Quel cinéma !
Ce n’est qu’au onzième siècle que Grégoire VII a imposé
de choisir le clergé parmi les célibataires, pour éviter que les prêtres mariés aient l’idée de s’enrichir
pour transmettre un héritage à leurs enfants, et donc pour préserver le
patrimoine de l’église.
Par contre, chez les protestants, Luther et consorts ont souligné la
valeur du mariage des clercs sur le plan théologique comme sur le plan moral, étant
donné les constats d’inconduite de certains ecclésiastiques, déjà...
C’est seulement depuis Chateaubriand et le « Génie
du christianisme » que le prêtre est supposé « se conformer au Christ et
l’offrande exclusive de lui-même pour le Règne de Dieu », et que la virginité du modèle constitue la référence de la tradition de l’église latine sur cette question :
les prêtres catholiques de rite romain font promesse de célibat et d’obéissance
à leur évêque, et les moines font vœu d’obéissance, de pauvreté et de chasteté (donc, le célibat n’inclut pas forcément la chasteté ? ).
Exception : dans les églises orientales rattachées à Rome
(qui sont donc elles aussi « Catholiques Romaines »), les usages
suivent la tradition de ces églises proches des Églises Orthodoxes : il
arrive que des évêques Catholiques Romains ordonnent des prêtres mariés
Catholiques Arméniens. L’Église
Catholique Romaine de rite Latin peut même accueillir individuellement dans ses
rangs des prêtres déjà mariés provenant d’autres Églises, comme cela s’est déjà
produit pour des prêtres originaires de l’Église Anglicane au Royaume-Uni.
Ce qui se joue en ce moment, ce n’est pas cette question,
mais celle de la position en recul de l’église catholique en Amérique Latine et
en Afrique face aux évangélistes financés par l’empire et les moyens d’y
remédier.