@ P.-A. Teslier
Mon
Dieu ! c’est le cas de le dire, mais avant d’écrire de tels articles,
lisez des sociologues, rencontrez des croyants ouverts, ouvrez-vous à ce monde,
ce nouveau monde, immense, infini, des croyances, des spiritualités, des
espoirs transcendants, ouvrez-vous aux philosophes, à la métaphysique, au fait
que l’homme soit seul à la fois capable et incapable de concevoir l’infini,
cherchez comment les grands penseurs se sont penchés sur cette contradiction.
Faites ou bien lisez de la poésie, imprégnez-vous profondément d’une atmosphère
en un lieu loin des hommes, ou pas, ressentez les molécules de votre être
interagir avec, si ce n’est le tout, au moins avec un souffle, un état d’être…Je
ne sais pas mais faites quelques chose ! Je vous en supplie ! À
genoux ! avec les mains jointes !
Je
suis désolé, encore, mais j’ai devant moi l’argumentation de ce qu’un rationaliste
le plus basique, primaire …euh, excusez-moi, …primate ; peut produire.
Je
suis profondément affligé, mais là, c’est clair, vous n’êtes pas fait pour
aborder nombres de choses qui sont tout à fait hors de votre portée.
Bon
vous êtes rationaliste, sans doute matérialiste, c’est votre droit. Vous vous
affichez Lrem c’est votre droit aussi. Mais…Un lecteur pourrait déduire de
votre article que vos coreligionnaires raisonnent comme vous.
Ah !
c’est une responsabilité : Les Lrem ; certains s’inventant des
croyances en une transcendance (c’est tout Macron ?, et les actes qui la
reflètent : de nouveaux dieux , un nouvel olympe ?), ou bien se conservant
sous le bras une religion déjà altérée mais de bien-pensance, ou bien … rien ?
Ah si !
Le rationalisme, le matérialisme illustrés ici : pauvreté des idées,
entrées uniquement axées selon un mode de pensée étroit, calculateur (tiens je
pense aux salaires et avantages en nature d’un député, soudain), comptable,
factuel.
Une énorme part d’un texte religieux est altéré par l’histoire, par l’homme,
quoiqu’en disent, évidemment les Juifs, Chrétiens, Musulmans, Zoroastriens,
Hindous, Bouddhistes, Jaïnistes etc. et ne résident d’intéressants que de
courts passages, préservés. D’autres sont clairement métaphoriques et l’unique
point où je vous rejoint c’est qu’il s’agit aussi d’étroitesse d’esprit que de
vouloir les prendre à la lettre.
Lorsqu’en plus, il s’agit d’une volonté
délibérée d’assoir un pouvoir (sur un peuple par exemple), j’ai remarqué que
les pires détracteurs d’une religion étaient les littéralistes.
Monsieur
P.-A. Teslier ; les perles résiduelles, une vérité, telle une eau
jaillissant d’une source, les rares passages préservés du temps, ne vous sont
pas, en l’état actuel des choses, accessibles.
Observant
parfois les réactions de personnes se revendiquant Lrem vis-à-vis d’autres êtres
humains (eux), ou vis-à-vis d’événements, je découvre, de même, une interprétation
erronée mais surtout l’énorme incompréhension de tenants et aboutissants
présents.
Je découvre du juvénile. De l’absence de vécu. De l’avidité comme elle apparait chez le gamin. Une sorte de présomption d’être dans son bon droit (et je sais de quoi je parle, j’ai connu des périodes aisées qui créent souvent cette sensation psychologique)...
Quelque
chose de simultanément passionné, enthousiaste, sectaire, étroit d’esprit.
Quand
on ne connait pas, quant on ne sait pas…on ne fait pas.