payer d’impôts sur les dividendes.)

        Une affaire d’évasion fiscale massive qui a éclaté en 2012

        L’affaire a éclaté en 2012 en Allemagne, entraînant l’ouverture de six enquêtes pénales et la tenue prochaine d’un premier procès à Wiesbaden, dans l’ouest, visant Hanno Berger et plusieurs négociants en Bourse, notamment, expliquait Reuters en septembre dernier, cinq anciens traders de la HypoVereinsbank (HVB) accusés de fraude fiscale grave.

        Des banques françaises seraient impliquées, notamment BNP Paribas et Société Générale, qui avaient fait l’objet de perquisitions de la justice allemande en 2014, selon Le Monde.

        Les experts en fiscalité dénoncent depuis longtemps ces transactions « cum-ex » sur les dividendes comme une faille du système fiscal, mais les enquêteurs comme les procureurs (dont celui de Francfort), eux, se sont quasi tous accordés pour qualifier cette affaire comme étant de l’évasion fiscale massive.

        Sur la foi « d’informations des autorités fiscales et d’analyses des données de marchés », l’enquête conjointe des 19 médias détaille désormais le préjudice supposé par pays.

        17 milliards d’euros volés à la France

        Pour l’Allemagne, l’enquête reprend la fourchette haute des estimations, soit 31,8 milliards d’euros extorqués au fil du temps, d’après les calculs déjà connus de Christoph Spengel, spécialiste de fiscalité à l’Université de Mannheim (jusqu’alors, le ministère des Finances allemand tablait sur un vol de 5,3 milliards d’euros).

        L’escroquerie aurait aussi coûté « au moins :

        • - 17 milliards d’euros » à la France,
        • - 4,5 milliards à l’Italie,
        • - 1,7 milliard au Danemark et
        • - 201 millions d’euros à la Belgique.

        De l’argent que ces États, en période de budget en berne, n’auraient pas dédaigné avoir à disposition, n’eût été les failles de leurs systèmes fiscaux.

        https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/le-casse-du-siecle-l-enorme-fraude-fiscale-a-55-milliards-d-euros-des-cumex-devoilee-par-le-monde-794456.html


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 22 octobre 2018 23:14

        @Renaud Bouchard

        Et ça n’arrive qu’aujourd’hui a nos oreilles...misère du journalisme francaoui ...


      • velosolex velosolex 23 octobre 2018 10:17

        @Cadoudal
        C’est quand même étonnant que vous vous en preniez aux mots, en disant « beaucoup de mots pour rien »...On peut ne pas être d’accord, mais le langage, la raison, la rhétorique, c’est justement notre différence avec eux, les barbares, ceux qui veulent se contenter de violence, qui n’ont que deux neurones, des couilles, et l’usage de la force et de la bêtise catalysés, en groupe de préférence. Le principe du fascisme. 

        Je tire des rallonges, je parle, car j’aime ça, écrire, penser, tirer des bords. Tant qu’on le fait, la raison et le calme l’emportent sur la folie et l’agressivité. Il n’y a pas que de la folie à l’école...Un collège a installé un quart d’heure de lecture obligatoire ; Les enfants sont maintenant plus calme, les passages à l’acte moins nombreux. De vrais livres, contre des pistolets et des smarphones.....Un quart d’heure de lecture obligatoire pour tout le monde chaque jour ...
        La violence et la folie, je me la suis coltiné toute ma vie, aux urgences, en psychiatrie, et je suis tout, sauf un naïf ou un bleu à ce niveau. Les mots, la recherche de sens, m’ont précisément très souvent protégés contre les maux, et les décisions à l’emporte pièce. 
        Le cynisme de nos dirigeants qui renvoient le citoyen se faire pendre, sur fond de libéralisme, et la disparition des services sociaux, un rempart, un sens républicain, est l’autre front de la sauvagerie. Les deux se catalysent. Alors oui il ne faut pas avoir de mansuétude ridicule à des individus qu’on laisse en liberté, mais il ne faut pas être dupe du système qui les fabrique....le mot de liberté a été galvaudé...Là où hier il se mariait avec les notions de responsabilité et de groupe,à travers la devise républicaine, il n’est plus devenu qu’une coquille vide, voir un contresens. 
        Ainsi en psychiatrie on laisse maintenant sur le trottoir sous ce prétexte frauduleux, des individus en proie à leur souffrance, à leur distorsions. Le principe de sécurité dont on nous rabâche le 80 est à géométrie variable. On ne l’évoque pas pour stopper les poisons agricoles. Le retour à la cour des miracles dans les grandes villes, dans les marges, sur fond de messages débiles, de pornographie et de recettes de harcèlement apparaissant sur les smartphones, a catalysé la folie, l’envie, et donc la prédation. Sans réseau, sans écho, pas de passage à l’acte de ce « débile »....Il n’y a donc pas que la proximité avec les pesticides qui nous condamne, mais nous sommes tout autant victimes de la contamination des autres....Après on peut chercher un bouc émissaire, comme dans « les animaux malades de la peste ».. Le 17 siècle, de monsieur de La Fontaine, est très intéressant à étudier. La guerre de 30 ans ravagea alors l’Europe, en particulier l’Allemagne, dont elle lamina les populations civiles. Un pays parcouru par des mercenaires ivres de sang, d’argent, se payant sur le pays, ayant abandonné toute moralité. On mit très longtemps à s’en remettre, et peut être que l’Allemagne nazie fut bien l’enfant monstrueux de ces haines. 

      • jakem jakem 23 octobre 2018 11:02

        @velosolex

        Bonjour ! j’ai lu votre commentaire précédent et je partage votre avis sur la formation destinée aux soignants ( puis aux enseignants, aux garde-barrières, etc ...) afin qu’ils apprennent comment se comporter face à des ... disons des incivilités. C’est effectivement faire rejaillir sur ces employés une incurie généralisée organisée par nos responsables de toutes sortes depuis des décennies.

        Je pense que l’origine de cette déliquescence est la déréglementation généralisée et l’importation de normes étrangères amenant une relativisation des vertus et des valeurs, et un égalitarisme forcené. Sur tous les plans : commercial, industriel, sociétal, éducatif ...

        D’où les scandaleuses et intolérables différences de salaires et la quête du fric sans aucune modération qui a contribué à détruire le bon sens et la morale.

        On a laissé faire car beaucoup de gens trouvaient leur compte dans cette société-casino et y faisaient leur trou, sans devenir millionnaire, en profitant des dernières commodités matérielles et mentales devenues accessibles. Sous des avalanches de pub, de démagogie et de crétinisme.

        Et on a laissé croupir des gens, immigrés innombrables inadaptés à notre société sans les prendre en main pour en faire des citoyens.
        Désinvoltures diverses de la part des responsables politiques qui doivent en principe donner un sens et tracer une voie.
        Une route suffisamment large pour être empruntée par une « population plurielle » , avec des détours, des croisements, des boucles, des hauts et des bas, mais gardée par des rivières qui devraient rester infranchies.

        Racisme flagrant envers ces immigrés déracinés dont pourtant nos « élites » connaissaient les origines incompatibles avec notre modus vivendi.

        Le temps a passé vite, et des griefs justifiés avaient été exprimés lors de « la marche des beurs » .

        Les Pourris Socialeux et leurs affidés n’ont pas donné suite mais déversé du pognon, pas le leur ! comme on donne à un mendiant en étant gêné.

        Ils ont laissé notre société aller à la dérive ; leur chef suprême donnant des exemples multiples.

        Puis le temps s’est accéléré et des individus pétris de sens politique ont commencé à s’occuper de ceux qui étaient délaissés.
        Certains étaient honnêtes intellectuellement, mais avaient en tête les normes de « là-bas ».
        D’autres étaient plus opportunistes et distillaient un projet politique.

