Si tu ne vas pas à la forêt c’est la forêt qui vient à toi.
Au bout du jardin c’était la forêt et les chevreuils aiment la salade toute jeune tout comme moi.
De la mi-juillet à la mi-août c’est bruyant comme voisins pendant le rût ça aboie.
Les renardeaux qui viennent la nuit pour jouer dans le jardin c’est mignon mais bruyant.
Les sangliers qui viennent bouffer les restes de cuisine c’est pas trop discret non plus.
C’est souvent ce que je ramassais en ballade qui décidait du repas du soir. J’avais mes coins à champignons, à escargots, ail des ours, ect.
Expert crottologue ou merdologue, un minima si on veut lire la forêt. Le plaisir c’est d’approcher les animaux au plus près.
8 ans de Caraïbes ça ramolie, chaleur et humidité pour la ballade c’est pénible. Je regarde en ce moment pour un point de chute dans du plus frais. Voie lactée visible obligatoire, la forêt, des voisins rustiques, des loups si possible, c’est pour le challenge de les approcher.
Il ne faut pas rêver de forêt, il faut la vivre.
Je salive en écrivant ces mots, les souvenirs reviennent. Lors de la ballade, après 20km pour s’ouvrir l’appétit, sortir le thermos de soupe, et le sandwitch de compétition, même par moins 10 c’est le pied.