@mac
moi je trouve que l’auteur a un très grand mérite : interroger la personnalité historique de De Gaulle... et je le rejoins sur ce point.
Interroger la personnalité historique de De Gaulle, c’est devenu un tabou absolu dans notre époque prétenduement émancipée...
... « l’homme de Londres »... rien que le titre devrait nous faire réfléchir... De Gaulle qui vient par coup d’état pour trahir l’Armée en Algérie et démanteler l’empire colonial... De Gaulle le traitre plus que parfait, « qui nous a bien compris » bien profond... De Gaulle, le dernier président français a avoir fait tirer (à balle réelles, lui) sur les français Rue d’Isly... De Gaulle et ses simagrées tiers-mondistes (vive le Québec libre) qui cachaient un atlantisme de fait... De Gaulle et son roman national qui plaisait tant aux français... nous avions tous été résistants... la « France éternelle » était à Londres... De Gaulle qui a moins résisté à Kennedy que Tito n’a résisté à Staline... De Gaulle qui a confié sa précieuse succession à Pompidou, l’associé de Rotschild en France...
Paris ne s’est pas libéré « par lui-même », en dépit du joli discours... Paris a été « libéré » par les anglo-américains, en fonction du partage du monde avec Staline. De Gaulle a réussi à « fédérer » le PCF (en échange de bastions) car le PC savait que l’Armée Rouge n’irait pas jusqu’à Paris, et que c’était cuit.
De Gaulle qui a masqué le fait que depuis sa défaite de juin 1940, la France a perdu sa place réelle dans les grandes puissances, au profit d’une place fantôme qui servait triplement les anglo-américains (s’assurer la loyauté du peuple français, dépecer ses colonies et ouvrir son marché, obtenir une majorité constante au Conseil de Sécurité de l’ONU). La France depuis l’Entente cordiale, sert de pion continental aux anglo-américains contre la concurrence allemande. La France est une bonne pouliche naïve (marché et richesses à piller, chair à canon pour guerroyer). Voilà ce que cache la figure de De Gaulle