@Pierre Régnier
Il y a dans le ton de l’article, mais je ne veux pas irriter l’auteur, un ton un brin paternaliste et suffisant, qui sans qu’l n’en ait peut être pas tout à fait conscience, est tout à fait dans l’air du temps. Non pas seulement de celui ci, d’ailleurs, mais qui aurait été tout aussi adapté à la modernité d’hier, et qui tient en quelque mots : « Vous êtes ringards, il faut vous adapter ! Allez les vieux, un effort ! Suivez mon exemple ! Regardez comme je m’y suis mis, et que je bouge bien les jambes ! ! »
C’est ce qu’on a dit aux paysans qui refusaient de passer du cheval au tracteur, et aux pesticides par exemple. Ou qui refusaient de massacrer leur bocage.
L’air de la modernité est comme celui de la zizanie, c’est une complainte diffuse qui sans nous obliger nous force à nous adapter, de peur d’être condamné, mis à la décharge des encombrants. Enfin, maintenant, à ce propos, on récupère, après tri sélectif.
Il y a donc un autre tri sélectif. Celui des usages, des coutumes et des hommes qui sont au bout. Le problème de l’informatique, est lié au fait, qu’il a été présenté comme un plus, un outil qui permettait d’explorer des territoires inaccessibles et réservées à une élite, pour que la confiance de la ménagère soit acquise. Son véritable projet et ses inconvénients sont arrivés ensuite. Sous prétexte d’universalité des communications, et des autoroutes de l’information, on a supprimé les routes départementales, si je peux m’exprimer en terme de métaphore. Et les nationales vont suivre.
C’était pourtant les bocages qui nous protégeaient de bien des dangers, et utiles à une forme de culture. Ne parlons pas de la menace qui plane sur l’écrit de plus en plus. Sans parler de la manipulation, de l’émergence sectaire, de la manipulation, et du risque de panne systémique, orchestrée par ceux qui ont accès au disjoncteur général, comme on le voit par la diffusion de virus informatiques.
On le voit, le principe de sécurité totale sur ce monde interconnecté est opposé aux principe de la vie, et des pousses nombreuses. Trente ans après la planification soviétique en arrive une autre tout aussi redoutable, encore plus infatué de son importance, qui initialise une forme de pensée unique. Ce n’est sûrement pas en quelques lignes que je pourrais comme les autres sur ce forum faire le tour du problème, et des avantages. Mais la balance qui les juge, comme celle de la justice, me semble quelque peu déréglée.