@microf
L’auteur nous
présente les courbes de population montrant que la proportion
d’humains vivant en Asie va croître par rapport en particulier à
l’Europe.
Il semble en déduire
que la Chine va dominer le monde et que le niveau de richesse et la
qualité de la vie sera supérieure en Chine qu’en Europe.
C’est un mauvais
raisonnement car même si le gâteau croît, les parts sont plus
petites si le nombre de convives croît plus vite encore !
Or la croissance du
« gâteau » sera limitée par les ressources de la planète.
Nous ne pourrons pas indéfiniment en tirer plus qu’elle ne peut
renouveler.
Ainsi la Chine
risque bien de manquer d’eau, de nourriture et d’énergie si la masse
des Chinois pauvres veut accéder au mode de vie « occidental »
des urbains les plus aisés, où ces trois besoins sont encore
satisfaits avec même du gaspillage.
Les dirigeants
chinois sont bien conscients qu’il y a urgence et que l’excédent
commercial qui permet actuellement des investissements va baisser
drastiquement avec les augmentations de salaires, inévitables, et la
concurrence croissante de pays où la main-d’œuvre est encore
meilleur marché qu’en Chine. Pendant que la robotisation de la
production industrielle permettra aux pays à haute technologie de
fabriquer moins cher.
Le seul besoin
fondamental sur lequel les Chinois peuvent espérer trouver une
solution c’est l’énergie. Comme le charbon amène une pollution dont
les Chinois sont les premières victimes,
il reste le
nucléaire et les énergies renouvelables, vent et soleil.
Les centrales à
uranium et eau pressurisée n’ont pas d’avenir : elles sont
dangereuses, produisent des déchets extrêmement toxiques et seront
de plus en plus difficile à alimenter, les ressources en uranium se
faisant rares et donc chères.
En attendant
l’hypothétique centrale à fusion nucléaire qui ne fait pas l’objet
de travaux intensifs en Chine, il reste les centrales au thorium.
Mais la dépendance intellectuelle de la Chine pour les techniques
occidentales lui fait négliger cette filière prometteuse pourtant.
C’est pourquoi les
décideurs chinois mises sur les panneaux solaires et les éoliennes.
L’inconvénient est que le vent et le soleil sont maximaux dans le
nord-ouest du pays alors que la population est massivement au sud-est
près de la mer. C’est pourquoi, s’appuyant sur le savoir-faire
français, les Chinois espèrent construire des lignes électriques à
courant continu de plus de un million de volts de tension !
Nul ne sait quel
seront les effets du champ électrique entourant les câbles, ni les
conséquences désastreuses d’une rupture de l’un d’eux.
D’autre part, le
coût sera prohibitif, bien supérieur à celui d’un gazoduc. Les
ingénieurs chinois espèrent cependant qu’ils produiront assez
d’électricité pour en vendre avec ces lignes à ultra-haute tension
à des pays riverains comme l’Inde et pourquoi pas à l’Europe (!) à
un prix ultra-compétitif.
Ils en sont là.
Quant à l’eau
douce, la production naturelle devra peut-être être complétée par
un dessalement d’eau de mer ... ce qui demandera beaucoup d’énergie.
La nourriture et
beaucoup de matières premières comme le coton devront être
partiellement importées. Il faudra donc que la Chine continue
d’exporter pour équilibrer sa balance des paiements.
Mais on a vu que les
circonstances seront moins favorables qu’aujourd’hui.
Pour revenir aux
Français, particulièrement à un Français, moi, je ne me soucie
pas de la puissance « impérialiste » de mon pays. La Suisse
a une puissance impérialiste nulle et les Suisses s’en passent très
bien ! Ce qui est important, c’est d’avoir une vie épanouie dans une
authentique démocratie, c’est d’être heureux.