Chers Lecteurs,
l’heure est grave ! Veuillez lire et diffuser ce texte remarquable de Karine Bechet-Golovo :
La France a du mal à réouvrir
pour la simple et bonne raison que ses dirigeants ne veulent à aucun
prix normaliser la situation, c’est-à-dire faire en sorte que la vie
redevienne « comme avant ». La société doit changer en profondeur, elle
doit accepter la surveillance, les contraintes aléatoires, le non-droit,
la fin des libertés. La société libérale doit être détruite. Au-delà du
Covid, indépendamment du Covid. Pour cela, l’homme doit être achevé
dans son humanité pour accepter ce nouveau monde. Il semble cuit à
point, Macron annonce le « pass sanitaire » pour accéder aux
lieux de la vie sociale, avec test, vaccin, données personnelles … C’est
ça, l’apartheid, ici sanitaire, quand les hommes et les femmes n’ont
pas accès à la vie sociale, parce qu’ils sont des hommes ou des femmes,
mais en fonction de critères autres : leur couleur de peau, un test
sanitaire, etc. Comme disait Joseph de Maistre, « Toute nation a le gouvernement qu’elle mérite« . Il est temps que les Français relèvent la tête et réclament le gouvernement que la France mérite !
Comme Israël l’a annoncé il y a peu (voir notre texte ici)
https://russiepolitics.blogspot.com/2021/02/billet-progressiste-israel-officialise.html, le monde nouveau n’est pas ouvert à tous, seulement à ceux qui se sont soumis, écrasés, effacés. Mais
l’on ne peut pas se fonder sur un critère visible, comme l’apartheid en
Afrique du Sud, il faut donc objectiver, matérialiser, la différence
entre les hommes et ainsi les déshumaniser. Comme en Afrique du
Sud, comme sous l’occupation nazie, seules certaines personnes avaient
accès à l’espace public, les autres devaient être distinguées de loin
(par leur couleur de peau, par une étoile jaune).
Le monde global du Covid, très
symboliquement, a inversé la logique du marquage. Dans l’apartheid
sanitaire, ce sont les soumis qui doivent être marqués, puisque la
soumission est la conditio sine qua non d’accès à l’espace public social dans son intégralité. D’ailleurs, Macron l’a parfaitement expliqué : ce « pass sanitaire« ,
qui doit donner accès aux restaurants, cinémas et autres lieux
collectifs dès leur réouverture (puisqu’il faudra bien les ouvrir et
relâcher un peu la population), ne doit pas être confondu avec le
passeport vaccinal, car la vaccination n’est pas accessible à tous d’une
part, et surtout parce qu’il est beaucoup plus large – il doit contenir
d’autres informations, comme un test récent, les données personnelles,
etc.
Dans cette vision très
progressiste d’une société « propre », débarrassée des hommes faute
d’être débarrassée des maladies, ce « pass sanitaire » permettra de limiter l’accès finalement aux personnes propres et soumises, tout en permettant de les localiser. L’on
comprend beaucoup mieux maintenant l’acharnement des confinements et
heures de sorties : il a fallu rendre la vie des Français à ce point
insupportable, qu’ils en arrivent à considérer cette atteinte
fondamentale à leur liberté et à leur condition humaine, comme un
bienfait.
Autrement dit, un accès à la vie
sociale réservé à une certaine catégorie de personnes, c’est bien de
l’apartheid. Ce n’est pas tant que terme qui est choquant, que le fait.
Et d’autant plus choquant, que
le Président n’y voit aucun problème éthique, simplement des questions
techniques à régler en Conseil des ministres. L’on comprend mieux
l’intérêt de cette loi à venir pérennisant le régime de l’urgence
sanitaire … (voir notre texte ici). https://russiepolitics.blogspot.com/2020/12/covid-quand-le-gouvernement-veut.html
Lorsqu’un mécanisme de cette ampleur est mis en place, ce n’est pas temporaire. D’ailleurs, Macron ne parle pas de limiter ce « pass sanitaire »
à la question du Covid, et pour cause, il y aura toujours un virus
potentiel, le Covid lui-même, comme la grippe, n’est pas prêt de
disparaître. Il y aura donc pour longtemps un « fondement » à la
soumission et au contrôle. Avec le temps, les gens auront oublié comment et pourquoi cela a commencé, le pli sera pris et l’homme aura perdu.
Chers Compatriotes, je ne sais
pas comment est votre France, mais la mienne n’est pas cette esclave
soumise, qui n’ose même plus lever les yeux et assumer son visage, qui
demande l’autorisation de sortir, qui attend en tremblant confinée dans
ses pénates.
Je ne sais pas comment vous voyez le gouvernement de la
France, mais elle mérite mieux que ces pantins fanatiques, qui la
détruisent.
Publié par Karine Bechet-Golovko
Renaud Bouchard 27 février 2021