Le rapprochement entre « rumeurs » et « théories
du complot » est à la mode et sert souvent à balayer des informations
gênantes en les ridiculisant ou en jetant l’anathème sur ceux qui les
diffusent.
Par opposition à une vérité documentée, une rumeur est une
information qui circule sans justification avérée. Pourtant, certaines rumeurs
sont « vraies » et finissent par être confirmées, par exemple en mars 2015, c’était
bien le copilote de Germanwings qui avait volontairement projeté son avion vers
le sol. D’autres rumeurs sont « fausses » et finissent par être infirmées,
comme celle comme quoi Poutine était mort parce qu’il n’avait pas été vu en
public pendant dix jours : il a suffi qu’il réapparaisse pour que la
rumeur cesse.
Mais il parait que les rumeurs fausses se prolongent 6 à 8
fois plus longtemps que les rumeurs vraies. En moyenne, il faut 3 heures pour
qu’une rumeur vraie soit attestée, alors que près d’une journée est nécessaire
pour qu’une fausse rumeur soit démentie. Le cas cité par l’article constitue
donc un record de longévité qui a certainement des explications, mais en réalité,
ce phénomène tient au fait que les rumeurs dites « vraies » sont en réalité des
« fuites » ou « indiscrétions », et sont le plus souvent rapidement
authentifiées. Dans le cas des « théories du complot », les services
de renseignements et les chargés de communication se chargent des
contre-attaques.