@eresse
Bonjour,
Mes références
sont citées plus bas : j’ai pris Wikipédia réputé neutre
pour ne pas entrer dans la polémique pro/anti nucléaire. Mais l’on
pourrait aussi citer :
https://www.andra.fr/les-dechets-radioactifs/tout-comprendre-sur-la-radioactivite/inventaire
https://www.liberation.fr/france/2019/03/28/648-piscines-olympiques-de-dechets-nucleaires-en-france_1716285/
https://www.laradioactivite.com/site/pages/ClassementDechets.htm
https://www.laradioactivite.com/site/pages/Duree_Dechets.htm
https://www.revolution-energetique.com/dechets-nucleaires-un-rapport-international-tire-a-nouveau-la-sonnette-dalarme/
https://www.greenpeace.fr/espace-presse/dechets-nucleaires-le-territoire-francais-envahi-de-poubelles-radioactives/
etc...
J’ai aussi pris
grand soin de parler de déchets radio-actifs (au sens large) même
si beaucoup ont focalisé sur l’adjectif exponentiel. C’est sûr
que si l’on ne considère que les déchets nucléaires dits « de
haute activité », le diamètre est restreint (quoique le
combustible MOX que l’on présente comme un recyclage, une fois
utilisé dans les centrales, redevient un déchet ultime venant
grossir le tableau : petite entourloupe).
Jancovici est
effectivement un érudit fin connaisseur du nucléaire mais aussi un
habile propagandiste : chacun défend son pré-carré.
En fait, mon propos
était de dénoncer l’assimilation à mon sens abusive du nucléaire
à une énergie propre, quasi écologique en glissant la question des
déchets (encore une fois au sens large) sous le tapis ( « La
France est l’un des pays les plus propres d’Europe, remercions notre
parc de centrales nucléaires. ») sans même parler
de la dangerosité latente. La dernière sortie d’Arnaud
Montebourg : Fukushima / 0 mort, Tchernobyl / 0 mort est très
représentative de l’efficacité d’une communication lénifiante
qui ne présente qu’une version tronquée d’un sujet plus large.
A l’inverse, dans
son dernier livre (Sable mouvant, fragments de ma vie), Henning
Mankell, atteint du cancer qui va l’emporter, évoque le troll
maléfique que la Suède va léguer à la postérité. Et alors que
nous nous préoccupons aujourd’hui du réchauffement climatique,
lui se projette à la prochaine période de glaciation, dans environ
cinq mille ans, suivie d’une période plus douce mais avec aucun
habitant en Suède à cause du froid et d’une nouvelle période
glaciaire dans vingt mille ans où la glace recouvrira la Suède
d’une épaisseur de mille cinq cent mètres, laminant le paysage
comme un glacier avec sa moraine. Pour en venir à son
questionnement : si lors du réchauffement des êtres humains
repeuplent ce territoire sans repère, comment pourront-ils
reconnaître et se protéger de ces dépotoirs souterrains de déchets
nucléaires à 100.000 ans de durée de vie installés dans la
roche mère ?
Le nez dans le
guidon, il nous manque parfois ce recul humaniste et un peu de
hauteur pour englober une question qui excède les limites de notre
propre existence.