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Commentaire de njama

sur Inquisition


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njama njama 17 juin 2019 18:19

La loi Gayssot sert à focaliser les esprits sur une vision des événements, et interdire si possible d’autres approches historiques en plaçant l’extermination de Juifs au centre (bien qu’aucun ordre d’exécution n’ait jamais été retrouvé paraît-il, ni que rien dans Mein Kampf ne portait de projet semblable) peut-être pour faire du national-socialisme une idéologie politique mortifère peuplée de démons ?

mais ne serait-ce pas plutôt pour mettre un couvercle sur des coulisses moins avouables ? et c’est ici que l’Histoire nous surprend, en interrogeant en amont de la guerre les événements, elle nous apprend davantage que la guerre elle-même ! et donc foin de cette loi Gayssot, ne focalisons pas sur les Juifs et leur malheur, cela n’aidera pas beaucoup à comprendre cette guerre.

Le choix de la défaite Le choix de la défaite : Les élites françaises dans les années 1930 Annie Lacroix-Riz (2010)

Le grand historien Marc Bloch écrivait en avril 1944 : « Le jour viendra […] et peut-être bientôt où il sera possible de faire la lumière sur les intrigues menées chez nous de 1933 à 1939 en faveur de l’Axe Rome-Berlin pour lui livrer la domination de l’Europe en détruisant de nos propres mains tout l’édifice de nos alliances et de nos amitiés. »
Annie Lacroix-Riz analyse l’histoire des années 1930 pour éclairer les causes de la défaite de 1940. Selon elle, les Français n’ont pas été simplement vaincus en cinq jours par une Wehrmacht invincible ; le haut patronat les a sacrifiés à son plan de « réforme de l’État » copié sur les voisins fascistes et à son obsession d’accord avec le Reich. Cette affirmation incroyable paraît moins audacieuse à la lecture des archives, françaises et étrangères, relatives à une décennie d’actions des élites : militaires ; politiciens ; journalistes ; hommes d’affaires surtout, qui régnaient sur tous les autres, avec à leur tête la Banque de France et le Comité des Forges.
L’autonomie des politiciens ou des journalistes relève ainsi du mythe, celle des militaires aussi. C’est bien la France des grands intérêts économiques et financiers qui dicta le choix de l’Allemagne comme partenaire privilégié dès les années 1920 et sabota l’alliance russe de revers qui avait évité la défaite en 1914. Aujourd’hui, l’accès aux archives éclaire les causes intérieures et extérieures de la Défaite et permet « l’instruction du procès de la vaste entreprise de trahison » que réclamait Marc Bloch.



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