En novembre 2016, Mélenchon, toujours sur son blog personnel et dans un
billet titré « L’ère du peuple » fait des révélations sur Paulo
Paranagua, ancien journaliste de la rubrique International du Monde :
C’est faux !
Les révélations ont été faite bien avant, en 2012. Le Monde a l’époque voulait portait plainte. Mais ne la jamais fait..
Le Monde veut me poursuivre en justice ! 06/10/2012
Le journal « Le Monde », sous la signature
de Gilles Paris, me réserve un encadré sous le titre « Jean-Luc
Mélenchon, le « Monde » et le Vénézuela ». Je choisis de le reproduire
in extenso pour vous en rendre juge. « Co-président du Front de
gauche, Jean-Luc Mélenchon exècre la couverture que Le Monde consacre au
Vénézuela du président Hugo Chavez et le fait savoir bruyamment. C’est
son droit le plus strict. Pour M. Mélenchon, toute critique de
l’expérience « bolivarienne », qu’il dépeint lui-même avec un sens assez
limité de la nuance, ne peut relever que de l’ignorance, ou de la
volonté de nuire...
..Quant à moi, je répète ce que j’ai dit sans qu’on puisse me contredire :
Paulo Paranagua a été membre d’une organisation dont les méthodes de
combat incluaient le meurtre d’agent de police et de gardien de banque.
Est-ce faux ? Si c’est faux pourquoi Gilles Paris ne le dit-il pas ? Il
ne le dit pas parce que c’est vrai et qu’il le sait. Monsieur Paulo
Paranagua a été emprisonné pour cela au régime de droit commun. Est-ce
faux ? Si c’est faux pourquoi Gilles Paris ne le dit-il pas ? Cette
seule situation, sans que j’ai besoin d’en ajouter davantage dans les
détails dont je dispose, suffit à pouvoir caractériser, dans l’esprit de
polémique qu’il a lui-même créé, de « terroriste repenti ». Car c’est
une chose d’être un guérillero qui affronte des militaires et la police
politique et une autre de s’engager dans des actions du type de celles
qu’a mené le groupe dont a été membre monsieur Paulo Paranagua. Tout
cela ne serait jamais venu sous ma plume tant de fois, et sans que le
journal « Le Monde » ne réponde jamais, si monsieur Paranagua
avait eu la pudeur d’éviter de faire la leçon à tous ses anciens
camarades de l’époque en plus de ses autres méthodes bien connues en
Amérique du sud sur l’art du journalisme tel qu’il le comprend. Car des
hommes et des femmes que les circonstances ont conduit dans les impasses
du terrorisme de l’ultra gauche en Amérique latine il y en a eu
beaucoup. J’en ai connu et j’en connais encore quelques-uns. Je sais
parfaitement faire la différence entre eux quand il y en a. Par exemple,
je fais une différence fondamentale entre les nobles cœurs qui ont tiré
au bazooka sur le convoi de Pinochet, ce que j’approuve, et ces
personnes qui ont tirés sur des gardiens de banque ou des policiers dans
la rue. Hier comme aujourd’hui je n’ai pas cessé un seul jour d’être
politiquement et philosophiquement en opposition radicale à ce type de
méthodes. La règle est à présent de considérer que la page est tournée
même si elle ne tournera en fait jamais pour certains, soit qu’ils
soient psychologiquement détruit par le remord de leurs actes, soit
qu’ils en soient morts, soit que d’autres en aient été les victimes.
Cette règle a son prix : personne ne fait la leçon aux autres, surtout
pas ceux qui ont eu tort et dont les actes ont couté si cher à tout le
monde !