@Captain Marlo
"Les Gouvernements des 27 pays ne sont que des gestionnaires des Traités
européens. Parler d’un Etat régalien, tout en restant dans l’UE &
l’Otan, est une imposture et un mensonge vis à vis des citoyens.
«
Qui parle de rester dans l’UE et dans l’OTAN ?
Pas moi.
Voici ce qu’écrivait le regretté Manuel de Dieguez : http://www.dieguez-philosophe.com/
»De
1944 à 2019, on compte soixante quinze ans. Le nombre de
Français que l’ancrage de leur esprit sur leur patriotisme
juge ce temps plus que suffisant, est devenu majoritaire
dans notre pays. Et plus que suffisante la certitude que
l’occupant ne s’en ira pas de lui-même et par sa seule et
généreuse volonté : au contraire, il semble bien qu’une
volonté définitive de s’installer à jamais en pays conquis
devienne l’expression naturelle des intentions définitives
des nouveaux conquérants.
Dans
ces conditions, la seule solution réellement patriotique
n’est-elle pas de se décider enfin à prendre les devants
et à éveiller un sain réalisme des élites dirigeantes françaises.
Attendre une manifestation de générosité de la part de l’occupant
s’apparente à une trahison.
Mais
pour cela, l’histoire n’enseigne-t-elle pas que les évidences
les plus criantes doivent se trouver soulignées par des
sacrifices ? La trahison est un lit douillet, renoncer à
ses avantages exige des sacrifices. Si aucun Français ne
consentait à un sacrifice patriotique afin d’ouvrir les
yeux à ses compatriotes endormis, cette étrange dormition
ne finirait-elle pas par s’inscrire dans le capital génétique
de ceux qui se baptisaient eux-mêmes non point les Gallis
(avec deux l, les coqs) mais les Gaulois, les Vaillants,
les Assaillants.
Pour
ma très modeste part, à l’âge de quatre-vingt dix-sept ans,
je lance un ultime appel à un sursaut de la jeunesse de
France. Plus un peuple vieillit, plus il ressemble au bûcheron
« couvert de ramée » de Jean de la Fontaine qui a rappelé
que ce dernier préfère « souffrir que mourir » et que
telle est la « devise des hommes ».
A
cette devise retirons du moins l’amertume et donnons-lui
les couleurs d’un ultime flamboiement et d’une espérance.
Dehors le bras armé de l’empire américain,
DEHORS l’OTAN ! Tel est l’ultime appel que tout le monde
attend aujourd’hui de la France."
Le
1er janvier 2019
"Mme
Maria Zakharova, porte-parole du ministre russe des
affaires étrangères, Serguei Lavrov, a fait une déclaration
retentissante : "La stupidité est pire que le
terrorisme". Elle aurait pu ajouter que la stupidité
est la clé de la vassalité, donc de la servitude volontaire.
Nous
en avons un exemple ahurissant avec la stupidité qui
fait dire subitement aux vassaux groupés sous le sceptre
et le joug de l’OTAN, donc des Etats-Unis, que tout
bombardement des zones de guerre qui provoquerait la
mort de civils serait qualifié de crime de guerre alors
que, depuis les origines, on n’a jamais vu aucune armée
libérer ou conquérir une ville sans entraîner, hélas,
des victimes civiles que, pour leur compte, les Etats-Unis
qualifient simplement de « victimes collatérales ».
Quand
Enée emporte son père Anchise sur son dos, il entend
le protéger du sort d’une « victime collatérale » dont
le vieillard se trouve évidemment menacé. C’est pourquoi
les Etats-Unis se gardent bien, pour leur part, de s’appliquer
une disposition qu’ils n’entendent appliquer qu’à leurs
adversaires.
La stupidité du genre humain est donc la source d’une
gigantesque falsification de l’histoire. Ce n’est pas
depuis le bombardement de Paris par la grosse Bertha
en 1870, c’est depuis le paléolithique que les "dommages
collatéraux" se révèlent, hélas, inévitables, c’est
depuis les origines de l’histoire que la sottise, alliée
à naïveté, qu’évoque Mme Zakharova, se révèle, hélas,
pire que le terrorisme.
C’est
pourquoi la servitude évoquée par Etienne de la Boétie,
se montre la clé de l’histoire guerrière du genre humain,
puisque la première des servitudes n’est autre que la
soumission à une divinité fort guerrière, elle aussi,
dont le premier exploit religieux fut de noyer toute
l’humanité sous les eaux d’un « Déluge » : on sait que
ce premier assassinat collectif des peuples de l’époque
n’a laissé survivre, dit la légende sacrée, qu’un certain
Noé et que la divinité vengeresse aurait ensuite chargé
de construire en toute hâte une arche du salut afin
d’y loger un couple de tous les animaux."
J’aurais tendance à penser que des troupes venues « libérer » l’Europe et qui y stationnent depuis plus de 70 ans sont des troupes d’occupation.
Renaud Bouchard