« jeter les bases d’une société plus solidaire »
Il
faut tout changer pour que rien ne change, ou le chaos : c’est le
message de l’article, tel que je l’ai reçu. Message typiquement macronien.
La
solidarité ?
Nous vivons
en France aujourd’hui dans la société sans doute la plus solidaire au monde. Cela au sens le plus direct et chiffrable de la solidarité : le
transfert d’argent des « riches » aux « pauvres ».
On peut
toujours faire plus. « Toujours plus » est un slogan qui n’appelle
que les vivats. C’est le « peut mieux faire » de l’instit. à l’école
primaire. Ou l’éternel « plus de moyens » des enseignants. Incontestable.
Mais notre
langue dit aussi : « le mieux est l’ennemi du bien ». Et puis, on n’a
plus les moyens. Et « les riches » (la classe
moyenne qui ne reçoit aucune aide) vont un jour en avoir assez de payer - cher -
pour une fonction publique qui n’assure plus les prestations qu’on attend d’elle.
Comment se fait-il que les Allemands, pour un budget santé comparable, disposent
de trois fois plus de moyens de réanimation ?
« Toujours
plus », « plus de solidarité », « plus de moyens »
sont aujourd’hui des slogans usés qui sonnent creux, qui ne veulent plus rien
dire, qu’on ne comprend pas, qu’on ne sait pas traduire en actes dans le monde
réel. De la démagogie pour masquer la médiocrité, mais surtout l’absence de
boussole : on ne sait pas ce que l’on veut et où l’on va. C’est la vraie
raison, à mon avis, de la faillite de la gauche.
Quel sens
donne-t-on à ce mot « solidarité » ? Avoir les mêmes objectifs ?
Vivre ensemble ? Partager une culture commune ? Soutenir davantage
les plus pauvres ? Recevoir davantage de réfugiés et d’immigrés
économiques ? Lutter contre le chômage ? Si l’on ne précise pas,
mieux vaut éviter ce mot démago. Car c’est parler pour ne rien dire.
Alors « que
faire » comme disait l’autre ? Je n’en sais trop rien. Si, au moins une
chose qui commande le reste : voter pour des gens de caractère, des gens
courageux qui ont des principes solides et une vision, ceci afin de remplacer
les lopettes carriéristes, à la fois technocratiques et incompétentes, qui nous
gouvernent (la crise du virus m’a mis en colère). Le « bien » suivra,
à défaut du « mieux ». C’est « l’Esprit » qui fait défaut,
plus que « les moyens ».