@Fergus
Sauf que ce n’est pas une comédie et nous nous ne sommes pas
des spectateurs qui comptons les points. Nous sommes directement impliqués et
nous prenons et prendrons de nouveaux coups.
On peut s’interroger après 3 mandats de confusion et au fond
de montée de la décohésion sociale, de la perte de crédibilité de nos
dirigeants et institutions, du poids que
nous avons maintenant au Conseil européen (chefs des exécutifs et présidente de
la commission), au Conseil de l’Union européenne (ministres compétents selon
sujet) et dans les processus de décision
de l’UE. A voir ce qui nous arrive, il serait peut-être temps de se réveiller,
de dire ce que l’on veut au lieu de se laisser glisser dans la manœuvre qui
consiste à nous éparpiller au premier tour puis à nous opposer dans un bon
vieux clivage. Lequel ? Celui qui
fonctionnera le mieux selon les circonstances. A chaud, à ce jeu nos médias
sont excellents. Nous sommes prévenus.
Gare au round de trop qui nous mettra KO par terre devant L’UE
toute puissante. Je crois que nous y sommes et je trouve que cette ambiance qui
s’installe comme si les élections c’était comme un psychodrame bien français, mine
de rien, désamorce les véritables enjeux de cette élection qui sont la question
de savoir si nous allons continuer d’être (ou redevenir) des citoyens d’une
république en mesure de décider des politiques publiques et de les contrôler.
Vous allez me dire,
nous en sommes loin en fait. Oui, et nous avons vu ce que cela a donné dans nos
territoires, dans nos 1500 quartiers difficiles (rapport Borloo) qui nous
donnent régulièrement des nouvelles sans surprise si on est honnête (et ce n’est
pas fini), grâce à la confusion entretenue autour des enjeux économiques et
sociaux parasités en permanence par une information et des décisions politiciennes
qui varient au gré des sondages et
enquêtes d’opinion qui finissent par se substituer à la réalité des situations.
Je trouve globalement que les médias donnent maintenant facilement
dans la dérision. Cela contribue à désamorcer l’importance des enjeux. Même
chose pour la surabondance d’humoristes centrés sur l’actualité politique. Ils
nous font plus ou moins rire et nous signifient au passage notre impuissance et nous en rions.Au fond, tout va bien. A
nous de voir.