@baldis30
Bonsoir,
Il est difficile de discuter si on ne se met pas d’accord sur le sens des mots que nous employons. J’essaie le plus possible de me référer à des « classiques du marxisme » et afin de ne pas me couper des militants qui viennent du PCF j’évite de fonder mes définitions à partir de citations de Trosky. C’est pourquoi je m’appuie le plus possible sur des citations de Lénine. C’est ce que j’ai fait pour définir une « situation révolutionnaire ». Pour définir ce que j’appelle une « insurrection » je renvoie au texte de Lénine intitulé « Le marxisme et l’insurrection » (https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1917/09/vil19170926.htm).
Il s’agit bien de la phase décisive où l’ancien gouvernement et chassé par la force et remplacé par un autre. Nous sommes alors déjà dans une situation révolutionnaire depuis un certain temps. Voici par exemple en quoi devait très concrètement consister l’insurrection à Pétrograd d’après Lénine :
"Et pour considérer
l’insurrection en marxistes, c’est‑à‑dire
comme un art, nous devrons en même temps, sans perdre une minute,
organiser l’état‑major des détachements
insurrectionnels, répartir nos forces, lancer les régiments sûrs
aux points les plus importants, cerner le théâtre Alexandra, occuper la forteresse Pierre‑et‑Paul, arrêter l’état‑major général et le gouvernement,
envoyer contre les élèves-officiers et la division sauvage des détachements prêts à mourir plutôt que de laisser
l’ennemi pénétrer dans les centres vitaux de la ville ; nous
devrons mobiliser les ouvriers armés, les appeler à une lutte
ultime et acharnée occuper simultanément le télégraphe et le
téléphone, installer notre état-major de l’insurrection au
Central téléphonique, le relier par téléphone à toutes les
usines, à tous les régiments, à tous les centres de la lutte
armée, etc.
"