Rappelons d’abord qui est Monsieur Emmanuel MACRON [8 mai 2017,54029 vues]
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Sinon, qui a fondé la République ? Ce n’est pas Gambetta , mais mon trisaïeul :
Le 30 janvier 1875, mon trisaïeul faisait adopter, par 353 voix contre 352, l’amendement éponyme :
«
Le président de la République est élu à la pluralité (et non « majorité
absolue ») des suffrages par le Sénat et la Chambre des députés réunis en Assemblée nationale. Il est nommé pour sept ans ; il est rééligible. »
D’où vient cet amendement ? A l’époque, le prétendant le plus sérieux était Henri d’Artois, Comte de Chambord (https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_d%27Artois).
Mon
trisaïeul, déjà auteur, en 1849, de l’abolition de l’esclavage, et qui
avait enclenché la procédure de canonisation de Jeanne d’Arc
(introduction de la cause en 1869 ; vénérable, le 27 janvier 1894 ; bienheureuse, le 18 avril 1909 ; sainte, le 16 mai 1920 ; patronne de la France, le 2 mars 1922), connaissait
parfaitement la sociologie des français du dernier quart du 19ème
siècle , français certes instruits des novations révolutionnaires , mais demeurés foncièrement monarchistes .
Cependant, le Comte de Chambord, exigeant le retour de la bannière blanche fleurdelysée, refusait obstinément d’adopter le drapeau tricolore, provoquant, le 28 mai 1872, cette réplique du duc d’Aumale : « Les Français sont bleus, et ils voient rouge quand on leur montre du blanc. »
Bref, la situation était bloquée.
Heureusement, mon trisaïeul interrogea Édouard Carrière (http://vdaucourt.free.fr/Histmed/Medrois.htm), médecin du Comte de Chambord : « Dites-moi, Docteur, il en a encore pour combien de temps ? - Oh, sept ans au maximum ! » (Et effectivement, il mourut en 1883).
« Très bien, Docteur, en ce cas, je proposerai un septennat, en attendant ... »
Et
c’est ainsi que Patrice de Mac Mahon, précédemment élu président de la
République par la majorité royaliste de l’époque, le 24 mai 1873, fut reconduit
pour un bail intérimaire de sept ans, en attendant le rétablissement de la monarchie.
Cependant, ce qui n’avait pas été prévu, fut une poussée de la gauche, lors des élections des 14 octobre 1878 (Assemblée nationale) et 5 janvier 1879 (Sénat).
Comme Mac Mahon ne disposait plus d’aucun soutien parlementaire, il préféra démissionner le 30 janvier 1879, après avoir refusé de signer le décret retirant
leur commandement à certains généraux.
Selon la formule de Léon Gambetta (15 août 1877) : « Le Président n’a que ce choix : il lui faut se soumettre ou se démettre. »
Le
républicain Jules Grévy lui succéda huit heures plus tard ; la
franc-maçonnerie avait provisoirement verrouillé les institutions.