Je crois que votre posture de moraliste a du plomb dans
l’aile.
« En
ouvrant les débats le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin déclarait :
« Notre pays est malade d’un séparatisme, dont le premier d’entre eux,
l’islamisme, gangrène notre unité nationale », Il faut savoir nommer la maladie, il
faut trouver les médicaments »… Mais à l’ouverture des débats
Jean-Luc Mélenchon commençait par déclarer : « On ne
construit pas la France contre ceux qui la composent. Ce texte ne sert à rien,
il est dangereux. La porte de l’universel ne s’ouvre pas à coups de pied,
l’amour de la République ne vaut rien sous la menace. »
Qui veut
faire l’ange fait la bête comme disait Pascal.
Par le moyen
d’une citation tronquée et d’un commentaire de procureur (auriez-vous peur de
la perspicacité de nos lecteurs ?), vous faites dire à JL Mélenchon le
contraire de ce qu’il a dit.
Vous
cherchez à le disqualifier à l’aide d’un mensonge par omission.
Vous
sollicitez la conscience morale de nos lecteurs avec l’espoir de déclencher une
réaction de stigmatisation chez ceux qui, confiants, vous lisent.
Pourtant le
sujet, parce que laissé en jachère en dehors des bénéfices politiques immédiats,
est de plus en plus douloureux et incontournable.
Et malgré tout, poussé par un mélange de bêtise et de cynisme insurmontables
est rendu encore plus problématique par
la persistance d’opportunistes dans les rangs desquels vous venez d’entrer qui
entretiennent à l’envie malentendus et approximations de rendez-vous électoral
en rendez-vous électoral.
Sous les
regards patients et attentifs de l’islam politique qui comptent les points.
Cela commence
à faire beaucoup.
On pourrait
ajouter que pour avoir besoin de tels procédés, vous ne vous sentez pas de
force à défendre et expliciter vos idées. Ni de discuter de ce que représente
le mouvement LFI et son programme, cela va de soi.
Les chiens aboient
et la caravane passe. Nos lecteurs comme toujours vont se faire leur propre
opinion.
Ah oui, j’oubliais,
laissez donc Samuel Paty tranquille. On ne vous a pas vu, à chaud lorsque
certains ici en commandos coriaces venaient salir sa mémoire et son engagement.