@bouffon(s) du roi
Dès que le rapport de forces lui devient plus favorable, la
bourgeoisie remet en cause les acquis non étatiques, comme la sécurité sociale
dans laquelle à l’origine était gérée par des représentants des salariés une
part socialisée du salaire. Aujourd’hui, les puissants cherchent à remodeler le
rôle de l’état mis en place après la seconde guerre mondiale : les fonctions
économiques et sociales doivent être soumises aux « lois du marché »
pour diminuer autant que possible la masse salariale. Tout ce qui est rentable
doit être privatisé. Sur ce qui n’est pas rentable, on fait le maximum
d’économies. Toutes les règles qui mettent du sable dans les rouages du
capitalisme (le code du travail) doivent être assouplies. par contre, il n’y a
aucun déclin dans la fonction répressive de l’état castagneur.
La « démocratie » libérale s’arrête aux portes des
entreprises, ce qui est une contradiction fondamentale. Des imposteurs détournent
les espoirs des salariés en utilisant leurs votes pour renforcer l’idéologie
dominante par la fabrique du consentement, et l’état devient une institution
hors de contrôle de la population.
Renverser ce type d’état bourgeois ne peut se traduire que
par un nouvel état destiné à s’bolir lui-même mais nécessaire tant que le «
totalitarisme privé » seront plus forts que le « totalitarisme public ».
Ce n’est ni en faisant des prières ni en écoutant des discours que les opprimés
obligeront les puissances d’argent à lâcher les rênes.