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Commentaire de Arogavox

sur Effondrements


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Arogavox Arogavox 6 février 2020 12:09

@alinea
oui, sauf que « ouvrir les consciences » ça fait un rien prétentieux  : remplacer la prétention aristocratique de nos oligarques par une autre aristocratie d’ouvreurs de consciences ? ...
  Le succès du mouvement dit des « Gilets Jaunes » ne montre-t-il pas que « les consciences » sont déjà largement et majoritairement ouvertes ?
  
 Lorsque les bogues d’un logiciel sont ponctuels et circonscrits, les localiser représente il est vrai au moins 50% de l’effort pour les faire disparaître ; mais le reste de l’effort ne se produit tout de même pas tout seul. De plus, si le logiciel et structurellement mal foutu ou désadapté, il ne suffit pas de crier collectivement au scandale pour en reconcevoir et redévelopper l’architecture !

 Et si le peuple, dont la ’plèbe’ elle-même, était plus roué qu’il ne veut bien se l’avouer à lui-même ? 
 N’est-il pas moralement pratique et diplomatiquement intéressant de se défausser de ses responsabilités politiques individuelles en les déléguant à des zélus (certes prétentieux et retors, mais qui ne le sait pas ?) ... quitte à pleurer ensuite la ’trahison’ dès que, fatalement, des options politiques honteuses sont à déplorer ?
( ex. : les exactions commises sous le mandat du fuhrer ne seraient imputables qu’à sa seule folie ? Ou, plus actuel : qui assumerait aujourd’hui l’utilisation du bouton nucléaire ?  qui se permet seulement de seulement évoquer son existence ? ... )

 N’oublions pas que, pour mettre en oeuvre la théorie de l’élection par scrutin, il a fallu un minimum d’huile de coude pour imaginer, choisir et préciser une technique de scrutin fort particulière ?  
 Qui s’y est collé à cet effort ? Qui, aujourd’hui se soucie de savoir que ce sont les milieux d’affaire et des anciennes chambres de commerce qui avaient commencé à étudier mathématiquement la question ? ... et qui sont à l’origine du choix que nos veautant d’aujourd’hui semblent tenir pour une loi divine !

 Va-t-on confier à nos seuls poytechniciens le souci de re-concevoir des techniques de démocratie dignes de notre nouveau millénaires ?

bis repetita :

selon l’Universalis :

« De l’Antiquité grecque jusqu’au XIXe siècle, seul un régime que nous appelons aujourd’hui démocratie directe, où les lois sont débattues et votées par l’assemblée (ekklèsia) des citoyens, pouvait être qualifié de démocratique.

La désignation des gouvernants par l’élection, en réservant le pouvoir à « quelques-uns » et non « à tous », était considérée comme un procédé aristocratique. »

  


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