Bonjour,
Expliquer l’échec prévisible de la gauche par sa division me parait insuffisant.
La division joue un rôle, mais n’explique pas pourquoi les électeurs font de plus en plus défaut à la gauche depuis quelques scrutins.
Ni n’explique que ce fantasmé plus que réel « peuple de gauche », qui en toute logique s’érode, car il ne résiste ni à la démographie (les années passent et d’aucuns trépassent) ni au mouvement des idées, donc pourquoi ce qui reste de ce « peuple de gauche » se détourne de ceux qui veulent le représenter ?
L’argument bien banalisé, voire éculé, de la trahison des sociaux-démocrates qui seraient des droitiers sous faux drapeau, ne tient pas même si il y a du vrai.
Soit les électeurs s’en rendent compte et votent plus à gauche, ce qui ne s’est pas passé. Soit les électeurs sont des nigauds et alors à quoi bon parler de démocratie ?
Je pense que les électeurs font un choix en partie émotionnel et en partie rationnel. même si le choix rationnel en politique est rare.
Choix émotionnel : si on vous rappelle chaque jour que demain sera pire et après-demain encore pire que demain, l’émotion qui domine est l’inquiétude ou la peur. Peur du Covid, de la crise économique, du climat qui change, de la pollution, de la criminalité, du changement de peuple, de l’islam etc.
Choix rationnel : vous vous tournez vers des promesses de sécurité, de stabilité et de continuité.
Et quand la gauche vous vante les promesses si bénéfiques du multiculturalisme, de l’immigration, alors que personne n’en voit le commencement d’un début de concrétisation depuis 40 ans. Et que vous voyez au contraire votre monde familier se déliter sous vos yeux, que faites vous ? Vous quittez la gauche. Définitivement.