Le social ne produit pas de richesses, on ne peut distribuer que ce qu’on a gagné
Pur point de vue capitaliste.
Le social produit de base des « richesses » qui ne sont pas monétaires. D’autre part, certaines entreprises dans le domaine de l’ESS en produisent mais utilisent une partie plus ou moins importante de leur capital pour des projets de société — bien plus utiles que d’engraisser l’actionnaire majoritaire riche à en crever/d’être plus productive.
notre pays inventa le social comme une nouvelle industrie
Un pays reconstruit n’a plus besoin d’avoir des travailleurs bossant jusqu’à en crever. Le travail s’adapte donc à la situation économique et également aux nouvelles technologies qui facilitent la chose.
Le « retour sur investissement » était donc — et devrait toujours l’être — le social et l’épanouissement de l’individu. Le libéralisme est la cause essentielle de la régression de notre société. A qui profite le fait de travailler plus ? Certainement pas aux employés.
et nous pourrons redécouvrir le travail, ce que signifie gagner sa vie à la sueur de son front.
Une belle vision...macronesque de la vie (pour les « pauvres » bien entendu).
Plus de protection sociale, bosser pour ne rien gagner ou presque — de quoi payer ses factures —, un travailleur corvéable à merci qu’on peut embaucher/licencier à volonté selon l’humeur du jour.
Ce qui signifie une société très pauvre, une élite affreusement riche et puissante, un taux de mortalité très élevé, une situation sanitaire épouvantable. En bref, un pays du tiers-monde comme nous le prépare notre cher Zéro national et ses fidèles toutous. Aucune vision de l’avenir ou d’espoir d’ascension sociale, c’est « tu bosses et tu fermes ta gueule sale esclave ».
Le salariat disparaître ? C’est une idée totalement stupide. A moins de revenir au Moyen-Age avec des échoppes...
L’avenir n’est pas du tout de revenir au 19ème siècle. C’est de repenser totalement le travail et le capitalisme afin d’équilibrer les rapports travail/vie personnelle, travail/gain/évolution professionnelle. Sinon, il n’y aura pas d’avenir du tout...