        C’est eux qui ont gagné et imposé une nouvelle mentalité en rupture avec la nôtre.

        Il ne s’agit pas seulement de porter un bout de tissu sur la tête et de ne pas manger de porc, mais de modifier totalement notre rapport à nous-mêmes individuellement , à autrui et à l’Etat.
        C’est un changement de civilisation.

        « Ils » ont reçu l’aide occasionnelle ou systématique de voyous, de délinquants, de criminels, de paumés, d’asociaux, d’allumés, d’exaltés ... qui se vautrent dans l’anarchisme car ils y trouvent une forme d’épanouissement personnel.

        Tous ensemble ils sont résolus à poursuivre la casse.

        Et on ne peut pas laisser faire, accepter la destruction, notre disparition.
        Même si à l’origine nous avons notre part de responsabilité.

        Tout ce long blabla pour répondre à votre avis sur « le coup de pied au cul » sans valeur politique selon vous.
        Je pense au contraire qu’il en a une, qu’il est urgent de le distribuer largement et de façon ciblée, justifiée, et alors sans modération.
        Car c’est un traitement politique devenu nécessaire.



      • popov 23 octobre 2018 11:14

        @velosolex

         
        Les « péteurs de plomb » qui agressent le personnel soignant, il faut les interdire de séjour dans les hôpitaux et, pour ne pas les laisser sans soins, les envoyer chez le vétérinaire qui a l’habitude de soigner les animaux dangereux du zoo.

      • velosolex velosolex 23 octobre 2018 11:43

        @jakem
        Je suis dans l’ensemble d’accord avec vous. La grande habilité du système est de rendre les gens responsables de la catastrophe. L’avez vous remarqué mais quand le nombre de cancers augmente, les médias pointent la responsabilité des individus responsables d’achat de cosmétiques, et de déodorant, faisant l’impasse sur les pesticides. 

        La sécurité n’est évoquée que quand il s’agit de tirer des bénéfices, a travers normes, interdits, et limitations. La politique n’est donc souvent que des éléments de langage servant le marché, alors qu’on se moque totalement du« vivre ensemble », et des lois qui garantissent la chose. 
        Le clivage insidieux du peuple, en se faisant le champion du « droit à la différence » est le dernier piège qui nous est tendu. Fragmentés en de petites revendications identitaires ( sexe, lobbys, ruraux, urbains, religions) nous en représentons plus aucune danger, ayant de plus à affronter les humeurs et l’opposition des autres. Du machiavel, sans prince, sans vision politique, si ce n’est que du marché. On en revient à cela que ça plaise ou non. C’est bien le libéralisme qui veut la peau des états. Car le marché ne veut pas de contre pouvoir. Et l’état a travers ses projections ses interdits, ses limites en est un ! inutile de dire que c’est une catastrophe par rapport aux enjeux actuels 

      • velosolex velosolex 23 octobre 2018 12:47

        @Cadoudal
        Pour en revenir à votre lien sur le fait divers de Questembert, l’avez vous remarqué, les agresseurs sont des jeunes du pays, et la victime un type qui a un nom étranger....Il était je lis, fort respecté et aimé. 

        Néanmoins sa tête à priori n’a pas plus quand ils est passé devant quelques débiles. 
        Cela peut vous arrivé à vous, ou à moi. 
        La faute à pas de chance, à la connerie universelle. 
        Statistiquement il est plus probant de se faire agresser dans une cité, qu’à Questembert, ville ordinairement tranquille, que je connais bien, pour avoir habité à une dizaine de kms de là il y a 30 ans...Mais elle n’a pas beaucoup changé
        Il n’y a donc pas de frontière pour la bêtise, celle ci étant endémique, même en Bretagne.  Youen Gwernig a écrit un beau problème sur cela, il y a très longtemps. Le trou dans la porte. 

      • velosolex velosolex 23 octobre 2018 13:12

        @Cadoudal
        Extrait du telegramme, en rapport un lien donné par l’auteur de l’article lui même.

        Selon le témoignage d’un de ses amis, la victime sortait d’un tabac presse situé sur la place des Halles. Une altercation, pour une raison inconnue, a éclaté avec un groupe de jeunes, qui se trouvaient sous les halles. Plusieurs personnes l’auraient roué de coups, dont certains auraient été portés avec un skate-board. Le groupe a pris la fuite, laissant le jeune homme à terre. Malgré l’intervention rapide des secours, prévenus par des riverains, la victime n’a pu être réanimée. Elle est décédée sur place. Il s’agit de Sami Abdelmalek, membre d’une famille très connue et estimée sur la commune.


        « Ils l’ont tabassé à coups de skate-board »

        « J’ai bu un verre avec lui, juste avant, » explique ce dimanche, les yeux rougis par les larmes et visiblement très affecté, un de ses amis. « Je venais de le quitter. Il rentrait chez lui. Je n’ai pas vu l’agression, mais je sais qu’ils l’ont tabassé à coups de skate-board. Je ne comprends pas pourquoi. C’était un gars bien. Il venait juste d’emménager dans un appartement tout près d’ici. Il ne méritait pas ça. Ils étaient à sept contre un. C’est un guet-apens. Ils l’ont tabassé et puis ils sont partis boire un coup ailleurs. C’est incompréhensible ».


        Quatre suspects en garde à vue

        Les responsables des coups auraient été interpellés par les gendarmes, deux heures après le drame. Leur identification aurait été facilitée par les images des caméras de vidéosurveillance installées sous les halles. Ce dimanche soir, Magalie Pauthier, substitut du procureur de Vannes, confirme que quatre personnes, un mineur et trois jeunes majeurs, originaires de Questembert et d’autres communes, ont été interpellées et placés en garde à vue pour violences aggravées ayant entraîné la mort sans intention de la donner.


        © Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/bretagne/questembert-un-homme-decede-roue-de-coups-dans-une-bagarre-21-10-2018-12113064.php#Ogx0jj1FO5GLbTph.99


      • pipiou 23 octobre 2018 20:21

        @Renaud Bouchard

        Ce n’est pas très réaliste et même abusif de dire que c’est un problème simple à régler.Pourquoi ne pas euthanasier tous les collégiens des banlieue tant qu’à faire.Ces territoires perdus résultent d’un mélange complexe de quartiers à l’abandon, de problématiques sociales, d’inactions politiques et de transformation de la société.Si c’était vraiment si simple tous les gouvernements successifs n’auraient éviter d’affronter la dégradation de la situation scolaire, qui d’ailleurs n’existe pas que dans ces « territoires ».

      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 22 octobre 2018 18:04

        Corrections aux questions :

        "Qu’attend donc le chef de l’État qui est désormais ballotté de crises en crises, de faits divers en faits divers successifs, victime assumée d’événements qui s’imposent à lui et de circonstances qu’il ne maîtrise plus ?

        Qu’attend-t-il ? Que le prochain agresseur d’enseignant agisse en étant muni d’une véritable arme de poing ?« 

        Je ne sais.

        Peut-être est-il en train de méditer sur ce propos de Charles Péguy ?

        « Les crises de l’enseignement ne sont pas des crises de l’enseignement, ce sont des crises de la vie. »

        Peut-être est-il en train de laisser pourrir la situation, une sorte de politique du »chien crevé" au fil de l’eau ?

        Peut-être ne sait-il tout simplement pas quoi faire.

