@Paracétamol "Ses juges, plutôt bienveillants à l’égard des
sciences, étaient par contre incapables de dissocier vision théologique et
vision cosmologique.«
Ce n’est pas aussi tranché que cela.
Toutes les grandes universités européennes enseignant les sciences ont été fondées par l’Église Catholique, et ont été sous son autorité.
Copernic a étudié dans les universités catholiques de Cracovie, Bologne, Padoue (études de médecine) et Rome, les mathématiques et l’astronomie, ce qui lui a permis d’élaborer ses théories sur l’héliocentrisme, en s’inspirant de l’idée de l’astronome et mathématicien grec Aristarque de Samos (vers -200 av JC).
Le livre de Copernic »De revolutionibus« sur l’héliocentrisme, dédicacé au Pape Paul III, est resté pendant près de 80 ans entièrement libre.
Don son épître dédicatoire, Copernic cite les personnalités qui l’ont aidé à publier le manuscrit, comme le cardinal archevêque de Capoue, Nicolas Schonberg, ou encore l’evêque de Culm, Tiedemann Giese, qui considérait que la publication de son oeuvre sur l’héliocentrisme était un devoir pour la science et l’humanité.
Les catholiques étaient en général complaisant avec la doctrine héliocentrique, du moins, pendant 80 ans, elle n’est pas attaquée par l’Église catholique.
Si »De revolutionibus« a été mis temporairement à l’Index en 1616, c’est plutôt à cause de l’influence grandissante du nouveau courant religieux réformiste de Luther, qui condamna avec vigueur la nouvelle astronomie dans ses »Propos de table" en 1539 repris par ses acolytes (Mélanchthon, Andreas Osiander,...) hostile aux thèses de l’héliocentrisme.
Galilée s’étant montré insolent envers l’Église et le Pape, a fait déborder la goutte d’eau du vase, et provoqué la mise à l’Index de l’ouvrage de Copernic.