@DACH
En
attendant, des « masses » d’irakiens défilent contre les USA
sous la houlette du très influent Moqtada al-Sadr, rappelant au
gouvernement que menaces ou pas, le Parlement a voté l’expulsion des
agresseurs :
http://francais.rt.com/international/70692-milliers-personnes-manifestent-bagdad-contre-presence-americaine-irak
Des
milliers de personnes manifestent à Bagdad contre la présence
américaine en Irak
24
janv. 2020, 22:00
Une
marée humaine a déferlé sur Bagdad à l’appel de Moqtada al-Sadr
pour demander le départ des troupes américaines d’Irak. Le leader
chiite a également requis l’interdiction de survol de l’espace
aérien irakien par des avions militaires américains.
Suite
à un appel à manifester contre la présence des troupes américaines
en Irak, lancé par le leader chiite Moqtada al-Sadr, des milliers de
personnes ont déferlé dans les rues de Bagdad ce 24 janvier, comme
on peut le constater sur ces images de l’agence Ruptly.
Scandant
« Dehors, dehors, occupant » ou encore « Oui à la souveraineté »,
la foule des fidèles de Moqtada al-Sadr s’est rassemblée dans le
quartier de Jadriyah, agitant des drapeaux irakiens. Un porte-parole
du leader religieux est monté à la tribune afin de lire un
communiqué de celui-ci, dans lequel il a appelé au retrait des
forces américaines d’Irak, à l’annulation des accords de
sécurité entre Washington et Bagdad mais aussi à la fermeture de
l’espace aérien irakien aux avions militaires américains. Une
gigantesque banderole « Get out America » (Dehors l’Amérique)
était déployée sur l’estrade.
Le
fils de l’ayatollah Mohammad Sadeq al-Sadr, exécuté en 1999 sous
Saddam Hussein, a par ailleurs conseillé au président américain de
ne pas être « arrogant » face aux responsables irakiens. « Si tout
cela est fait, nous traiterons [avec les Etats-Unis] comme avec un
pays non-occupant, sinon, nous les considérerons comme un pays
hostile à l’Irak », a-t-il fait savoir.
L’appel
de Moqtada al-Sadr a été suivi par le Hachd al-Chaabi, coalition de
paramilitaires pro-iranienne formée pour lutter contre les
djihadistes et désormais intégrée aux forces de sécurité
irakiennes, habituellement rivale du leader politique, et dont le
numéro deux, Abou Mehdi al-Mouhandis, avait été assassiné lors de
l’opération américaine visant le général iranien Qassem
Soleimani, ancien chef de la force al-Qods, le 3 janvier en Irak.
Dans
son prêche du vendredi, lu par un porte-parole, le grand ayatollah
Ali Sistani a de son côté souligné le droit des Irakiens à
manifester « pacifiquement » pour leur souveraineté nationale. La
plus haute autorité chiite du pays a par ailleurs dénoncé le
« retard » des partis dans la formation d’un nouveau gouvernement.