        «  C’est arrivé dans d’autres affaires : le fait n’aurait pas eu lieu s’il n’y avait pas la motivation de le filmer et de diffuser la vidéo sur les réseaux  », a déclaré le ministre de l’Éducation, sur LCI, dimanche 21 octobre au soir, l’école, la République, et les auteurs de ce type de faits, ont quelques circonstances atténuantes.M.Blanquer, paraissant vouloir occulter toute volonté, de la part d’une délinquance qui semble toujours plus violente, d’asservir la République : «  Il n’est pas impossible que toute cette action néfaste ait eu lieu pour être filmée. Le but était peut-être de filmer. On sait que cela peut arriver  ».

        Oui, M. le Ministre ? Et cela se reproduira. Comment se fait-il d’ailleurs que les élèves n’aient pas frappé leur professeur ? Aurions-nous échappé de peu à une mise au point de ces charmants bambins expliquant à leur professeur ce qu’il pensent de l’autorité du Maître ?

        Où, alors, se situe la responsabilité des auteurs ? La justice le dira. Le ministre de l’Éducation nationale, lui, a déjà quelques pistes. « Nos enfants ont de plus en plus souvent accès à des images violentes, à des images pornographiques, à des choses qu’ils ne devraient pas voir  ».

        Vous débarquez de la Lune, M. le Ministre. Entre musique de sous-culture, délinquance de banlieue hallucinées et vidéos pornographiques, il reste peu de place pour écouter les coures d’histoire de Jacques Bainville https://www.youtube.com/watch?v=6PHq4qVwDnE

        Et face à une opposition politique qui crie à la faiblesse de l’État, l’ancien recteur d’académie s’en défend, à nouveau : « On ne peut pas dire que le lien entre l’Éducation et la Justice ne se produit pas. Là, il s’est produit de manière rigoureuse sans aucun laxisme », jure-t-il sur LCI.

        Ceci explique sans doute pourquoi l’intéressé, criminel déjà prometteur, a été laissé en liberté alors qu’il aurait dû comparaître sur citation directe ou être mis en détention provisoire sans discuter avec toute la classe, histoire de rappeler à ces « chances pour la France » que la République n’a que faire de tarés et de voyous.

        Pas de « laxisme  », dans cette affaire, parait-il. Toujours est-il que des faits de violences, commis envers tous types de représentants de l’État, surviennent régulièrement, en plein cœur de la République.

        On aura rêvé.


        • Zolko Zolko 22 octobre 2018 22:55
          @Renaud Bouchard : le président se demande comment il pourrait exploiter l’affaire pour tripatouiller le torse nu du jeune noir.

        • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 22 octobre 2018 23:11
          @Zolko
          Je ne sais pas. Que font les services de « com » ?
          Je les sens plutôt hésitants sur ce coup-ci. Ils savent qu’ils sont à deux doigts de la gaffe et sont devenus prudents. A propos, quelles nouvelles de Théo ?

        • Christian Labrune Christian Labrune 23 octobre 2018 00:12
          Qu’attend-t-il ? Que le prochain agresseur d’enseignant agisse en étant muni d’une véritable arme de poing ?« 
          =====================================
          @Renaud Bouchard

          Il n’attend rien du tout. Il espère seulement que les choses puissent rester en l’état jusqu’à la fin de son mandat. « Encore une minute, monsieur le bourreau ! » C’est la prière que font actuellement tous nos politiciens à des postes de responsabilité lorsqu’ils pensent aux territoires perdus de la République. Plus averti que quiconque de ce qui s’y passe, Collomb a préféré s’esquiver avant la rencontre de l’iceberg fatal. Il est probable qu’il n’en dormait plus la nuit, le pauvre.

        • popov 23 octobre 2018 11:54

          @Christian Labrune

           
          Bonjour
           
          Les rats quittent le navire.

        • velosolex velosolex 23 octobre 2018 12:33

          @Christian Labrune
          Salviano qui était dernièrement invité à la « grande librairie » a jeté un certain froid quand il a refusé de circonscrire l’incendie à Naples et à la camora, disant à peu près que la région parisienne, ou Marseillaise avait le même potentiel de criminalité. Il est plus facile de regarder le crime ailleurs. C’est s’absoudre ainsi de tout problème, et de jouer aux bels esprits quand on habite les beaux quartiers, avec cameras et système de sécurité. 

          -Le déni du problème est la meilleure assurance de l’aggravation de l’état d’un patient ou d’un état, ou même d’une civilisation. Ce qui a été à un moment une solution, l’ouverture des frontières avec la croyance naïve aux vertus du « village people », ressemblant à un album de « Martine à l’exposition universelle » nous revient en pleine gueule. 
          -Nos valeurs sont relatives, non universelles, contrairement à l’attrait des grandes marques, qui ont pris la place dans la tête de beaucoup d’ados, aux slogans politiques mobilisateurs. Il ne suffit pas de faire un catalogue des droits de l’homme pour mettre au garde à vous la planète, quant on ouvre le poulailler pour y laisser circuler le renard, sous prétexte du droit des déplacements des individus.
          -La violence en milieu scolaire est effectivement sidérante dans certains quartiers. Mais c’est la même qu’on voit à l’hôpital, ou que rencontre le samu, les pompiers, des gens travaillant normalement dans l’aide. ...Dans ces milieux, l’écho rencontré par des affaires similaires est totalement étouffé, contrairement au milieu de l’éducation nationale, où des artifices de tabous rendent encore compte des passages à l’acte liés à la violence , mais sans s’interroger souvent sur l’origine de celle ci.
           -La fabrique des monstres sur fond d’inculture crasse, est centrifugée par l’économie, laissant sur le carreau des gens qu’il devient impossible d’intégrer, le travail et ses codes ne faisant plus son office.
          - D’autre part les médias, pas tous, portent eux aussi une part écrasante de la responsabilité de la violence, voir sa potentialisation. Cela commence quand on suit les dérives gouvernementales, et qu’on appelle « incivilité » un passage à tabac. 
          Elle se poursuit quand on transforme en tête de gondole deux rappeurs se bastonnant dans un aéroport. Les smartphones sont devenus eux aussi un outil de crime,et des armes par destination. 
          Faire donc « le buzz » comme on dit...Tweets ravageurs et débiles en disant plus sur ceux qui les émettent qu’à ceux à qui ils sont destinés. 
          Ne parlons pas d’une civilisation incapable maintenant de définir des codes, des représentations, des modèles d’identifications, bousculant même les plus anciens, qu’on pensait inamovible, et renvoyés à des individus absolument pas structurés à minima. 
          Tout s’accorde pour l’augmentation abyssale de la catastrophe. L’inondation n’est pas seulement climatique. 

        • velosolex velosolex 23 octobre 2018 14:18

          @Cadoudal
          Vous l’avez compris, vous n’êtes pas un de ceux qui compte pour moi, quand à la pertinence des avis. 

          Il m’arrive pourtant de rebondir sur ce genre de propos et de tutoiement, le même précisément que les nazis employaient. 
          . Pour le mot « nazi », qui vous dérange incontestablement , il fait sens, surtout en ces temps barbares, et ces crétins amateurs de raccourcis. 
          C ’est ce qu’on peut appeler « l’effet du fou » pour affirmer davantage de ce qu’on pense.
           Il dévoile l’esprit du temps. Stupide, sortant même des références pèle mêle qui le déverse, tant il lit les choses en diagonale, ne comprenant même pas les tenants et les aboutissants. 
          Il faut donc faire l’éloge parfois des imbéciles et des bas du front !

        • troletbuse troletbuse 22 octobre 2018 18:17

          Normalement, ce gars aurait du subir un bon bourrage de gueule mais aujourd’hui, une simple remontrance peut vous envoyer au tribunal.


          • troletbuse troletbuse 22 octobre 2018 18:42

            Donc ce garçon allait tous les jours au collège avec une arme. Probablement pour tuer le temps.


            • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 22 octobre 2018 18:51
              @troletbuse
              Bonsoir.

