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Commentaire de Ecométa

sur L'Humain en retard d'un débat


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Ecométa Ecométa 9 juillet 2019 11:39

Beaucoup de choses à découdre ou a détricoter dd...

Le temps est dialectique disait Plotin (3 è siècle) ; autrement dit : c’est la « temporalité » humaine qui fait l’intelligence humaine ! Il est vrai, et c’est navrant, que le temps de la « science », de la technoscience... plutôt du « scientisme » et du « technoscientisme » qui permet au traders de gagner de l’argent à la nanoseconde ; à largement pris le pas sur la « temporalité humaine » !

Nier la « temporalité humaine », lui substituer le temps de la science et de la technique, voire ne considérer que l’avenir comme nous le faisons savamment délibérément, même académiquement en nous consacrant à cette fuite en avant « rationalo économico positivo technoscientiste » imbécile : c’est nier l’intelligence humaine, une intelligence qui doit toujours être « humainement qualifiée », ceci, en termes d’entendement entre nos savoirs et non de « dichotomie » sans nul doute vieille résurgence de l’antédiluvienne lutte religieuse entre le bien et le mal ! !

Nier la temporalité humaine c’est nier l’humain et le principe d’Humanité !

Une première question essentielle se pose : sommes-nous plus intelligent avec notre pléthore de savoirs technoscientifiques ? Non, il semblerait que non ; il semblerait même que nous soyons toujours au fond de la caverne avec les ombres qui s’agitent, même de plus en plus, car toujours aussi ignorant de la « Nature », comme des « états de nature » qui ont émergés, dont la nature humaine : nous sommes de plus en plus ignorant de l’humain et du principe d’humanité !

Une deuxième question tout aussi essentielle : savoir pour quoi faire ? Pour réellement comprendre, bien comprendre, en termes d’entendement, de bonne intelligence, ou pour mieux tout manipuler ? La réponse de cette époque rationalo technoscientiste paroxysmique qui abuse tout est très claire : pour pieux tout manipuler, ceci, pour plus de profits financiers et pour dominer ! 

Il nous faut prendre conscience que les mots en « isme » sont des paroxysmes ; ils ont fleuri depuis un siècle et demi de positivisme ; ils sont nombreux techniquement, totalement entrés dans le langage courant (rationalisme et plus simple rationalité, productivisme et plus simple productivité, libéralisme... qui plus est exclusivement systémique et plus simple liberté, nationalisme, populisme...) ; si nombreux que nous avons créé une civilisation paroxysmique qui abuse tout : la « Nature » et les « états de nature »... dont notre propre nature humaine sociétale !

Prenons le temps de « vivre » et non de survivre, reprenons la main sur tout ce tournis « rationalo économico positivo technoscientiste » qui nous saoule : résistons simplement ! Pour se faire il nous suffit de revenir, en termes de savoir, à des « fondamentaux », et à ce sujet une sérieuse remise en cause épistémologique s’impose !

Il ne s’agit pas d’être contre la science et la technique qui sont utiles et nécessaires à l’humanité , à la condition express qu’elles servent l’humain au lieu de l’asservir : qu’elles servent la société au lieu de s’en servir ; il faut simplement inscrire notre savoir dans l’entendement en lieu et place de la dichotomie !

C’est un vrai problème, c’est simple, on pourrait même dire simpliste, mais pour notre époque moderne au modernisme, celle du changement pour le changement, véritable paroxysme de modernité et plus simple modernité, la science est devenue générique de savoir et du « SAVOIR » et, il n’y aurait plus de « Savoir » comme d’ailleurs de « valeurs », même de «  PRINCIPES », que de nature scientifique et technique ! Au diable l’ontologie, la déontologie, l’éthique et l’altérité : tous ces acquits intellectuels humains ! Renvoyée aux calendes grecques et aux oubliettes de l’histoire la « métaphysique », cette « épistémologie » première philosophie et première interrogation sensée qui sortait l’humain de l’état de pure croyance religieuse ; qui, à nouveau, nous sortirait de cette croyance, de cette nouvelle religion scientiste !

Et que dire du positivisme auquel nous sommes revenus de plus belle encre avec Milton Friedman, chantre américain du libéralisme économique qui professait que l’économie doit être une « science positives » ; au passage Prix Nobel de sciences économiques qui imposait dans le même temps, pour imposer ses idées économiques, des dictateurs en Amérique du Sud ! Autrement dit : l’économie doit être une science exclusive d’elle-même qui se regarde technoscientifiquement le nombril ! 

Le terme positivisme, ou empirisme logique, désigne un ensemble de courants qui considère que seules l’analyse et la connaissance des faits réels vérifiés par l’expérience peuvent expliquer les phénomènes du monde sensible. La certitude en est fournie exclusivement par l’expérience scientifique. Le positivisme rejette l’introspection, l’intuition et toute approche métaphysique pour expliquer la connaissance des phénomènes. En devenant « positif », et véritable aberration intellectuelle, même pure manipulation, simplification à l’impossible, l’esprit renoncerait à la question « pourquoi ? », c’est-à-dire à chercher les causes premières des choses, même celles « fondamentales » ; il se limiterait au seul « comment » ! Selon ce concept positiviste, nous aurions tout compris de la complexité du monde et il n’y aurait plus rien à comprendre fondamentalement, le monde est de conception scientifique. Il n’y aurait que des conséquences sur lesquelles il nous suffit d’agir ; c’est la raison pour laquelle nous ne faisons qu’ajouter des conséquences à des conséquences et forcément des problèmes à des problèmes, quant au fond nous ne résolvons plus rien ! En renonçant à toute possibilité d’introspection nous nous inscrivons dans la fuite en avant, et surtout l’impossibilité de nous amender en quoi que ce soit : surtout humainement ! C’est une modernité régressive que nous propose le positivisme et nous y sommes en plein !.

Même si la plupart des philosophes contemporains considèrent le positivisme comme dépassé, il n’en reste pas moins qu’un certain esprit positiviste subsiste à travers certaines formes de pensées, notamment en matière d’économie avec Milton Friedman de l’école libérale de Chicago (l’économie doit être une science positive : le comment sans le pourquoi ou encore le comme si) et que les structures qu’il a contribué à mettre en place das le monde entier en sont fortement marquées.

Déjà à son époque Platon s’interrogeait de savoir quelles raisons faisaient qu’un État, qu’une civilisation, se délite, sombre dans l’esclavage (au sens de l’aliénation) et disparaît. Mêlant l’expérience et la démonstration, il concluait qu’aucune communauté ne cède si elle n’a à l’intérieur d’elle-même les « germes » de sa propre destruction. Ainsi, si Athènes s’est perdue, tout comme Rome d’ailleurs, ce n’est pas sous les coups de leurs ennemis, mais que leur régime, basé sur le népotisme et l’individualisme paroxysme d’individualité et plus de l’individualité, impliquait la dégénérescence, comme celle de toute cité livrée à la cupidité morbide ; comme cette époque aliénée au capital par le capitalisme : usage paroxysmique du capital ; et que dire du financiarisme !

Les germes de notre délitement, de notre disparition programmée, ceci en termes de « principe d’humanité » ; mais nos dirigeants s’en foutent royalement... après eux le « déluge » mais ils s’en foutent tellement leur pragmatisme financiariste et de domination de l’instant les submerge ; les germes de tout cela, de cette modernité régressive, sont dans notre savoir et notre culture rationalo économico positivo technoscientiste !


Une sérieuse remise en cause épistémologique s’impose !




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