@francis29
Qu’est-ce que la corruption
systémique ?
La date où l’industrie pharmaceutique a définitivement supplanté
la médecine...
Auteur(s) : Jean-Dominique
Michel pour FranceSoir
Les mois écoulés auront vu le monde
vaciller devant une épidémie respiratoire virale d’un ordre de grandeur
pourtant habituel, avec des réactions sanitaires, sécuritaires et
politiques sans précédent.
Si, étant donné les incertitudes qui
existaient quant à la gravité de la Covid-19, ces réactions ont pu sembler
justifiées dans un premier temps, il a vite été évident que ce n’était
pas le cas. Les autorités (OMS et gouvernements occidentaux en particulier)
ont sur-réagi d’une manière terriblement destructrice à long
terme pour nos sociétés.
Les données sont pourtant
apparues très tôt : dès le début du mois d’avril, l’équipe du Pr Ioannidis de
l’Université de Stanford montrait que la contagiosité et la
létalité (nombre de décès en rapport du nombre de personnes infectées) réelles
de la Covid était du même ordre que ce que l’on connaît année après année avec
la grippe. Que la plupart des personnes infectées ne s’en rendaient même
pas compte tant le virus est
habituellement bénin !
Que les victimes
enfin avaient une moyenne d’âge alignée sur l’espérance de vie, pays par
pays. Et que donc il n’y aurait tout simplement pas de surmortalité
particulière en 2020 dans nos sociétés[i].
On a pourtant imposé un
confinement autoritaire, violant évidemment de nombreux droits fondamentaux,
au motif que c’était absolument nécessaire pour limiter les dégâts.
Décision purement
et simplement erronée ,
abusive : et inefficace, les
pays ayant connu les plus forts taux de mortalité sont ceux qui ont confiné le
plus strictement.
Une étude vient de montrer
que les 2/3 de la surmortalité pendant la période en question avaient
en fait eu d’autres causes que la Covid, en particulier le manque de soins pour
les personnes souffrant de maladie grave..
Soit des décès qui ont été majoritairement la
conséquence des mauvaises réponses sanitaires.
Des pays ayant peu ou pas confiné
(comme la Hollande, la Suède ou la Suisse) ne se sont pas moins bien tirées
d’affaire que la France, l’Italie et l’Espagne – bien au contraire.
Les conséquences à long terme de
la panique et de la dérive autoritaire qui se sont emparées de nos gouvernements
s’annoncent en revanche terrifiantes : le PIB a chuté de près de 14% en France au 2nd
trimestre 2020[iii], les faillites de
commerces, d’indépendants et de PME sont à prévoir par centaines de milliers.
Seuls prospèrent de manière
presque obscène en ces temps tragiques les GAFAM et
les sociétés pharmaceutiques !
A l’origine de ce désastre,
on trouve un phénomène qui, s’il devient à peu près apparent pour tout le
monde, requiert tout de même quelques clés de lecture.
Même s‘il s’agit d’une « vérité
embarrassante », cela fait longtemps que le constat a été posé du pouvoir
démesuré de l’industrie pharmaceutique, qui détermine depuis deux décennies au
moins les politiques sanitaires des états.
Les études qui en attestent et les
prises de position visant à alerter les populations sont si nombreuses que l’on
a l’embarras du choix[v]. Le centre
d’éthique de l’Université de Harvard le résume fort simplement sous le concept
de « corruption systémique » :
"L’industrie pharmaceutique a
corrompu la pratique de la médecine par son influence sur le développement
des médicaments, la manière dont ils sont testés et la création de
connaissances médicales (…)
L’industrie a exigé des délais d’examen moyens
plus courts et, avec moins de temps pour examiner minutieusement les preuves,
il en est résulté une augmentation des hospitalisations et des décès. La
satisfaction des besoins des entreprises pharmaceutiques a pris le pas sur la
satisfaction des besoins des patients.
Si cette corruption des
intentions réglementaires n’est pas inversée, la situation continuera à se
détériorer.[vi]
Ces industries (et
donc les autorités qu’elles ont sous leur influence) n’ont depuis
longtemps plus la santé de la population comme priorité mais les perspectives
de profit qu’elles peuvent tirer de ses problèmes de santé.