              « Donc ce garçon allait tous les jours au collège avec une arme, écrivez-vous. Probablement pour tuer le temps »

              Exact.

              Les collèges sont devenus des lieux dangereux, mal fréquentés. On y croise des gens armés. On n’est jamais trop prudent, comme chacun sait.

              Quant ç ce jeune homme promis à un brillant avenir, peut-être découvrira-t-il cette citation de Cioran qu’il méditera à ses heures perdues ?

              « Ma mission est de tuer le temps et la sienne de me tuer à son tour. On est tout à fait l’aise entre assassins. »

              Bien à vous, Renaud Bouchard

            • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 22 octobre 2018 19:29
              C’est l’aboutissement d’un processus qui a commencé depuis bien longtemps. L’école n’est plus considérée comme un lieu de savoir et de promotion grâce au mérite, ce qui faisait consensus naguère, mais comme un supermarché qui doit donner le droit au diplôme, quel que soit le niveau de l’élève. Cette mentalité a complètement anéanti l’autorité des enseignants, ravalés au rang de serviteurs.

              Le laxisme répété de l’institution devant les incivilités et le communautarisme musulman, avec notamment l’affaire du voile, a été correctement interprété comme de la lâcheté par les élèves qui ont compris qu’ils pouvaient tout se permettre sans être inquiété autrement que par une remontrance. La plupart du temps, ils ne sont même pas renvoyés et ce sont les victimes de racket ou de viol qui doivent changer d’établissement.

              On ne récolte que ce que l’on sème.

              • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 22 octobre 2018 20:15
                @Gilles Mérivac

                Bonsoir Gilles et merci pour votre visite comme pour votre commentaire.

                Vous écrivez, je vous cite :"C’est l’aboutissement d’un processus qui a commencé depuis bien longtemps. L’école n’est plus considérée comme un lieu de savoir et de promotion grâce au mérite, ce qui faisait consensus naguère, mais comme un supermarché qui doit donner le droit au diplôme, quel que soit le niveau de l’élève. Cette mentalité a complètement anéanti l’autorité des enseignants, ravalés au rang de serviteurs.

                /Exact. Enseignants comme élèves ont pour beaucoup saisi l’occasion de discuter, penser, dégrader un système d’autorité et d’éducation dont ils ne voulaient plus entendre parler et qui était celui d’une sélection des meilleurs éléments, d’une aide apportée à ceux qui pouvaient rencontrer quelques difficultés temporaires ou d’orientation, et d’une élimination de ceux qui n’avaient pas le niveau pour mener à bien et correctement un cursus scolaire, y compris dans les études supérieures.
                Interdiction de « doubler » une classe, disparition de l’examen d’entrée en classe de Sixième, disparition du Certificat d’Etudes Primaires etc. autant de paliers destinés à vérifier l’acquisition de connaissances fondamentales qui se résumaient à tout autre chose que savoir lire, écrire et compter et qui pouvaient augurer d’un enseignement scolaire fluide.
                Qu’on le veuille ou non, il faudra y revenir, avec notamment un corps professoral disposant lui aussi d’un niveau intellectuel solide, de capacités d’expression irréprochables et surtout d’une mentalité libérée des toxines politiques d’une « gauche » délétère. J’ai souvenir - un souvenir lumineux - d’instituteurs dont j’ai compris plus tard qu’ils étaient des piliers de la laïcité mais qui étaient avant tout des gens dévoués corps et âme à un enseignement républicain imprégné de connaissances réelles et d’intégrité intellectuelle irréprochable. Bien habillés, respectueux de leurs élèves et respectés, ils étaient des Enseignants conscients et fiers autant de leurs valeurs personnelles, professionnelles que de celles qu’ils transmettaient.

                "Le laxisme répété de l’institution devant les incivilités et le communautarisme musulman, poursuivez-vous, avec notamment l’affaire du voile, a été correctement interprété comme de la lâcheté par les élèves qui ont compris qu’ils pouvaient tout se permettre sans être inquiété autrement que par une remontrance. La plupart du temps, ils ne sont même pas renvoyés et ce sont les victimes de racket ou de viol qui doivent changer d’établissement.On ne récolte que ce que l’on sème.« 

                //L’intégration et le vivre-ensemble, comme toutes ces fadaises qui n’ont été vécues que comme des manifestations de faiblesse et de capitulation pourraient être utilement renvoyées dans le n »ant d’où elles n’auraient jamais dû sortir. Populations inintégrables, psychorigides, perdues dans une religion médiévale qu’elles ne connaissent même pas et qui est en tout état de cause radicalement incompatible avec nos traditions, nos modes de pensée, notre civilisation, tous ces gens se réfugient dans un communautarisme qui n’aura engendré que des désordres politiques, économiques et sociaux auxquels qu’il convient désormais de mettre un terme sans perdre de temps à discuter. La greffe n’a pas pris. Elle ne pouvait pas prendre. Au plaisir que nous aurons eu d’accueillir des éléments allogènes qui ne se donnent même plus la peine désormais de respecter le pays qui les aura protégés, soignés, éduqués, et qui se conduisent désormais en territoire conquis, nous rajouterons le plaisir de les raccompagner.

                L’exemple de ce pauvre petit criminel au cerveau de minus habens qui n’a même pas été capable de mesurer la portée de son geste, au même titre que ses comparses qui ont filmé les menaces et les ont diffusées sur les réseaux sociaux, est un échec qui ne mérite rien d’autre qu’un arrêt complet des machines.

                A quand la balle dans la tête tirée à bout portant et la vidéo du professeur assassiné sous les cris de joie des Bandar-Log, les congénères des copains invités à la fête de la Musique (!) sur le perron de l’Elysée ?

                Bien à vous,
                Renaud Bouchard


              • Christian Labrune Christian Labrune 23 octobre 2018 15:49
                Interdiction de « doubler » une classe, disparition de l’examen d’entrée en classe de Sixième, disparition du Certificat d’Etudes Primaires etc. autant de paliers destinés à vérifier l’acquisition de connaissances fondamentales qui se résumaient à tout autre chose que savoir lire, écrire et compter et qui pouvaient augurer d’un enseignement scolaire fluide.
                ==========================================
                @Renaud Bouchard

                On insiste toujours, à juste titre, sur le principe de la séparation des pouvoirs dans une démocratie. On ne dicte pas aux magistrats, en principe, et selon les exigences contingentes du politique, les jugements qu’ils doivent rendre, lesquels ne découlent que de la juste interprétation du droit. Le même principe devrait évidemment s’appliquer aussi lorsqu’il s’agit de l’instruction publique et des examens. Evaluer le niveau de culture des élèves, décider s’ils sont capables ou non de passer dans la classe supérieure ou s’ils ont bien les connaissances qui permettent l’obtention d’un diplôme, c’est évidemment la prérogative incontestable des seuls professeurs.

                Or, c’est le ministre Chevènement, au retour d’un bref séjour au Japon, qui aura arbitrairement décidé que 80% d’une classe d’âge devait pouvoir accéder au « niveau du bac ». Pourquoi seulement 80% et pas 100% ? Pourquoi accepter le sacrifice de 20% d’une classe d’âge et consentir à une telle inégalité ? Pendant qu’il y était, il aurait pu tout aussi bien imposer l’idée que les hommes naissent libres et égaux en droit, et bacheliers.

                Bref, c’’était idiot ; c’était présupposer que la divine Pédagogie servie par des thaumaturges du genre Meirieu, était capable de faire des miracles. Certes, l’objectif aujourd’hui est à peu près atteint quand on regarde les statistiques en fin d’année scolaire, mais le bac ne vaut plus rien, ne garantit plus aucun niveau de culture. Le tonnelier Barthas, qui a raconté son expérience de la guerre après 1918, muni d’un simple certificat d’études, était plus capable d’écrire correctement - et même avec un certain talent -, et donc de penser intelligemment, que bien des étudiants égarés aujourd’hui dans nos universités.

