@Sparker
uis la voie nationaliste « ethniciste »ne nous semble
pas être un absolu dans sa version la plus dure, ce n’est
peut-être pas votre cas au Prcf mais bon attention au contre effets.
Le souverainisme est à discuter car là il peut s’attribuer à
différents « aspects » de la société s’il n’est
pas couplé au nationalisme. C’est plus subtil mais c’est
cohérent, une sorte de souverainisme « historique culturel »
faisant écho au matérialisme historique qui irrigue le mouvement FI
et qui défend la trajectoire et l« apport » de
l’histoire politico/culturelle française dans l’établissement
des sociétés et le développement du genre humain, ça se défend,
enfin débats à suivre...
Ramener les 19.6% au plan A et B des élections de 2017 est bien
court me semble t-il. En tous cas ce n’est pas la lecture FI qui
vient de se le faire rappeler par sa frange populaire qui n’a pas
le plan A et B pour ligne d’horizon.
Non la frange populaire a le plan B pour ligne d’horizon.
Si votre horizon c’est l’électorat du oui en 2005, ne vous étonnez
pas de vous effondrer dans les urnes et de faire le jeu et de LREM et
du FN
Votre passage sur la démarche de « gauche » d’un
état fort et maîtrisant l’activité dans ce pays et qui passerai
par la nationalisation n’est, il me semble« pas forcément la
vision dogmatique de la FI. Là encore de la nouveauté sur le
périmètres de l’état de son pouvoir et de sa capacité d’action
serait certainement à discuter et à réviser.
Etes vous contre la renationalisation des services publics
? c’est pourtant au coeur de l’AEC. !
Nous visons une société citoyenne c’est à dire avec la
participation consciente et responsable de chacun à travers lui même
et du ou des groupes auxquels il se rattache.
C’est justement pourquoi le PRCF propose plus que la
nationalisation, la socialisation.
L’étatisme n’est pas à la FI, ou du moins c’est un débat
sur la table qui viendra avec les débats sur la sixième république.
De la part d’un mouvement dont le chef s’écrit "la
République c’est moi", la leçon est à prendre avec un peu
d’humour.
Un état léger (! ?!) circonscrit et sans pouvoir
de »caste« garant du respect de l’individu par son
intégration dans l’ensemble et »gérant« du bien
commun. C’est un peu succinct mais je ne suis pas spécialiste et
ces discutions dépassent souvent les capacités de compréhension et
de projection du lambda comme moi. Mais sur le principe je serais
d’accord a voir après ce que ceux qui sont capables de développer
peuvent apporter comme »solutions« pour aller dans ce
sens et qui fasse consensus
L’expérience est une bonne conseillère. Sur le sujet il
appartait qu’aucune révolution, car c’est bien de cela que l’on
parle, ne peut se faire sans une phase transitoire permettant
d’orienter l’état vers la révolution, puis celle ci organiser
d’organiser le dépérissement de l’etat. L’inverse c’est permettre
aux forces réactionnaires de rétablir leur ordre de domination. Je
sais que ce n’est plus à la mode, mais Lénine, entre autre, a écrit
des choses très pertinente sur le sujet.
Si la population française soutient un combat contre les traités
européens il n’y a pas de raisons que ça ne marche pas. A ceux
qui nous en impose l’impossibilité cause de traités, d’unanimité
etc on peut leur répondre ben que oui c’est une »révolution« même
si le Ché est bien loin. 1789 a fait tomber la monarchie
(presque...) alors que ce n’était pas »divinement« possible,
a nous de faire tomber cette tête en france, encore, et dans l’UE
aussi, qui se croit possesseur de l’avenir de tous même si
c’est »impossible« , on ne demande pas l’autorisation,
ben oui c’est pas très »constitutionnel« mais c’est
comme ça une »révolution« on demande pas on fait. Si la
population soutient évidemment...
Vous ne pouvez pas vous draper comme à l’UPR de la
bonne »raison« et de la »pureté« d’intentions
d’un frexit, qui rend tous les autres visions mensongères ou
inconscientes ou enfumeuses que sais-je encore qui n’ai point été
dit.
La posture ce n’est pas celle du PRCF, qui ici ne fait que
porter la voie continue du mouvement social qui a chaque étape —
contrairement à Miterrand et au PS — a combattu la construction
européenne constatant qu’elle est 100% dirigée contre les
travailleurs et la souveraineté populaire. La posture c’est celle de
défendre à tout prix l’UE.
C’est comme si , dans un train fonçant dans le mur,
vous vous battiez pour tenir le volant afin de braquer à gauche.
Sauf que le train (L’UE) suit les rails. Pour changer la
direction des rails, il faut d’abord sortir du train.
(..)
Le retour à la dimension nationale serait vécu comme une
régression quoi qu’il en soit, à moins de faire plus de 50% dans
les urnes au moins, ce qui est loin d’être le cas... sauf si
l’abstention progresse, ce qui peut être votre souhait... (je
taquine)
Régression par qui ? le Capital ? sans doute. Les
travailleurs, j’en doute. Il n’y a pas d’internationalisme sans
nation souveraine libre d’établir des coopération mutuellement
profitable. le résultat de votre Union Européenne, ce n’est pas
l’internationalisme mais l’impérialisme. Qui détruit les pays du
Sud et désormais s’attaque à la France tout en frappant les classes
ouvrières de l’Allemagne et de ses satellites.
Le combat pour une UE progressiste en assumant les rapports de
forces nécessaires à toute évolution est un beau combat d’avenir,
il faut être nombreux et soudés pour le mener à bien.
Pour changer les traités européens, il faut l’unanimité
des 27 gouvernements des pays européens. Même lorsque l’UE était
gouverné par une majorité de gauche, y compris avec Melenchon
ministre, il n’y a eu aucun changement. Au contraire on a eu le
traité de Nice, les accords de Barcelonne et Cie... L’UE est
construite pour empécher toute réforme sociale. C’est son objet
fondamentale, inscrit dès le traité de Rome. Pas pour rien que les
travailleurs (je parle pas des PS qui dans leur grande majorité ont
désormais rallié leur écurie fondamentale, la droite, ou de ceux
qui continue à se prétendre de gauche en se disant qu’il y a un
marché électoral à occuper) ont combattu chaque étape de la
construction européenne.
Le frexit ne permettra pas ça, il n’est pour moi qu’une
réponse au vieux sentiment nationaliste pseudo-sécurisant et
maternel qui sommeille encore en beaucoup d’entre nous, pas plus,
il n’ouvre rien il referme...
Tout cela pour en arriver là, et parler comme Macron...,
désolant.
je laisse méditer du’ne part la fable de La
Fontaine, le Loup et le Chien. D’autre part,je remarque que le
nationalisme, qui brandit drapeau et multiplie ses dépenses
militaires par 22, qui ferme ses frontières, qui installe des
xénophobes fascistes au pouvoir de Kiev au pays baltes, c’est bien
les européeistes. Pas ceux qui défende la souveraineté et la
liberté, sur un pied d’égalité, de tout les peuples, et la
coopération plutot que la concurrence libre et non faussée, et la
domination du couple franco allemand tout en pérorrant "la
France n’est pas la grèce" avec mépris.