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Commentaire de Renaud Bouchard

sur Fake State, Fake Président. Prochaine station : destitution. Un texte fondamentalement politique


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Renaud Bouchard Renaud Bouchard 18 décembre 2018 09:28

Aux Lecteurs. Analyse de brunobertez Il n’est de vérité que du tout. 6 décembre 2018

Editorial. Macron et Draghi, même combat : serrez vous la ceinture, sacrifiez vous et nous accepterons de donner un avenir à vos enfants.

Avertissement ; est il possible de lutter socialement si on ne comprend pas la société dans laquelle on vit ? L’expérience enseigne que la réponse est non. Ici je vous explique pourquoi vous devez lutter contre Macron, mais pas que…

[Reuters] Europe must fight illiberal forces, Draghi warns

Traduction : L’Europe doit combattre les forces illibérales avertit Draghi.

Il y a beaucoup à dire sur pareille déclaration qui, il faut le souligner intervient à la fin de son mandat et au terme de la politique monétaire non conventionnelle qui a débuté non pas en 2014 avec les QE, quantitative Easing mais avec Le SMP, “Securities Market Program.” en 2010 ! Juste deux observations. Il faudrait un livre, que dis-je une collection pour traiter de ce qu’évoque le propos cynique de Draghi. Ce livre il faudrait le traduire en toutes les lengues et être capable de le mettre en bandes dessinées pour en favorsier la compréhension par le public.

D’abord la forme « il faut » : d’où sort ce « il faut » de quelle autorité Draghi technicien non élu , stipendié de la finance et de la banque, se croit-il investi ? La soi disant indépendance des banques centrale ne lui confère aucun droit à donner des ordres à la politique. Ce »il faut » illustre tout à fait la prétention des financiers à régenter le monde , à dicter leur loi aux gouvernements, au souverain et au peuple. Il y a la dedans la prétention de limiter le suffrage universel au choix rocardien de la couleur des cages d’escalier des immeubles collectifs.Draghi a été le banquier central le plus autocrate, il refuse toute critique, tout débat et il ne rend compte à personne à l’inverse de la Fed qui au moins comparait périodiquement devant les élus et est cuisinée durement. Draghi n’a jamais répondu à aucune question dans aucune enceinte ; à ceux qui ont essayé il a cloué le bec de façon péremptoire. Il a ridiculisé les élus des Pays Bas qui avaient prétendu le cuisiner. Avec l’aide de l’hypocrite Merkel il a roulé dans la farine les plus hautes instances constitutionnelles allemandes.Par ses décisions sur les volumes de monnaie, de crédit et le niveau des taux, il a déplacé des trillions et des trillions ! Il a donné gratuitement des trillions aux uns, à ses pairs banquiers et volé les épargnants et caisses de retraites et d’assurances par centaines de milliards, transformant le pouvoir de taxation des gouvernements en un ridicule hochet. Les gouvernements jouent avec des Milliards, Draghi joue , jongle avec des centaines de Milliards.Avant la crise le bilan de la Banque Centrale était de 1,5 trillions, il l’ a fait passer à 4,7 trillions soit plus de 41% du GDP de la Zone.Après le SMP de 2010, Draghi a fait le LTRO, “Long-term Refinancing operations (LTRO) de 2011 qui a donné 640 milliards quasi gratuitement aux banques afin qu’elles achètent des emprunts d ‘état qui rapportaient beaucoup à l’époque.En 2012 il a annoncé le fameux « coûte que coûte » et l’OMT, “Outright Monetary Transactions » program (OMT). Pur cadeau par lequel il donnait toutes garanties au secteur financier quel qu’en soit le prix , le fameux « whatever it takes » qui a enrichi tous les spéculateurs du monde, lesquels ont ainsi été assurés, certains, de ne plus jamais enregistrer de pertes, ces spéculateurs qui ont pompé la richesse européenne sans lever le petit doigt ou courir un risque.Pour couronner le tout, Draghi a lancé en 2014 le sinistre  Quantitative Easing, pour 2,7 trillions, somptueux cadeau aux banques, souvent utilisé pour spéculer à l’étranger, chez les émergents ou ils viennent encore d’enregistrer des pertes colossales !