                Si on renonce à la sélection, il n’y a plus d’enseignement possible, et l’émulation ne tarde pas à s’inverser. Un jour, dans la banlieue, à un élève qui divertissait les autres, j’avais dit : « mais arrêtez donc de faire le bouffon ! ». A la fin du cours, livide, il était venu me voir : « Pourquoi que vous m’avez insulté ? » - Vous aurais-je insulté ? - Vous m’avez traité de « bouffon ! ». Ce jour-là j’ai appris que dans les banlieues le « bouffon » n’était pas l’aimable plaisantin qui divertit ses camarades, mais un ignoble et méprisable lèche-cul, lequel s’efforce, en travaillant et en faisant des efforts, de donner satisfaction à ses professeurs. Le véritable héros de l’école d’aujourd’hui, c’est probablement celui qui incendiera un établissement scolaire.

                « Quand j’entends le mot culture je sors mon révolver ». On prête à des nazis (son origine est controversée) cette phrase abominable. Il me semble qu’elle vient , cette fois, d’être illustrée avec la plus parfaite exactitude.


              • Zolko Zolko 22 octobre 2018 22:53

                @ Renaud Bouchard : on vous sent très en colère, limite vénère. Je vous comprends, j’ai eu le même sentiment en voyant la vidéo.


                • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 22 octobre 2018 23:33
                  @Zolko

                  Aucun énervement.

                  Réaction froide.

                  J’hésite entre Judge Dred .


                  et


                  Ce genre d’histoire ne deviendrait plus qu’un désagréable souvenir avec moi.
                  Il y aurait de ma part une sorte de...reprise en main assez rapide et certainement efficace qui permettrait aux intéressés de comprendre de manière assez rapide que leur avenir serait ailleurs qu’en France, sauf à se conformer au respect de relations harmonieuses dans les cités, les écoles, le pays.


                  Bien à vous.



                • Zolko Zolko 23 octobre 2018 00:16
                  @Renaud Bouchard : moi aussi j’ai une video pour vous :
                   
                   
                  c’est une expérience menée par John Calhoun sur des souris : il les a mis dans un enclos fermé, avec de la nourriture et de l’aération pour tous. Résultat : après un accroissement exponentiel de la population, les souris se sont mises à devenir agressives, puis indifférentes, et la population a finalement dépéri.
                   
                  Notre société est dans cette phase : nous sommes trop nombreux sur terre, et beaucoup de gens ne trouvent pas leur place dans la société. En fait, ils n’en ont pas, ils ne servent strictement à rien, si ils disparaissaient personne ne s’en apercevrait, et ils le savent. Alors ils se créent une place dans cette société, par la négative, par la destruction. Un peu comme le meurtrier de John Lennon.

                  Malheureusement, nous ne voyons pas un dérèglement social, mais un phénomène biologique.

                • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 23 octobre 2018 10:19
                  @Cadoudal

                  Dans les années Cinquante, au Royaume-Uni, ces gens auraient été pendus.
                  On aurait même perdu le souvenir de leur existence de criminels.


                • Christian Labrune Christian Labrune 22 octobre 2018 23:45
                  J’ai enseigné douze ans dans l’un des pires lycées de la banlieue parisienne, jusqu’en 2001 - ou 2002 (je ne sais même plus, mais peu importe).

                  J’ai vu la vidéo. C’est atroce, mais par rapport à ce que j’ai pu connaître, ce n’est vraiment pas grand chose : le SAMU n’aura même pas eu à se déplacer.

                  Si je commençais à raconter ce que j’ai pu voir, j’y serais encore demain matin, mais cela me dégoûte tellement que je préfère n’y plus penser. Tout ce que je sais, c’est que l’explosion ne tardera plus guère ; elle est inévitable .

                  J’ai pris ma retraite en janvier 2008, le jour de mes soixante ans. Le rectorat m’avait pressé d’attendre la fin de l’année scolaire, parce que, sur le plan administratif, ça simplifiait beaucoup les choses - et j’y aurais gagné un dernier échelon pour ma retraite ! Mais c’était non. Après mon dernier cours, je me souviens qu’en passant dans la salle des profs, j’ai jeté dans une corbeille tout ce que contenait mon casier, arraché l’étiquette qui portait mon nom, et ensuite, sans autre cérémonie, j’ai traversé les couloirs en courant, aussi vite que je le pouvais, et j’ai couru ainsi, très ostensiblement pour que cela se sache, jusqu’à la station du métro.

                  La destruction du système d’instruction publique, je l’ai souvent dit et je le redis une fois encore, aura été l’oeuvre des enseignants eux-mêmes. On ne leur a jamais mis le couteau sous la gorge pour les obliger à mettre en oeuvre les « réformes » imbéciles qui devaient tout détruire. Ils les auront appliquées, dans leur immense majorité, avec une complaisance vraiment dégoûtante, et souvent même avec empressement. Ce qui s’observe aujourd’hui était prévisible.

                  • jakem jakem 23 octobre 2018 08:45

                    @Christian Labrune

                    A propos de l’incohérence, de l’idiotie, de certains enseignants, sans doute la majorité à une certaine époque.

                    Il-y-a longtemps, j’habitais Metz, et j’avais fait la connaissance de deux instits par l’intermédiaire d’un copain.

                    Au cours d’une conversation ils ont dit, sérieusement, que « Chevènement est un facho » parce qu’il avait affirmé que le but premier de l’école était d’apprendre à lire, à écrire et à compter.

                    Par la suite j’ai eu l’occasion d’entendre des idioties identiques par d’autres « éducateurs ».
                    Du genre « s’ils n’étaient pas là ( les fauteurs de trouble ) on s’ennuierait » , à propos de quelques « arrivés invités par regroupement » : « pas de sanctions ! après tout ce qu’on leur a fait ! ».

                    Et j’ai eu l’occasion de voir des cahiers si mal tenus que je pensais que c’était des brouillons.

                    Et aussi des classeurs, grand format pour des gosses de 7 ou 8 ans, avec plein de photocopies dont l’instit n’avait mm pas coupé les bords noircis et vers le bas les phrases n’étaient pas alignées. Des négligences venant de l’instit elle-même ; inadmissible !

                    Je crois que les responsables des années 80 ont organisé un laisser-faire et un laxisme systématique sous prétexte de ne pas entraver l’épanouissement personnel mais ils ne se sont pas démenés pour imaginer des programmes d’intégration et d’adaptation à notre culture pour les immigrés garés ds les tours et barres qui sont devenues assez vite des taudis.



                  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 23 octobre 2018 10:15
                    @Christian Labrune

                    @Jakem

                    Bonjour et merci pour vos commentaires qui relatent des faits incontestables.

                    Le désastre d’une partie de cet enseignement public qui se réclamait de deux beaux noms (Instruction publique et Éducation nationale) est dramatique. Il est imputable à une partie d’un corps enseignant et d’une administration dont certains zélateurs (pédagogistes comme Philippe Meirieu) ont sciemment et scientifiquement détruit un système éducatif en laissant se répandre les métastases d’un paléo-gauchisme mortifère dont on voit aujourd’hui le résultat avec des élèves à la dérive et des enseignants épuisés et écœurés par un métier qu’ils ont pourtant beaucoup aimé.

                    On lira avec intérêt deux approches : celle de Philippe Meirieu :


                    ...et celle de Jean-Claude Brighelli qui, on l’aura compris, a toute ma préférence :


                    Pour autant la racine du mal est facile à trouver. Elle est sous nos yeux avec un tissu social et des populations inassimilables et dont la place n’est pas en France.

