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Commentaire de Gollum

sur La science conduit vers Dieu


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Gollum Gollum 23 mai 2019 12:45

La science ça n’existe pas. Il y a la méthode scientifique et les sciences. Diverses et variées.

Et d’autre part les sciences ne mènent pas vers Dieu. Du moins de façon nette.

D’ailleurs en contradiction avec votre titre (qui est une erreur) vous admettez que les sciences fonctionnent dans un cadre que vous appelez autologique. Et que pour répondre aux 3 énigmes que vous citez il faudrait sortir de ce cadre.

Vous citez le principe anthropique avec des variables trop bien réglées.

Certes, mais les scientifiques matérialistes qui ne veulent pas entendre parler d’un Principe suprême ont trouvé la parade avec la théorie des univers multiples en nombre infini, théorie qui ne peut être prouvée non plus puisque ces univers sont censés être complètement autonomes, mais qui a l’avantage pour eux de désamorcer le principe anthropique.

Je trouve cette théorie des univers multiples aux variables diverses, et donc des univers j’imagine à majorité sans vie, comme une tentative désespérée et idiote de sauvegarder l’athéisme.

Autrefois, avec feu Monod, celui-ci nous assénait doctement que la Terre devait être la seule planète de l’Univers entier à receler la vie tant le monde était absurde et la vie une anomalie impossible. Les physiciens et biologistes pensent exactement l’inverse aujourd’hui et que la vie doit être foisonnante dans l’Univers entier.

Les partisans des univers multiples avec vie dans seulement quelques uns retournent donc en arrière. On se retrouve à l’époque de Monod et un univers ou des univers mus par un hasard qui parfois fait bien les choses..

Bon si ça peut satisfaire quelques esprits bornés pourquoi pas.

Le gros problème de l’idée de Dieu est que cette idée a été pervertie et galvaudée par les religions officielles. Un véritable massacre.

Ces religions ont fabriqué une idole, qui voudrait adoration pour elle-même, imposerait des règles, punirait et récompenserait.. Un véritable Moloch qui ne le cède en rien aux anciens dieux exigeant des sacrifices. Et qui attire tous les névrosés et natures psychologiques problématiques ayant des tortures existentielles. Pas que, mais beaucoup.. Avec des mentalités superstitieuses et quasi magiques.. 

Spinoza nous a fourni une autre image de Dieu qui n’exige absolument rien de l’homme mais qui par contre est la condition sine qua non d’une authentique félicité.

L’Asie avec son idée de Libération est sur la même ligne. L’idée étant que le relatif ne peut donner le bonheur, parce que.. relatif. Et que donc seul l’Absolu peut remplir ce rôle. Et comme l’homme, étant un être de chair et de sang, ne peut vivre que dans le relatif, il faut qu’il meurt entièrement (les Bouddhistes appellent cela extinction) pour que cet Absolu puisse se manifester.

On voit la distance avec la théologie chrétienne qui promet une vie perpétuelle d’un égo, certes en théorie sanctifié, mais égo quand même..

Et destiné à vivre perpétuellement. C’est bien ce qu’avait compris, et épinglé, Feuerbach dans son célèbre L’essence du christianisme. Le côté profondément égoïste de la théologie chrétienne et qui attire tous les névrosés et exaltés qui pensent trouver là une promesse de survie. Et donc un refus profond de la mort.

En ce sens l’athéisme est presque un progrès.


Il n’y a pas de promesse de vie personnelle en Asie, de vie personnelle et perpétuelle. La personne meurt entièrement (quand elle meurt réellement c’est-à-dire renonce aux désirs personnels, sinon réincarnation) mais quand elle meurt elle débouche sur l’Absolu, hors du temps (on est ici dans l’éternité et pas dans la perpétuité) alors que l’athée occidental débouche sur le néant et le vide. D’où le nihilisme occidental.

Pour en revenir à la science occidentale, vous évoquez Platon, avec son arrière-monde d’idées, déjà là, hors du temps et de l’espace. Beaucoup de mathématiciens, dits platoniciens, Alain Connes par exemple, sont persuadés de l’existence réelle des idées mathématiques. Mais c’est là une conviction intime difficilement prouvable. On ne peut expérimenter là-dessus.

L’étage au-dessus c’est l’Un de Plotin qui unifie toutes ces idées platoniciennes, faites de nombres, mathématiques, structures, l’idée donc que tout cela est Un. 

Mais là encore comment le prouver ?

Tout le problème vient donc de ce que l’on est prêt à admettre ou pas. N’admettre que les preuves (généralement des natures assez terre à terre) ou bien suivre une intuition intime et qui a à voir avec le cœur (au sens métaphysique et pas sentimental)..


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