@Fanny
Je comprends bien votre réaction, peut-être vous trouvez-vous dans la partie la plus à droite de mes graphiques.
Une autre personne avance l’argument selon lequel, je cite
« Le type a cotisé donc cet argent doit être restitué à ses
survivants, point, à la ligne ».
Pourtant si c’est lui le survivant et
qu’il touchait plus de 70% de la somme des retraites, avec le « règle
Delevoye » on ne va rien lui restituer de ce que sa conjointe avait
cotisé.
Si vous trouvez ça normal, toute votre argumentation tombe. Parce que figurez-vous que la règle Delevoye aura aussi pour conséquence d’exclure de la réversion le peu d’hommes qui pourraient y prétendre dans le système actuel. La raison ? Traditionnellement, les hommes acceptent plus facilement les situations d’hétérogamie à leur détriment. Ce n’est pas de votre faute, c’est la conséquence de siècles d’histoire et cela ne va pas disparaître en un seul jour. Mais bon, ce n’est pas ça le plus important étant donné que les hommes décèdent généralement avant leurs épouses.
Personnellement ce qui me choquerait le plus c’est que l’on puisse obtenir un avantage de réversion correspondant à 47,3 années de cotisation quand on a déjà 1500 Euros de retraite personnelle, juste parce qu’on s’est marié à un type bien payé qui avait 3000 Euros de traite.
Si vous vous trouvez ça normal alors oui nous avons de grosses différences idéologiques.
A propos. Un plafonnement de l’avantage de réversion dégagerait des ressources pour accorder la réversion aux PACSés. Vous acceptez de partager le gâteau ?
(je ne suis pas PACSé)