À propos d’Alexandre
C’est
Alexandre qui, dans une nuit de débauche, mit de sa propre main le feu au
Palais de Persépolis, dans lequel se trouvait un exemplaire de l’Avesta « écrit
en caractères d’or sur des peaux de bœufs ».
Celui
qui détruisait ainsi l’œuvre sacrée de la Femme antique, de la vraie Déesse,
voulait lui-même les honneurs rendus aux êtres divins. Les Spartiates disaient
de lui, avec dédain : « Puisqu’Alexandre veut être Dieu, qu’il soit Dieu ».
Combien cela changeait les choses !...
L’histoire
de ce formidable dément a une haute portée, rappelons-la rapidement, ce sera un
enseignement.
Alexandre
eut pour mère une Reine qui s’appelait Myrtale, mais qu’on avait surnommée
Olympia. Ce devait être une femme de valeur, car elle conquit la haine des
hommes.
Son
terrible époux, Philippe de Macédoine, lui fit une légende, comme tous les hommes
qui ont des torts et noircissent celle qui est leur victime, quand ils la
quittent pour suivre d’autres amours.
Voici
le conte : la veille de son mariage, elle avait conçu miraculeusement, la
foudre divine avait rempli son sein ; du reste, on la disait affiliée aux rites
terribles (et grotesques) que les déments de l’époque avaient institués, et ce
qui le prouve, c’est qu’elle jouait avec des serpents. Philippe prétendit en
avoir vu un dans son lit par le trou de la serrure. La femme avait tant assimilé
l’homme au serpent que cette idée était acceptée.
Donc
Alexandre eut une naissance miraculeuse ; il fut réputé « Fils de Dieu ». C’est
ainsi que les hommes de cette époque se libéraient des paternités gênantes,
Apollon endossait tout. Quand, au milieu des orgies bacchiques, ou
apolloniennes, un fils naissait, on criait au miracle, c’était l’enfant
d’Apollon ; le « fils d’un Dieu ». L’expression restera, tous les bâtards
seront des « fils de Dieu ».
Mais
l’orgueil d’Alexandre ne s’accommoda pas d’une paternité aussi générale, il se
déclara « Fils de Zeus-Saba » et plus tard se donna les cornes d’Ammon ; de là
son surnom : le Scander aux deux cornes (en arabe Al-Scander, d’où Alexandre).
Cet
enfant, qui était bien le fils de Philippe de Macédoine, en eut de bonne heure
la folie.
À propos de Jésus de Nazareth
Il
s’agit d’un personnage fictif, tels que Moïse ou Pythagore.
Le
néo christianisme fondé par Paul ne fut qu’une imitation du premier
Christianisme, fondé par Johana. Les nouveaux Évangiles, masculinisites ne
furent qu’une œuvre de démarquage de l’Évangile primitif, auquel ils ont ajouté
la légende de Jésus et les miracles qu’ils lui attribuent.
Pour
le reste, ils se sont contentés de mettre au masculin ce qui était au féminin,
de revendiquer pour l’homme ce que les premiers Chrétiens avaient revendiqué
pour la femme. Et, de tout cela, il est résulté une confusion grotesque de la
psychologie des sexes, qui a fait du Nouveau Testament un livre ridicule.
C’est
parce qu’il s’agit d’une lutte de sexes que cette histoire du premier
Christianisme, est restée si obscure, aucun homme ne pouvant sûrement démêler
ce qui est féminin de ce qui est masculin, et, quand l’un d’eux s’en aperçoit,
par solidarité masculine, il se tait.
Précisons
qu’on donne à Marie comme emblème la fleur de lys. Le Lys, en hébreu, se dit
Nazar. Les partisans du Lys sont les Nazaréens. Ceux qui les ridiculisent les
appellent Nazar-eth. La terminaison eth est toujours avilissante.
À propos de Mercure
La
Grèce, qui copiait l’Egypte et lui prenait ses Dieux, adopta ses Hermès.
Si
elle, n’avait pris à l’Egypte que des lumières, la Grèce serait devenue pour le
monde un phare éblouissant, mais elle lui prit aussi ses erreurs, ses fautes,
ses ruses. C’est Hermès (le Prêtre) qui les introduisit en Grèce avec
l’hypocrisie sacerdotale.
Dans
l’hymne homérique à Hermès, ce personnage représente l’obscurité. Une femme
seule peut avoir écrit cela ; les Hommes le glorifiaient, au contraire, parce
qu’il attaquait la puissance féminine en prenant la place de la Prêtresse dans
le Temple.
Hermès
représente aussi l’argent, les transactions commerciales ; il fait de la
science un commerce, du temple un marché. Il est le Dieu des voleurs en
attendant Mercure qui l’imitera.
On
appelait Mercuriales les fêtes de Mercure, qui étaient célébrées à Rome par une
société de marchands, disait-on. Car on sait que Mercure était le dieu des
voleurs ; sa divinité était un mensonge, car son éloquence et son air affable
qui séduisait conduisaient les âmes dans le Tartare.
Il tient en main le
caducée, fait de deux serpents représentant la trahison de l’homme sous ses
deux aspects : le prêtre et le roi.