                    Sauf erreur de ma part, je n’ai pas été informé de comportements irrévérencieux, d’infractions disciplinaires et de comportements criminels commis par des élèves d’origine asiatique à l’encontre de leurs professeurs.

                    Imagine-t-on en Russie ou en Chine un élève menacer son professeur avec une arme, factice ou non, pour lui intimer l’ordre de l’inscrire sur une fiche de présence, entouré d’une bande de Bandar-Log en train de filmer la scène et de la diffuser sur VKontakte ou Baidu ?

                    La réaction politique du tandem Macron-Blanquer est intéressante.car elle traduit une perte du sens des réalités : ils ne savent plus quoi faire alors que la solution est devant eux


                    Le ministre de l’Education a d’autant plus fermement réagi à la vidéo de Créteil que le climat s’est fortement dégradé dans le corps enseignant.

                    Pour un peu, ce serait lui le vrai ministre de l’Intérieur. Jean-Michel Blanquer, qui réagit au braquage d’une enseignante par son élève avant même Christophe Castaner, son collègue de Beauvau. Jean-Michel Blanquer, d’autant plus prompt à brandir la règle de fer, qu’il sait le corps enseignant en proie au malaise. Sanction, déplacement sur le terrain, réflexion sur la « responsabilisation des parents », vite réagir pour vite se poser en « ministre des professeurs » (dans « Le Parisien »). Car la vague monte.

                    De manière visible avec #pasdevague justement, ce hashtag ironique - et terrible -, né dans la foulée de la vidéo de Créteil. Le ministre réagit-il à l’incident parce qu’il a été filmé et a fait fureur sur les réseaux sociaux ? Des centaines de professeurs dénoncent en tout cas sur Twitter l’omerta qu’ils subissent face aux violences du quotidien. On encaisse, on ne sanctionne pas, on en parle encore moins : ni leur hiérarchie, ni l’institution ne le permettent, témoignent-ils.

                    « Pas le pas de vague »

                    C’est la première fois qu’une vague atteint directement le ministre modèle. « Ma philosophie n’est pas le pas de vague », tente-t-il de déminer. Jusqu’à présent, sa façon bien à lui de multiplier les chantiers et de prendre l’opinion à témoin sans passer par la case syndicats l’ont protégé. Mais au fil des mois, les sujets d’inquiétude se sont accumulés. Le fameux « malaise enseignant » s’est réinstallé.

                    Lorsque Jean-Paul Delevoye présente sur RTL, début octobre, les premiers arbitrages sur la réforme des retraites, les échanges sont particulièrement vifs avec les auditeurs enseignants. Ils viennent de comprendre qu’ils risquent d’en être les perdants. Leur pension sera désormais calculée sur l’ensemble de leur carrière et non plus seulement les six derniers mois, et à l’inverse d’autres fonctionnaires, ils ne bénéficient pas des primes de certains corps susceptibles d’être réintégrées dans leurs salaires.

                    Si l’on additionne l’inquiétude sur les retraites, la baisse des effectifs - centrée sur le secondaire -, la réforme du lycée avec la réécriture des programmes et un pouvoir d’achat à peine dopé par les heures supplémentaires, on obtient cette équation traditionnellement synonyme de tension sociale. A moins que ne se tienne au sommet un ministre qui sache désamorcer la crise, au-delà de la com dictée par une vidéo virale.

                    Cécile Cornudet
                    Sur le même sujet

                  • Olivier Perriet Olivier Perriet 23 octobre 2018 10:24

                    @Christian Labrune
                    La destruction du système d’instruction publique, je l’ai souvent dit et je le redis une fois encore, aura été l’oeuvre des enseignants eux-mêmes.

                    Parole d’or, celle d’un ancien enseignant. J’aimerais pas être à votre place


                  • Christian Labrune Christian Labrune 23 octobre 2018 12:19
                    @jakem

                    Une simple petite anecdote, mais très révélatrice.

                    Je ne sais plus quand les « pédagogues » du ministère ont inventé les TPE (Travaux personnels encadrés). Il était déjà possible, en parcourant le WEB, de trouver des informations à peu près sur tout. Il s’agissait donc, en général, de mettre les élèves en face d’écrans et de les inciter à copier et coller tout ce qu’ils pourraient trouver pour en faire une bouillie « personnelle ». Premier avantage : des élèves qui « bavardent » avec leur machine ne bavardent pas entre eux, la classe est donc tout à fait calme et le rôle du professeur se limite à passer entre les tables, à répondre à voix basse à quelque « apprenant » confronté à une difficulté technique. C’est infiniment plus reposant que le cours magistral ! La plupart des collègues avaient quand même, immédiatement, très bien compris l’absurdité de cette invention « pédagogique », et l’indignation avait été la première réaction.

                    Je me suis trouvé un jour à une réunion de type syndical dans les sous-sols de la Bourse du Travail. Un parfait imbécile y a développé le « raisonnement » suivant : comment peut-on dire, a priori, que cette nouvelle disposition pédagogique est mauvaises si on ne l’a pas expérimentée ? Il fallait donc organiser des TPE, « pour voir ». Beaucoup ont immédiatement approuvé, avec une sorte de lâche soulagement, ce très sage pragmatisme, ce refus de toute mauvaise foi doctrinaire. C’était la première fois que j’entendais ça, mais la même conversion était probablement en train, déjà, de s’opérer à peu près partout.

                    L’année suivante, beaucoup de collègues d’abord hostiles, avaient partout, « pour voir », organisé des TPE. Eh bien, ils n’en étaient pas si mécontents. Un « bon prof », un vrai pédagogue, c’est quelqu’un qui connaît son métier et qui ne saurait échouer, quoi qu’il entreprenne ; il fallait donc absolument que leur expérience eût été couronnée de succès. De fait, Ils voyaient désormais à cette réforme bien des avantages ; sans doute ceux que j’évoquais plus haut, concernant leur tranquillité, dont ils parlaient peu ; mais surtout, ils avaient bien vu que cela donnait aux élèves une capacité à « construire leur savoir de manière autonome » ; ceux-ci apprenaient ainsi à apprendre, à s’adapter aux nouvelles sources d’information numérisées. Bref, pour rendre compte de leur expérimentation, ils n’avaient plus qu’à réciter servilement le credo de la doxa pedagogiste.

                    En misant sur la bêtise et la paresse du plus grand nombre, c’est-à-dire sur la corruption, un ministre de l’éducation nationale, en France, est à peu près toujours sûr, à cour terme, de parvenir à ses fins. « Le niveau monte », répètera-t-on durant des années, jusqu’à ce qu’on soit bien forcé de constater, comme c’est le cas désormais, et malgré l’augmentation spectaculaire du nombre des bacheliers - souvent illettrés ! - qu’on est tout au fond de l’abysse.

                  • Christian Labrune Christian Labrune 23 octobre 2018 12:48
                    Sauf erreur de ma part, je n’ai pas été informé de comportements irrévérencieux, d’infractions disciplinaires et de comportements criminels commis par des élèves d’origine asiatique à l’encontre de leurs professeurs.
                    ==================================
                    @Renaud Bouchard

                    L’année où j’ai pris ma retraite, j’avais une classe de première S composée à plus d’un tiers d’élèves dont les familles étaient originaires d’extrême Orient et dans lesquelles, vraisemblablement, on ne parlait jamais le français, et ces malheureux, qui réussissaient très bien dans les disciplines scientifiques, rencontraient les pires difficultés lorsqu’il fallait rédiger une dissertation. J’avais très vite compris qu’ils ne pouvaient à peu près rien comprendre à ce que j’’expliquais en classe et qui devrait être pour eux ce que nous appellerions, nous, « du chinois ».

