Bonjour
Jacques-Robert, sur le chemin de mon ermitage, je tombe à nouveau
sur un de vos articles (intéressants). Argghh ! Je m’arrête net. J’ajouterais juste une
petite remarque, avant un complément à l’esclavagisme :
l’injection de monnaie dans le monde de la finance et de
subventions dans le monde de l’économie réelle proviennent d’un
« détournement » des fruits (amers ?) de l’économie
réelle...
L’argent
magnifique concentré de pouvoir pour un monde d’esclaves.
Pouvoir de
l’enfant d’assumer son indépendance en s’achetant des bonbons quand
il veut. Enfant esclave de son plaisir.
Pouvoir du
bourgeois d’avoir des domestiques (restaurant,
couturier, chauffeur, femme de ménage, secrétaire-assistant,
nourrice, etc) esclaves (esclaves
sans fers aux pieds et rémunérés pour ne plus être « liés »
à la demeure du maître, mais esclaves quand même, même si
certains ont pour charge de gérer des esclaves pour accomplir leur
service, car sans maître, ils ne sont rien) à son
service (le
bourgeois
« recevant » de l’argent en proportion de ses besoins en
esclaves)
pour se consacrer à des « tâches
nobles » ! (manager,
réfléchir, jouer au golf, assister à une première à l’opéra).
Et des esclaves qui bénéficient eux-mêmes d’esclaves
(restaurants, nourrices,
etc qui n’ont pas trouvé de maître et doivent se prostituer auprès
d’autres esclaves qui reçoivent un salaire directement de maîtres).
Et tout ce petit monde se croit "citoyens
libres"… alors qu’ils sont esclaves (attachés
à une chaîne virtuelle proportionnée à leur salaire)
d’un système esclavagiste, le système magique de l’argent
(système
magique car tantôt, 1933, les gens se jettent par les fenêtres, une
récession mondiale s’installe qui sera interrompue par une guerre
mondiale (?),
tantôt, 2008, un crack
bancaire sera effacé comme avec une ardoise magique ou, 2020, les
conséquences économiques d’une pandémie mondiale seront
annihilées par une manne financière prêtée aux
États et aussitôt
rachetée par la banque centrale ?… Comprenne
qui pourra).
Pouvoir du
mafieux d’imposer ses quatre volontés à un entourage plus ou moins
peuplé selon sa capacité financière. Mafieux esclave de son ego.
Pouvoir du
conseiller du mafieux qui peut agiter la marionnette du mafieux (par
ses conseils) pour le faire agir dans son intérêt de
conseiller à l’occasion, toujours discrètement masqué dans
l’intérêt du mafieux, tant qu’il aura l’oreille du mafieux... ou
que le mafieux ne sera pas dézingué. Et bien sûr le conseiller est
esclave de son mafieux de maître.
Qu’est-ce qui
permet un tel état de fait ?
Et si le système
scolaire y était un peu pour quelque chose ? En ne formant pas
des citoyens, mais une majorité de concurrents, de délaissés, une
future main d’œuvre capable de lire une profession de foi
électorale ou un mode d’emploi, et basta ?
Et si on en
rajoutait pas tous un peu en se disant cernés par des cons ? Du
coup pourquoi chercher à dialoguer ? À s’expliquer ? À
se comprendre ? Si on se contente d’appartenir à un petit
groupe d’aficionados (foot,
follower, culture
classique, bricoleurs, club de bridge, association
de défense du scarabée, etc) ?
Face à cette
division à l’infini, la solitude de chacun semble rendre
insurmontable la tâche de réunir le
peuple...
Une variante, à
l’inverse, la fraternité c’est consacrer le temps juste et
nécessaire à la satisfaction des besoins fondamentaux de la société
(nourriture,
repos, logement, déplacement, instruction, soins)
sans aucune rétribution(*) et avec une
réelle coopération de tous pour que ces besoins soient
réalisés avec qualité. L’argent ne servant
qu’a l’évaluation des échanges internationaux avec les parties
du monde qui sont gouvernées par l’argent, en attendant le jour où
la fraternité aura convaincue toutes les collectivités du monde.
Malheureusement la fraternité n’est pas généralisable
d’un claquement de doigt.
https://www.youtube.com/channel/UCP_8Le-B0z4Ce6h4kEWPFTQ/
donne quelques pistes pour la rendre vivable...
(*) Quelques
économistes célèbres ont déjà énoncé que deux ou trois jours
de travail hebdomadaires étaient suffisants pour assumer ces besoins
fondamentaux.