@Balkanicus
hélas. Et pourtant c’était évitable....si Reagan et Thatcher n’avaient pas tout salopé. Comment passer du quantitatif au qualitatif. C’est aux riches de montrer l’exemple. Mais c’est comme demander à des boulimiques de se contenter d’une pomme et de quelques biscuits. Un autre point lié à la consommation me semble important : un dicton populaire énonce qu’« il faut vivre selon ses moyens », ce qui sous-entend de ne pas s’endetter au-delà de ce que l’on est capable d’assumer financièrement. Or, combien de personnes s’achètent des produits, des objets et des bijoux de luxe, des équipements et des vêtements de marque, des voitures hyperpuissantes et suréquipées, alors qu’elles n’en ont pas les moyens ? Ceci est d’autant plus regrettable que de telles acquisitions ne sont en aucun cas indispensables pour être heureux. Cela étant, je pense également qu’il faut vivre selon ses besoins réels, en ce sens que même si on en a les moyens, il n’est pas nécessaire d’opter pour une grande voiture si on n’en a pas vraiment l’utilité, de faire construire une maison de vingt pièces si on sait que l’on ne sera que deux ou trois à l’habiter, de commander un yacht de soixante mètres pour une ou deux sorties en mer par an, etc. Certes, chacun est libre, et l’industrie du luxe, de l’automobile, du bâtiment, etc., sont des vecteurs d’emplois, mais cela justifie-t-il la surenchère de production et de consommation ?