@jjwaDal
Bonjour,
Ce n’est pas du Marx, mais
comme c’est fondé sur le bon sens, ça y ressemble beaucoup… :
« La
création de richesse est totalement ancrée sur le monde physique. On découvre
un gisement à haute teneur en lithium, un nouveau gisement de gaz, une nouvelle
technologie, une découverte fondamentale en physique ou chimie ou biochimie, on
scolarise plus de monde et on forme plus de monde, on a plus de philosophes,
d’artistes et d’ingénieurs et de médecins, tout cela est de la création de
richesse. »
La « nuance », ici,
est que votre approche tend simplement à confondre richesse et valeur…
Une « richesse »
telle qu’un minerai, ne devient « valeur » que par l’échange, en vue
de sa consommation ultérieure, d’une manière ou d’une autre, et donc,
généralement, par une nouvelle production industrielle.
L’industriel « client »,
par exemple une aciérie, pour du minerai de fer, achète à la mine, un prix qui comprend donc les frais d’extraction,
en machinerie, en énergie et en main d’œuvre, le tout « réajusté » au
prix du marché, et c’est là, effectivement, que commence, le plus souvent, la
spéculation…
Ce que vous semblez bien
comprendre, du reste… :
« Tout
ce qui concerne la monnaie relève de la croyance collective. C’est parfaitement
illustré par le fait que les échanges monétaires quotidien sont au minimum d’un
ordre de magnitude supérieurs aux échanges de biens et services, donc de la
pure spéculation au casino planétaire. »
« L’inflation des actifs est pilotée
par les banques centrales pour éviter un effondrement de tout le système
économique. Par ex aux USA, la déflation des actifs atomiserait la plupart des
retraites, et donc effondrerait la consommation en générant une crise digne de
celle des années 1930. »
Tout à fait bien vu, mais
comme annoncé au départ, ce n’est donc pas le sujet de cet article. Ce point
ayant déjà été abordé précédemment dans les articles cités en lien et à la suite.
« C’est une pure fuite en avant, où
l’argent coulant à flot exige une forme de matérialisation qui ne peut être
trop matérielle (immobilier, terres agricoles, etc) sous peine de générer une
inflation catastrophique qui aurait les mêmes effets d’appauvrissement global.
D’où la ruée piloté sur les actifs les plus discutables, aussi longtemps que le
joueur de pipeau leur joue sa sérénade. »
Par contre, ici, l’article
tente précisément d’expliquer pourquoi, avec les forces productives modernes,
faute de productivité du travail humain (capital variable), remplacé par le
cycle du capital fixe (machinerie robotisée, automatisée, infrastructures et
services informatisées) il y donc un besoin de « surplus » monétaire
pour permettre des marges commerciales qui dépassent de beaucoup le simple
amortissement de ce capital fixe.
Le casino boursier rempli
donc cette fonction de circulation monétaire superfétatoire qui « absorbe »
en quelque sorte le trop plein de liquidités, « trop plein » qui se
retrouve, in fine au bilan des Banques Centrales, en proportion des liquidités
qu’elles ont déversé sur le marché financier.
« L’appauvrissement
des Etats pour éponger la dette privée ne fait que faciliter les opportunités
d’investissement de cet argent facile. »
La « dette » des
Etats sert donc habilement de « relais » entre les banques d’affaires,
qui la financent en premier ressort, avant d’être « débarrassées » de
ce fardeau par les Banques Centrales, qui leur rachètent cette dette, les
renflouant ainsi avec des liquidités que ces mêmes banques d’affaire
réinvestissent aussitôt sur les marchés financiers, qui ne sont donc pas prêts
de se « crasher », tant que les Banques Centrales continuent le
système…
C’est pourquoi le décalage
reste énorme entre la situation économique réelle et celle des marchés
financiers.
Paradoxalement, ce système
absurde, qui écrase la planète, présente donc une relative stabilité et
pourrait durer très longtemps, tant que les peuples s’y soumettent, ce qui
est, malheureusement et pour l’essentiel, actuellement le cas.
« C’est pas du Marx, mais ça me semble bien résumer. »
C’est donc effectivement
assez bien vu, pour l’essentiel.
Bonne fin de W-E à vous,
Luniterre