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Commentaire de eddofr

sur Personnes âgées dépendantes : un dernier combat


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eddofr eddofr 8 avril 17:54

Moi je me bats chaque jour, ou presque, pour que ma mère garde un peu d’indépendance, malgré les problèmes de santé qui l’assaillent.

Je constate quelques travers (pour ne pas dire plus) :

A chaque dépendance correspond son niveau d’irresponsabilité : chaque professionnel (juge, infirmière, médecin, assistante sociale, curatrice, ...) n’a de cesse de faire hospitaliser ou interner la personne au moindre signe de faiblesse, parce qu’au moins, comme-ça, s’il se passe quelque chose, elle est « couverte », on ne pourra rien lui reprocher.

A chaque dépendance correspond son niveau d’exploitation mercantile : il existe un nombre incroyable de « professionnels » (chauffeurs, infirmiers, banquiers, opérateurs réseau, vendeurs en tout genre, curateurs, ...) qui vendent au prix fort (pour ne pas dire à un tarif confinant à l’escroquerie) un service minimum (quand il n’est pas largement en dessous du minimum qu’on devrait pouvoir attendre d’un professionnel simplement consciencieux, sans même espérer la moindre empathie).

A chaque dépendance correspond son niveau de connerie (mépris, condescendance, infantilisation, négligence, indifférence, impatience, ...) : il existe un nombre incalculable de connards qui traitent les « vieux » comme de la « merde ».

Quand je me déplace avec ma mère, pour les petits trajets, je la laisse conduire, je l’incite à conduire, pour ne pas perdre complètement la main. Et quand un abruti la klaxonne ou lui coupe la route, il est toujours très heureux de me voir descendre de la voiture pour lui expliquer le sens de la vie (je ressemble plus à un orang-outan qu’à un ouistiti, si vous voyez ce que je veux dire).

Quand j’accompagne ma mère pour des démarches, administratives, commerciales ou médicales, je me tiens toujours en retrait et je la laisse « mener sa barque » en essayant de ne pas avoir l’air de l’accompagner (sinon on s’adresse à moi comme si elle n’existait pas ou qu’elle était absente). Et souvent, les malotrus sont particulièrement heureux quand je me fais soudain voir pour leur apprendre le respect du aux aînés et la simple politesse (Moi voix, quand je réprimande, ressemble plus au Brame du cerf ou au grondement de l’ours qu’au doux gazouillis du merle, si vous voyez ce que je veux dire).


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