Oui, c’est dommage. Le président Macron avait donné des gages en décembre en s’excusant et en reconnaissant la colère juste du peuple. Le pays aurait pu évoluer peu à peu vers une forme de dialogue et de responsabilité. Malheureusement, le président a tout mis parterre en cédant à ses vieux démons (ses réflexes électoraux en faveur des plus riches et des eurocrates) en parlant de « foules haineuses ». Il avait initié un mouvement vers la paix sociale (même s’il fallait s’attendre à quelques mois pour que cela s’apaise à peu près) mais il a fait un choix délibéré, celui de stigmatiser une fois encore le peuple en s’érigeant en défenseur des élites et de son électorat de puissants oligarques. Récidive avec les mots du porte-parole Griveaux disant que le cap doit être maintenu par des méthodes très radicales.
Quel immense gâchis ! A présent, on ne voit plus de porte de sortie.