@Fergus
Salut
Sans doute la possession et la maitrise de l’électronique sont indispensables, mais ce qui arrive à la société depuis vingt ans est si saisissant que l’on peut parler de rupture abyssale dans la culture. Je comprend parfaitement ceux qui ont refusé de passer du cheval au tracteur, comme je comprend ceux qui ont refusé l’informatique.
Non pas en rapport à un apprentissage, nouveau, mais en rapport à un étalonnement nouveau de la société, qui tient non pas seulement à la technique, mais à l’émotionnel, au sensible, à la qualité des échanges humains, à la transmission, au désir, bref de tout ce qui fait un homme ou le prédispose, tel qu’on l’entend, qu’on l’entendait depuis des milliers d’année, du moins depuis l’invention de l’écriture..
Il m’ est difficile d’être bref, on pourrait en faire un livre, et ce n’est plus dans l’air du temps. Il y aurait beaucoup à dire pourtant sur le sujet. La naïveté qu’on a pu avoir avec l’informatique, et de toutes les autoroutes de l’information, est lié à l’accélération de la vitesse, et à l’impossibilité d’évaluer les risques. La même chose que pour la mondialisation, dont on voit les effets délétères arriver très vite, comme le réchauffement climatique, la perte de l’éco système, et l’arrivée du covid, qui sont liés.
Bien sûr, le net est un outil intéressant. Mais son usage aurait du être étroitement encadré, pour la recherche, l’éducation, mais surement pas pour les services, la vente ,la pornographie, les jeux, les services de l’état en ligne...Ne parlons pas du smarphone, dont l’usage a dérégulé et infantilisé les liens sociaux, transformé les passants en fantômes schizoïdes.