@Attila
L’effet cancérigène du glyphosate et des OGM a été prouvé depuis des années par l’étude du Pr Seralini.
Cette étude a été discréditée, certes, mais sur les plateaux télés ou dans les articles expliquant que les conclusions de cette étude étaient irrecevables, aucun argument ne tenait la route. Ainsi, on a critiqué le petit nombre de cobayes dans les groupes de rats observés durant l’étude. Sauf qu’en matière de statistiques, seul un résultat nul peut être remis en cause du fait du nombre insuffisant d’individus d’un pool de test. Par exemple, dans cette étude, 3 rats sur 10 sont atteints d’un cancer à moyen terme contre seulement 1 ou 0 rats qui n’ont pas mangé d’OGM. Les détracteurs ont alors rétorqué que 10 rats sont insuffisants pour réaliser une étude probante. Cet argument est faux. En effet, en ayant seulement 10 cobayes dans chaque groupe, cette étude ne peut générer qu’une précision de 1/10 ou 10%. Peut-être qu’avec plus de rats dans les groupes, 100 par exemple, le résultat, au lieu d’être de 3/10 aurait été de 33/100 ou 28/100. Mais la tendance est bien là : plus de rats développent des cancers avec la formule Monsanto (glyphosate/ogm). Seul le manque de précision peut-être repproché. Il y a eu ici une véritable escroquerie intellectuelle. En revanche, si le résultat était de 0 rats sur 10, là , effectivement, on aurait pu repproché que le faible nombre de cobayes dans les groupes pouvait induire une erreur, car peut-être que sur 100 rats, on aurait eu 3 malades, au lieu de zéro sur dix. Le « pas » de 10 au lieu de 100 ne permet pas de mettre en exergue un résultat proche de zéro en effet. Donc, en matière de statistiques, la faible précision lié au nombre de cobayes ne peut remettre en cause la conclusion que si le résultat est nul ! Pour Séralini, cela ne s’applique donc pas, puisque ses résultats tournent autour de 2/10 ou 3/10.
Il a été aussi critiqué pour la race de rats utilisés, race qui est connue pour avoir des cancers assez facilement. Quelle connerie cet argument quand on y pense ! Evidemment, qu’un témoin/cobaye dans une expérience de carcinogenèse doit avoir la faculté de développer un cancer ! Si vous prenez des scorpions (espèce connue pour résister à 2000 rads et qui sont capables d’encaisser les radiations comme aucun autre animal) pour tester l’impact des radiations sur les être vivants, votre étude va bien évidemment être faussée ! Utiliser un rat qui peut attraper le cancer rapidement est donc logique si on veut que ces cobayes soient révélateurs d’un facteur cancérigène sous un délai assez bref. L’étude ne durant que quelques mois. A noter que chez l’humain , un cancer n’est détectable qu’au bout de 7 ans en moyenne, délai au bout duquel la tumeur est suffisamment grosse pour être vue avec les appareils de la médecine moderne. Utiliser une espèce sensible de rats est donc le meilleur choix pour obtenir une tendance à court terme. Et cela n’enlève rien à la conclusion puisque ce sont les mêmes rats avec lesquels la comparaison est faite dans l’étude pour distinguer l’apparition des cancers chez ceux nourris aux OGM ou non.