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Commentaire de Mélusine ou la Robe de Saphir.

sur Macron, le roi sans couronne


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Bonjour Olivier. Le véritable problème est parfaitement décrit dans un article de La Libre Extrait : 

Une opinion de Lionel Van Holle, pharmaco-épidémiologiste.

L’actuelle omniprésence dans les médias des sujets liés au dérèglement climatique m’a poussé à me lancer dans un essai d’anticipation sur les dérives potentielles qui pourraient découler de l’actuel éveil de la conscience écologique climatique. Je ne traiterai pas ici des potentielles conséquences d’un réchauffement climatique telles que migration, montée des eaux, diminution de la biodiversité etc., mais plutôt des potentielles conséquences sociologiques et économiques que pourrait engendrer un « éveil » à la conscience écologique climatique.


Implication du citoyen lambda

J’appelle « conscience écologique climatique » la réalisation par la population, ou tout au moins par une frange de celle-ci, de l’impact que l’activité humaine a sur le climat et la conséquence du dérèglement climatique sur notre biodiversité ou plus globalement sur notre planète telle que nous la connaissons aujourd’hui. Par le passé, il y a déjà eu une conscience écologique mais pour laquelle l’impact de l’activité humaine était causalement plus direct : je citerai par exemple les marées noires et Tchernobyl. Ces événements avaient généralement des coupables bien identifiés et le citoyen lambda ne se sentait généralement pas causalement impliqué mais pouvait au contraire blâmer la cupidité de multinationales, la non-prévoyance des politiques, l’état balbutiant de la science dans ce domaine (biffez la mention inutile).

Avec le dérèglement climatique induit par l’activité humaine, nous arrivons à une situation où tout citoyen est contributeur, mais à échelle variable, à un problème nous affectant potentiellement tous. À la différence du problème de la disparition de la couche d’ozone, il ne semble pas y avoir de solution simple qui puisse être mise en place sans affecter significativement nos habitudes, nos modes de consommation ainsi que l’économie générant nos biens et services.


Conflit intergénérationnel

Cet état de fait mène déjà maintenant à des tensions qui pourraient devenir critiques par la suite. Tout d’abord des tensions sociales entre les jeunes (écoliers, étudiants) et les adultes qui sont mis devant leur responsabilité d’avoir généré un passif en CO2 qui devra être supporté par les générations suivantes, ainsi que les conséquences allant avec. Étrangement, ce passif aux conséquences lointaines et pas très bien définies a plus réussi à créer un conflit intergénérationnel que bien d’autres éléments plus factuels et directs (difficulté d’accès au logement, la dette, l’invocation de la solidarité intergénérationnelle malgré une pyramide des âges inédite, inégalités salariales, etc.). Ces tensions iront vraisemblablement en s’exacerbant, aidées par le fait que les décideurs politiques et économiques soient systématiquement du même côté générationnel, renforçant l’idée du conflit d’intérêt et d’oppression.


Scrutés par nos pairs

Le fait que des comportements individuels puissent être sources de problèmes globaux a également renforcé de manière spectaculaire le contrôle social au point d’affecter la législation : je pense ici à la récente interdiction de laisser tourner son moteur à l’arrêt. Sont critiqués socialement les comportements menant à une génération importante de CO2. Suivant les sensibilités écologiques, cela va de la critique de l’aller-retour éclair en avion, à la conception d’enfants (considérée comme source principale de CO2 (1)) en passant par la consommation de viande bovine. Toutes ces choses profondément intimes (déplacements personnels, vie de famille, repas) sont maintenant scrutées par nos pairs car elles les impactent indirectement. On peut s’attendre à une réduction inédite dans les libertés individuelles au nom du bien-être voire de la sauvegarde collective.


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