Suite :
Précisions
Pour
préciser le sens à donner à la renaissance européenne souhaitée dans
cet article, il faudra s’entendre sur le contenu d’un certain nombre
d’objectifs communs :
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Investissements.
Ce seront des économies faits sur les dépenses courantes de
consommation (et a fortiori de gaspillage) au profit de dépenses
susceptibles de produire à terme de nouveaux biens et services,
créateurs d’emplois. Mais pour éviter que ces investissements ne
génèrent de nouveaux gaspillages, il faudra d’emblée préciser le type de
croissance que l’on recherchera.
-
Croissance.
Il s’agira d’une croissance portant sur tous les éléments porteurs de
« développement durable », actuellement sacrifiés par le
consumérisme-mercantiliste : protection des « biens communs » (eau, air,
sols), créations intellectuelles et culturelles, recherches
scientifiques fondamentales et appliquées. Au plan industriel, il faudra
encourager les produits et pratiques génératrices d’économies en
matière d’énergie et de ressources rares. On ne devra pas hésiter dans
ce cas à parler de « décroissance ».
-
Financement.
Trois sources devront être utilisées simultanément, en dehors des
investissements réalisés pour leur compte par les entreprises : une
« épargne forcée » s’imputant sur les dépenses actuelles de consommation
non productives, des prêts à long terme remboursables, provenant des
institutions financières, des crédits budgétaires publics concernant les
domaines hautement stratégiques ne pouvant être financés autrement. Les
particuliers pourront se voir offrir des titres de « rente
perpétuelle » leur permettant de placer leurs épargnes. A contrario, il
faudra renoncer à l’appel aux fonds souverains étrangers et plus
généralement aux « marchés » permettant à des intérêts non-européens
d’imposer leurs politiques à l’Europe.
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Note RB. Nécessité d’un ou plusieurs SWFs européens.
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Protectionnisme.
Les investissements et financements envisagés ici ne pourront être mis
en œuvre que dans le cadre d’un fédéralisme européen imposant
l’harmonisation des législations fiscales, du travail et de la défense
de l’environnement. Ces bases une fois acquises, il sera possible de
mettre en œuvre un protectionnisme européen négocié avec les autres
puissances sur la base de la réciprocité.
-
Nouvelles
formes de puissance publique. Il est clair que ce qui précède ne sera
pas envisageable sans un retour à l’Etat, Etat fédéral dans le cas
européen.(A préciser) Mais pour éviter le retour simultanée à des bureaucraties
inefficaces ou tyranniques, il faudra dès maintenant expérimenter de
nouvelles formes de puissance publique participative, impliquant aussi
bien les forces politiques et syndicales que les citoyens. L’Europe
dispose à cet égard d’un capital de compétences.
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Source : https://blogs.mediapart.fr/jean-paul-baquiast/blog/280912/jean-claude-werrebrouck
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Voir surtout le site de J-C. Werrebrouck http://www.lacrisedesannees2010.com/