L’histoire de l’humanité nous montre que pendant que certains
hommes s’emparaient du pouvoir religieux, d’autres formaient un parti
d’opposition, un pouvoir laïque, en perpétuelles luttes avec les premiers, et
toujours leurs discordes avaient pour prétexte « la Vérité » que ni les uns ni
les autres ne possédaient.
Les Prêtres prétendaient l’enseigner, en se basant sur
une tradition qu’ils avaient altérée. Les laïques leur montraient leurs
erreurs et voulaient substituer à leurs dogmes des dogmes nouveaux, fondés sur
des hypothèses forgées de toutes pièces dans leur imagination et qu’ils enseignaient
au nom de la raison, quoique ces dogmes laïques, instables du reste, n’avaient
pas plus de valeur que ceux des Prêtres. Ils en avaient même moins parce que,
au fond du dogme religieux, on retrouvait la science antique, l’Absolu féminin,
tandis que dans la science des hommes cet Absolu, quand on l’apercevait, était
condamné au nom de la raison de l’homme qui créait le relatif.
La morale de cette histoire c’est
que tant qu’on n’aura pas fait toute la Lumière sur l’origine réelle de la
Religion, sa haute signification morale, tant qu’on n’aura pas éclairé les
hommes sur la signification même du mot « Religion », les luttes, les
guerres continueront.
Car,
c’est en comprenant cette signification morale, afin d’en extraire la Science des religions, que la paix reviendra
dans le monde.
En effet, depuis des
siècles et des siècles, les
discussions, les luttes, les guerres ont, presque toutes, été provoquées par un
mot dont, aujourd’hui, on ne comprend plus la signification.