@generation désenchantée
Ce gouvernement de voyous ne mérite qu’une chose : la prison et la confiscation de leurs biens.
Chacun a encore en mémoire le cas de cet autre ministre qui avait « oublié » de déclarer 300.000 € de revenus. (Mais où avais-je la tête ?)
Malgré cette série de négligences, le collège de la Haute autorité a
estimé que les “participations [omises dans la déclaration d’intérêts]
ne sont pas de nature à caractériser un risque de conflit d’intérêts
avec les fonctions de ministre de la Transition écologique et solidaire,
dès lors notamment que les intérêts en cause sont passés et que Madame
Borne participait à la plupart de ces organismes en raison de ses
fonctions de présidente de la RATP”.
Le spectre de l’affaire Delevoye s’éloigne
Le gouvernement voit donc s’éloigner la crainte d’une nouvelle affaire Delevoye.
Cependant, la délibération du collège de la HATVP ne vaut pas quitus
pour Elisabeth Borne. Pour preuve, la Haute autorité lui a demandé de
fournir une déclaration d’intérêts modificative, mentionnant
l’intégralité des mandats manquants, ce dont la ministre a pris acte.
Cette
injonction démontre qu’Elisabeth Borne faisait fausse route en
affirmant, pour réponse à Marianne, que l’IGD n’avait pas à figurer dans
sa déclaration d’intérêts puisqu’il s’agissait d’une fonction exercée
ès qualités de PDG de la RATP. Une erreur de bonne foi ? Possible, car
le guide du déclarant
tenu à la disposition des responsables publics par la HATVP n’est pas,
sur ce point, d’une précision redoutable. A l’époque des révélations de
Marianne, Elisabeth Borne avait, de plus, mis en avant un échange de
mails avec un agent de la Haute autorité lui indiquant, à rebours de la
délibération du collège, que sa participation à l’IGD “n’avait pas à
être mentionnée dans sa déclaration d’intérêts”.
Malgré ce hiatus
qui la dédouane en partie, la ministre aurait sans doute été bien
inspirée de prendre les devants en fournissant une déclaration
d’intérêts corrigée et exhaustive à la HATVP, dans la foulée des
révélations de Marianne. Ce qu’elle n’a pas fait, puisque le document actuellement
en ligne a été déposé en juillet 2019, au moment où elle a quitté les
Transports pour prendre la tête du ministère de la Transition écologique
et solidaire.
⋙ À lire aussi - La HATVP demande à Muriel Pénicaud de renoncer à Davos