                    Eh bien, ils écoutaient quand même, s’efforçant de faire bonne figure, et sans témoigner la moindre impatience. Je ne m’inquiète pas trop de ce qu’ils deviendront . On leur aura « donné » le bac, comme à tout le monde, mais ils feront tout ce qu’ils pourront pour devenir plus français que nous ne le sommes.

                    Quand il y a eu ce meurtre d’un Chinois à Aubervilliers, j’ai manifesté aussi de la République à la Bastille. J’ai vu s’agiter là des milliers de petits drapeaux tricolores, et ces « Chinois » (ils ne le sont pas tous) , pendant deux heures, auront hurlé à s’en faire crever les poumons la devise de la République. Un tel nationalisme, nous ne l’oserions plus. Mais eux ont choisi, fuyant des totalitarismes, de devenir les citoyens d’une France qui, malheureusement, n’existe peut-être plus, déjà, que dans leur rêve.

                  • jakem jakem 23 octobre 2018 15:44

                    @Christian Labrune

                    En somme ils ne faisaient pas un travail d’enseignants pédagogues mais d’assistants aux élèves.
                     Alors que l’enseignement consiste à faire acquérir et comprendre des choses nouvelles par la parole et l’illustration et la participation active, centrée sur le thème étudié, de l’élève.

                    Proverbe chinois : on ne fait pas pousser une fleur en tirant dessus. 
                    Il ne faut pas non plus la laisser dessécher ni l’arroser trop ni l’abreuver de lisier.

                    Une de mes amies est encore instit, enfin PE, dans un endroit désagréable. Elle attend sa retraite et elle a repris du Nutella car ça sera dans deux ans.

                    J’en ai appris, des choses !

                  • Christian Labrune Christian Labrune 23 octobre 2018 17:06
                    En somme ils ne faisaient pas un travail d’enseignants pédagogues mais d’assistants aux élèves.
                    ...............................................
                    @jakem
                    Des cours « magistraux », devant de bonnes classes, c’est très agréable et formateur pour les élèves ; quand ils paraissent surpris d’entendre la sonnerie à la fin de l’heure, on peut se dire qu’on n’a pas perdu son temps, mais après trois ou quatre heures dans la même journée, c’est un peu fatigant. Ca l’est beaucoup plus encore quand une moitié de la classe, et quelquefois plus, est incapable de fixer son attention, ce qui est devenu le cas le plus fréquent dès la fin des années 80. C’est pour cette raison que le corps enseignant, au lieu d’exiger que, par le fait d’une sélection appropriée, le travail reste possible, a fini par maudire, bêtement, le cours magistral, et à accueillir très favorablement les dispositions imbéciles qui permettaient, dans une classe, de se contenter d’être là, d’errer de table en table sans avoir à parler tout le temps. Quand j’ai commencé à enseigner, quelques années après 68, les « pédagogues » s’enthousiasmaient déjà pour ce qu’ils appelaient le « travail indépendant », c’est-à-dire le moyen de perdre collectivement son temps durant une heure sans trop se fatiguer.

                    Plus tard, pour être à même de remettre à niveau les élèves « en difficulté », on aura imposé vers 2002 ou 2003 un enseignement plus « individualisé » : une heure avec les plus faibles, lesquels percevaient cela comme une sorte de brimade. M’sieur, j’avais 6/20 au premier devoir, et là, j’ai eu 8/20. Est-ce que c’est encore nécessaire que je vienne ? En revanche, je garde le souvenir d’un élève de seconde qui, dès le début de l’année, et avant toute évaluation, était venu me voir : il était volontaire pour des cours de rattrapage parce que la dissertation, vraiment, l’inquiétait beaucoup, il avait peur de n’y rien comprendre. Il apparut quand même à la fin du trimestre qu’il était le meilleur dans la plupart des disciplines - y compris en français -, et il allait mériter les félicitations du conseil de classe jusqu’à la fin de l’année !

                  • zygzornifle zygzornifle 23 octobre 2018 08:29

                    Tout un avenir s’ouvre a lui , il pourrait devenir responsable de la sécurité a l’Élysée ce jeune « chance pour la France » , la place de Benalla est toujours vacante , Macron comptait sur son pote de selfie Antillais mais comme il s’est fait gauler par les pandores en traversant la rue pour braquer c’est un peu compromis pour lui . 


                    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 23 octobre 2018 09:42
                      @zygzornifle

                      L’avenir de ce jeune homme est tout tracé.

                      Sauf à ce qu’un véritable magistrat lui explique - lors de l’audience où il comparaîtra peut-être pour répondre des faits qui lui sont reprochés-, pour quelles raisons il va être jugé et condamné, il ne comprendra rien au film.

                      Explications, psychologisation, réinsertion, excuses du tribunal, réprobation du professeur etc.

                      Tout cela n’est que peine perdue et « pognon de dingue » dépensé pour des gens qui traînent leur mal-être et auront été incapables de saisir la chance extraordinaire que leur offrait la République en leur permettant d’accéder gratuitement à l’éducation, malgré le dévouement réel de leurs enseignants qui y auront usé leur vie et leur santé tant physique que mentale.

                      Assez de discours compassionnel pour tous ces propres à rien dont les comportements sont amplement connus.

                      Le Wakanda n’est qu’une fiction cinématographique, quoique...


                      La réalité est au Collège de Créteil avec ce malheureux professeur dont le calme ou l’épuisement expliquent peut-être son comportement devant la menace dont elle est l’objet.

                      La réalité est ici.

                      Exemples :

                      Synopsis du film « Entre les murs » (2008) : "François est un jeune professeur de français dans un collège difficile. Il n’hésite pas à affronter Esmeralda, Souleymane, Khoumba et les autres dans de stimulantes joutes verbales, comme si la langue elle-même était un véritable enjeu. Mais l’apprentissage de la démocratie peut parfois comporter de vrais risques"

                      Pour le néophyte, l’entrée en matière vaut le coup d’œil :


                      Synopsis du film « Madame Hyde » (2016) ; "Une timide professeur de physique dans un lycée de banlieue est méprisée par ses élèves. Un jour, elle est foudroyée pendant une expérience dans son laboratoire et sent en elle une énergie nouvelle, mystérieuse et dangereuse...« 

                      Un coup d’œil là encore sur ces »chances pour la France".


                      Du balai...

                    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 23 octobre 2018 10:55
                      Aux lecteurs.

                      Pour mémoire :

                      Ju(d)ge Dredd :



                      Battle Royale :


                      • Désintox Désintox 23 octobre 2018 13:23

                        Surinterprétation


                        • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 23 octobre 2018 15:34
                          @Désintox

                          Surinterprétation ?

                          Non pas.

                          A moins que nous ne parlions de choses différentes ou que je n’aie pas saisi ce que vous souhaitez évoquer.

                          Flaubert : « Voulez-vous ne pas vous tromper ? Tenez pour fausses toutes les idées chères à votre temps. »

                          Si ce que l’on vous propose vous donne un sentiment d’étrangeté, alors il y a de bonnes chances que cela soit sérieux sur le fond.

                          A moins encore que vous n’évoquiez le concept d’Überdeutung., la surinterpétation au sens qu’en donne Sigmund lorsqu’il  parle de surinterprétation "dans tous les cas où une interprétation nouvelle peut venir s’ajouter à une interprétation qui a déjà sa cohérence et sa valeur propres ; mais le recours à l’idée de surinterprétation apparaît dans des contextes assez différents. La surinterprétation trouve sa raison dans la superposition des couches de significations"


                          Bien à vous,
                          Renaud Bouchard

                        • Michael Gulaputih Michael Gulaputih 23 octobre 2018 14:53

                          @Tous


                          De la plupart des commentaires il ressort indubitablement une nostalgie républicaine certaine des années 50-60. Thomas Piketty nous déclare nettement que la tolérance de la classe dirigeante (à ne pas confondre avec nos politicards) à l’égard de la classe moyenne tenait au fait qu’elle devait la ménager après la guerre afin de reconstruire le pays et aussi à affronter l’ennemi durant la guerre froide.

