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Commentaire de Paul Leleu

sur Où vont les lambertistes ?


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Paul Leleu 5 décembre 19:40

@Jean Dugenêt

vous remarquerez d’ailleurs que les (séniles) comémorations de Mai 68 s’appesantissent toujours sur les « zétudiants » et bien peu sur les ouvriers.

Après, je vous suis tout à fait sur le fait que les bureaucrates « staliniens » ont contribué à étouffer la grève ouvrière de 68. Mais après tout, ils collaboraient avec les gaullistes depuis les années 40.

Ce que je reproche aux trotskistes (ainsi qu’aux anarchistes et à tous les gauchistes), c’est ce que vous décrivez parfaitement : la préférance pour l’alliance social-démocrate contre les staliniens. C’est juste hallucinant !!!! Et c’est la grande hérésie anarcho-trosko-gauchiste, que de préférer en tous temps l’alliance bourgeoisie à la compromission stalinienne... ben, je pense qu’avec le recul d’un siècle on pourrait peut-être tirer enfin les leçons.

Parce-que les trotskystes, anarchistes et gauchistes passent leur temps à nous faire la retape sur les « bureaucrates staliniens de 68 », mais ils passent sous silence leurs propres trahisons qui sont cent fois pires. Alors ça commence à bien faire. D’ailleurs, vous montrez très bien comment Glückstein est complètement à côté de la plaque sur les gilets-jaunes.

Enfin, on peut critiquer le stalinisme des grandes purges, sans tomber non plus dans la naïveté. Le bolchevisme de Lénine et Trotsky était tout aussi violent. Car « on ne fait pas la révolution avec des gants blancs » disait Lénine. C’est la vraie question : à quel degré de violence révolutionnaire sommes-nous prêts ? A quel degré de guerre civile ? Et à quel risque et sacrifice personnel sommes-nous prêts (car la violence n’est jamais à sens unique) ? Moi je pense que les missiles soviétiques ont fait plus pour le prolétariat de l’ouest que pas mal de grèves. On le voit d’ailleurs depuis l’affaiblissement et la disparition de l’URSS. Après, on en pense ce qu’on veut, mais la vie est ainsi, avec sa part de tragique.


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