Il me semble que le pays se cherche et que les dirigeants
politiques accrochés aux institutions et politiques actuelles ne savent plus
comment faire pour se sauver et sauver les apparences. Pas plus que leurs
copains qui contrôlent les médias. Cela rame, rame et rame. Pendant ce temps-là,
notre pays s’enfonce politiquement et économiquement en Europe et à l’international
alors que nous avons beaucoup d’atouts notamment une population bien formée, courageuse
et volontaire. Il y a une impatience au redressement.
Je rappelle que
le mouvement LFI a dit depuis maintenant longtemps et à maintes reprises que ce
qui importe, c’est le projet politique qui est une base de discussion en vue de
fonder un rassemblement et une coalition sur des points précis et des lignes
rouges.
Que c’est
nécessaire et indispensable pour permettre une alternative solide aux logiques
néolibérales. Et pour garantir, le pouvoir une fois atteint, la bonne
application des engagements pris. Notamment au premier chef, par la
restauration de la représentation et du contrôle des citoyens sans lesquels
tout pouvoir finit par se renier. Je crois que c’est acquis maintenant que nous
avons tous durement appris à nos dépens.
Je crois que
les comédies des professionnels de la dispersion s’épuisent. Ceux qui crient,
s’indignent, dénoncent l’esprit de division au nom de l’avant-garde
autoproclamée (plus à gauche que moi tu meurs), au nom de la social-démocratie,
du social libéralisme (cela dépend du jour et de l’interlocuteur), du revenu
universel (dernier produit miracle qui va sauver tout le monde) et de je ne
sais quoi d’autre qui a un air de gauche mais qui pour les gens du sérail est bien
repéré comme compatible avec les fondamentaux du néolibéralisme et de sa
version de l’UE. Je pense que nous nous sommes déjà faits avoir et que cela ne
prendra plus.
La porte a été ouverte depuis un moment déjà et
ensemble nous sommes plus forts du moment que nous savons d’où nous venons et
où nous voulons aller.
Ce sera au
final à nous, concitoyens d’apprécier et de se faire une idée. Nous sommes le
pays dans sa diversité et c’est à nous de juger sur pièce. Ce sera nous qui
ferons la décision, pas les appareils ni les médias, les militants
professionnels et mercenaires en tous genres. Nous ne croyons plus aux donneurs
de leçons. Instruits par l’histoire et l’expérience, nous voulons nous déterminer pour un programme qui
nous donnera les moyens de nous faire respecter. Ce qui n’est pas arrivé
depuis très très longtemps. Nous ne sommes pas un gibier pour sondeurs ni les figurants versatiles et manipulables à l’infini d’un scénario
électoral comme toute la sphère médiatique tend à nous le faire croire.
Au fond, nous devrions remercier nos
dirigeants actuels et leurs prédécesseurs de nous montrer ainsi, à l’insu de leur
plein gré, le chemin à suivre.