                          Depuis 1990 elle n’en a plus besoin du tout. Alors pourquoi s’embarrasser de toute cette structure héritée de la fin de la WW2 (sécu, SNCF, retraite, enseignement...) qui profite justement à cette classe moyenne et qui coûte un bras à nos dirigeants. Nous ne sommes plus que des parasites pour eux. Ne comptez pas sur ces dirigeants pour que la situation s’améliore ou même (rêvons un peu) se renverse. Et préparez-vous à des lendemains encore pire...

                          En me relisant je vois que j’exsude l’optimiste par toutes les pores... smiley

                          • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 23 octobre 2018 15:25
                            @Michael Gulaputih

                            Bonjour et merci tant pour votre visite que pour votre analyse.

                            Soyez rassuré ! Vous n’exsuder que du réalisme.

                            Comme le disait le peintre Francis Picabia (citation qui lui est attribuée...) :« L’optimiste pense qu’une nuit est entourée de deux jours, le pessimiste qu’un jour est entouré de deux nuits. »

                            La faute au monde d’en haut qui, enivré par la nouvelle économie, a relégué aux marges de la société les catégories sociales qui en étaient le référent culturel, diagnostique le géographe français Christophe Guilluy.

                            Pour en sortir, il faut retrouver un bien commun.Ouvrage intéressant qui vient compléter les constats déjà effectués par des auteurs et analystes tels que Michéa, Gauchet, Goodhart, Vance ou DebrayNo Society.

                            La fin de la classe moyenne occidentale, Christophe Guilluy
                            Éd. Flammarion,

                            Il n’ y a que quelques esprits qui ne veulent pas voir la réalité pour continuer de s’enfermer dans le déni.


                            Ceci dit, rien n’interdit de vouloir reconstruire le plus rapidement possible les classes dites moyennes en empêchant qu’elles ne disparaissent complètement...

                            Il devrait y avoir un sursaut.

                            Bien à vous, Renaud Bouchard

                          • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 23 octobre 2018 17:32
                            @Michael Gulaputih

                            Correction.
                            @Michael Gulaputih

                            Bonjour et merci tant pour votre visite que pour votre analyse.

                            Soyez rassuré ! Vous n’exsudez que du réalisme.

                            Comme le disait le peintre Francis Picabia (citation qui lui est attribuée...) :« L’optimiste pense qu’une nuit est entourée de deux jours, le pessimiste qu’un jour est entouré de deux nuits. »

                            La faute au monde d’en haut qui, enivré par la nouvelle économie, a relégué aux marges de la société les catégories sociales qui en étaient le référent culturel, diagnostique le géographe français Christophe Guilluy.

                            Pour en sortir, il faut retrouver un bien commun.Ouvrage intéressant qui vient compléter les constats déjà effectués par des auteurs et analystes tels que Michéa, Gauchet, Goodhart, Vance ou DebrayNo Society.

                            La fin de la classe moyenne occidentale, Christophe Guilluy
                            Éd. Flammarion,

                            Il n’ y a que quelques esprits qui ne veulent pas voir la réalité pour continuer de s’enfermer dans le déni.


                            Ceci dit, rien n’interdit de vouloir reconstruire le plus rapidement possible les classes dites moyennes en empêchant qu’elles ne disparaissent complètement...

                            Il devrait y avoir un sursaut.

                            Bien à vous, Renaud Bouchard

                          • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 23 octobre 2018 19:02

                            Aux lecteurs.« Solder une embrouille ».

                            Marseille : tentative d’intrusion armée dans un lycée
                            • Le Figaro.fr avec AFP
                            • Mis à jour le 23/10/2018 à 16:43
                            • Publié le 23/10/2018 à 15:08

                            "Une enquête a été ouverte après la tentative d’intrusion dans un lycée des quartiers nord de Marseille d’un jeune homme brandissant une arme de poing, le 15 octobre, a indiqué aujourd’hui une source policière confirmant une information transmise à l’AFP par un professeur sous le sceau de l’anonymat. L’enquête, confiée à la division nord de la sûreté urbaine, a été initiée le 16 octobre, après la plainte déposée par le lycée, a précisé à l’AFP le porte-parole de la Direction de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône.

                            Les faits se sont déroulés le lundi 15 octobre, vers 15h30, au lycée professionnel La Calade, dans le 15e arrondissement de la cité phocéenne, a témoigné auprès de l’AFP l’un des professeurs de l’établissement, qui a pu visionner les images des caméras de surveillance. Devant le lycée, un jeune homme dont l’âge n’est pas déterminé, pointe son arme vers un lycéen qui vient de sortir de cours et rebrousse chemin pour tenter de se réfugier dans le bâtiment. L’adolescent de 17 ans réussit à se mettre l’abri alors que son poursuivant reste bloqué dans le sas d’entrée, sans pouvoir pénétrer à l’intérieur du lycée. Il repart et prend la fuite.

                             » LIRE AUSSI - Violences à l’école : le témoignage choc d’une enseignante

                            Le professeur à l’origine de l’information affirme vouloir "briser l’omerta", dans le sillage de l’affaire de Créteil et de cette professeure de la banlieue parisienne menacée par un de ses élèves avec une arme factice, en pleine classe. "+Pas de vague+, +bienveillance+ : ça fait dix ans que j’entends ça quand nous devons faire face à un problème", proteste le professeur. D’après les premiers éléments de l’enquête, le jeune homme armé est arrivé à scooter, avec un complice, peut-être pour solder une embrouille entre la victime et un autre lycéen, également âgé de 17 ans. Placé brièvement en garde à vue, ce dernier, impliqué dans une « altercation verbale » le matin-même, a nié le moindre rôle dans l’agression de l’après-midi, affirmant ne connaître ni la personne armée ni celui qui l’accompagnait.

                            Quant à l’arme brandie, "c’est une arme de poing, un pistolet automatique peut-être. Mais impossible de dire avec certitude si elle était factice ou non", a insisté Arnaud Louis, porte-parole de la DDSP, auprès de l’AFP. « L’enquête est prise très au sérieux et progresse de façon énergique », a-t-il dit.« 

                             »L’enquête est prise très au sérieux et progresse de façon énergique« .

                            On s’oriente sans doute vers un groupe de Suédois.

                            A quand la rafale de Kalachnikov dans la cafeteria du bahut, comme dans les bars selects du quartier du Panier ?

                            Tous ces délinquants mentent comme ils respirent. Variante française des »Dindu« britanniques ( les »I didn’t do that ! Cépamoi, M’sieu !").

                            Du balai...


                            • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 25 octobre 2018 09:46
                              Aux lecteurs.

                              République de Bisounourslandia

                              Une excellente mise au point (en attendant la mise aux poings ?)
                              #PasDeVague : du calme, tout est perdu.

                              La polémique mélanchonesque de la semaine dernière passée, il n’a pas fallu longtemps pour qu’une autre, un chouia plus musclée, la remplace : cette semaine, c’est le retour du problème discret (mais persistant) de la violence à l’école, assorti, modernité oblige, d’un petit hashtag des familles, #PasDeVague, qui déclenche déjà quelques petits boutons dans l’administration nationale […]

                              Lire la suite “#PasDeVague : du calme, tout est perdu.”

                              Source : l’excellent site H16

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