Depuis le 17 octobre
2018, date de la 1ère manifestation des gilets jaunes, les citoyens
sont en pression permanente et la tension est palpable par cette
impression de s’être fait dupés par l’élection de 2017 au
profit d’un opportuniste inconnu face à une nationaliste forçant
l’électeur à un choix, on ne peut plus hasardeux, entre la peste et
le choléra, en donnant le sentiment que les dés étaient pipés à
l’avance en rejouant la partie du 21 avril 2002. Sauf, qu’en
2002, nous savions à qui nous avions à faire. Chirac était un
super menteur mais il savait se rétracter pour éviter le pire. Bien sûr, les
anciens n’ont pas oublié, ce 6 décembre 1986, lorsque Malik
Oussékine ce jeune homme est mort sous les coups des « voltigeurs de
Pasqua ». Il est comme la mémoire des violences policières que nous
pensions éteintes pour l’éternité et pourtant ont ressurgi ce 21
juin 2019, soir de la Fête de la musique. Après une charge de la
police, Steve Maia Caniço, est tombé dans le fleuve et retrouvé
mort.
Aujourd’hui, avec les manifestations des syndicats et le rapprochement des gilets jaunes donnant un nouveau souffle à la contestation, la
violence monte crescendo et « Le Reich En Marche » par son mépris en
attisant la colère du peuple trahi est obligé de se faire exfiltré
d’un théâtre par une porte dérobée de peur de se faire lyncher
sur la place publique.
Les 29 mois restant,
avant la prochaine échéance présidentielle, risquent d’être fort
agités dans le pays pour celui qui racle les fonds de poches des
misérables pour satisfaire ses amis banquiers et assureurs.
Il suffit d’une
étincelle pour mettre le feu aux poudres. Macron a t-il conscience
qu’il est assis sur un baril chargé de poudre qui n’est pas de
la poudre de perlimpinpin, mais de la poudre à canon prête à lui
sauter à la face ?