Avant
de prendre le nom de son principal rédacteur, le rapport commandé
par le Club de Rome au Massachusetts Institute of Technology et
publié en 1972 s’intitulait : « Les limites de la
croissance ». Ce retour aux sources pour préciser qu’il ne
se préoccupait nullement de l’évolution climatique mais bien
plutôt des dangers que courrait la croissance économique en raison
du caractère fini des ressources terrestres et l’environnement
face à la démographie galopante.
L’actualisation
effectuée à sa demande en 2012 par la Smithsonian Institution
pronostiquait un effondrement économique pour la période
2020-2030 : le pic pétrolier de 2018 et la pandémie covid de
2020 pourraient en être les secousses annonciatrices.
https://www.rtbf.be/info/economie/detail_2030-l-annee-de-la-catastrophe-selon-le-club-de-rome?id=8195676
« Plutôt
que d’accabler l’État ou le capitalisme, plutôt que de mener et
d’encenser des manœuvres dilatoires qui sont comme des coups
d’épées dans l’eau, nous devrions nous mettre en situation de
fortement consommer moins d’énergie. »
Certes, mais cette injonction ressemble fâcheusement à la fable du
colibri de Pierre Rabhi qui incite chacun à faire sa part dans son
coin même si cela demeure dérisoire, nécessaire mais nullement
suffisant et au final politiquement démobilisateur. Autant investir
dans les stages de survie survivalistes et rejoindre les courants
collapsologues en laissant les multinationales et les néo-libéraux
dérouler leurs programmes et agendas dévastateurs !
Je
n’ai pas trouvé d’articulation avec votre
leitmotiv « Il serait nettement préférable...
d’encourager les citoyens à voter, et les partis à présenter
des programmes réalisables, modestes
donc, mais susceptibles d’être appliqués et efficaces,
dans des unions puissantes » qui
ressemble à un vœu pieux bien
peu conquérant alors que
vous exprimez
votre dédain envers une
initiative comme « l’affaire
du siècle » (on peut gloser sur le titre choisi) qui a le
mérite pédagogique de mettre à nu problématiques et indigence des
réponses.
A
l’instar du film de Sautet hier soir (Un cœur en hiver),
l’ensemble dégage un parfum crépusculaire et défaitiste :
un p’tit coup de mou ?