Ensuite le contenu. C’est un aveu d’échec bien sûr ! Car si il faut accompagner la politique monétaire scélérate , ruineuse, mensongère qui a été menée par une autre politique , fiscale, sociale, cela signifie que l’action monétaire n’a pas été efficace. Draghi reconnaît ainsi que la politique, la vraie politique, doit être au service de la monnaie, la sienne, celle qu’il a conçue et non l’inverse. C’est le fétiche qui commande la politique, qui régente la société et il doit décider de l’ordre social qui le sert le mieux.L’ordre social qui sert le mieux cette monnaie ce serait l’ordre libéral puisque l’ordre illibéral lui le dessert.

Draghi est un faussaire et pas seulement en fausse monnaie car c’est l’ordre actuel qui est illibéral, c’est un ordre dirigé, un ordre constructiviste, dissymétrique par lequel des techniciens/idéologues  s’arrogent le droit de décider du paramètre essentiel, du catalyseur de la vie économique, la monnaie et de la variable fondamentale qui régit les rapports dans le temps : les taux d’intérêt.

L’ordre actuel est illibéral, c’est le règne de l’inversion ! L’ordre actuel est illibéral, c’est l’ordre du faux capitalisme, l’ordre du capitalisme monopolistique d’état et de banques centrales réunies.

C’est un ordre de socialisme monétaire, de pseudo socialisme, avec dure loi du marché pour les faibles et protection monopolistique pour les ultra riches.Un ordre de pillage de la monnaie pour les uns, un ordre de socialisation des pertes et des risques pour les ultra-riches. L’ordre actuel est un ordre dur de capitalisme pour les faibles et un ordre socialiste crony, de connivence pour les ultra riches. Les gains pour les uns et les pertes pour les autres.

C’est la division/spécialisation du travail du post modernisme, les uns travaillent, les autres jouissent. Les uns obéissent, les autres commandent. Les uns produisent les autres consomment. Les uns se coltinent le poids du réel, les autres gèrent l’imaginaire.Personne ne relève le caractère scandaleux de cette affirmation de Draghi ; « la politique monétaire choisie unilatéralement par un homme, par une classe doit pouvoir imposer ; imprimer sa marque à tout le reste car sinon elle n’est pas efficace » !

Incroyable prétention, dont je n’ai vu aucune analyse dans les médias, dont je n’ai entendu parler aucun homme politique.De fait implicitement Draghi avoue que la politique monétaire n’a pas fonctionné , qu’elle n’a pas rétabli durablement la croissance. Quelle est l’utilité de cette politique monétaire si elle manque son objectif après 3,2 trillions de monnaie bidon tombée du ciel et si après l’avoir pratiquée on est obligé de reconnaître qu’elle n’est pas adaptée au monde réel et .. qu’il faut changer le monde !

La monnaie bidon n’est pas une monnaie vivante, la seule monnaie vivante est celle qui se crée, qui circule, qui se vivifie par les échanges, tout le reste est zombie, comme le sont les banquiers centraux et leur suiveurs.

La monnaie, la vraie monnaie ne tombe pas du ciel, messieurs les débiles , la vraie monnaie remonte du bas vers le haut, elle s’origine dans l’économie réelle, la monnaie qui est exogène, qui est mise au monde par des jeux d’écriture dans les livres de comptes des banques centrales ce n’est même pas de la fausse monnaie, c’est de la monnaie morte. On ne prête pas à partir des réserves messieurs les banquiers ; c’est la demande solvable de crédit qui crée la monnaie quand elle rencontre des banques qui ont assez de capital pour supporter les risques liés aux prêts.

La politique monétaire n’a pas restauré les conditions de la croissance saine, légitime, équilibrée parce qu’aucune politique monétaire ne peut magiquement transformer le monde !La politique monétaire c’est la manipulation de signes, des chiffres, des zéros dans les livres comptables ; or le monde est fait de sueur, de pisse, de merde, d’efforts, d’innovation et de sang . Croire au pouvoir magique de la monnaie digit, c’est tomber sans le piège du pacte faustien qui consiste a autonomiser l’ombre, à la séparer du corps. La monnaie est une ombre, une ombre qui prétend dicter sa volonté au corps. La monnaie est un signe, un discours, un catalyseur dont le pouvoir ne se révèle que si et seulement si, les conditions de la mise en oeuvre de ce pouvoir sont réunies.La politique monétaire, c’est le Cargo Cult, c’est , ce sont les signes cabalistiques des grands prêtres, rien d’autre. La politique monétaire oeuvre dans le domaine de l’illusion, ce qui est bien pour le court terme, mais elle est incapable d’aller au-delà.

Lire la suite...Le long terme c’est du dur, du lourd, du solide


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