https://www.pure-sante.info/interdiction-lavande/
Bientôt la fin des champs de lavande ?
En clair, si les distillateurs ne peuvent pas prouver l’innocuité de
ces molécules, ils pourraient se voir interdire de commercialiser leurs
huiles essentielles : « Chaque fois qu’il y a une molécule qui sera
potentiellement dans le collimateur de Bruxelles, automatiquement, la
plante sera balayée[3]. »
Dans un communiqué, le PPAM craint que « par principe de
précaution, des huiles essentielles soient considérées comme
cancérigènes, perturbateurs endocriniens, non biodégradables,
non-essentielles ou tout simplement jugées trop dangereuses et donc
restreintes, voire interdites[4]. »
Et c’est sans compter les coûts administratifs que cela engendrerait
chez ces petites entreprises pour respecter ces nouvelles normes. Ces
coûts risquent de mettre en péril la production locale et,
paradoxalement, de favoriser l’utilisation de molécules de synthèse plus
simples à normaliser.
C’est justement la crainte des petits artisans, comme Franck Peiffer, fondateur de la savonnerie artisanale de Montélier : « Cela coûterait moins cher, ce serait beaucoup plus simple, mais ce serait une horreur totale par rapport à notre éthique. Sous prétexte d’avancer dans le bon sens, avec ce « Pacte vert », en fait… on marche à reculons[5]. »
Voilà comment une initiative censée protéger la nature et
l’environnement pourrait finalement servir les intérêts de
l’agro-alimentaire.
C’est tout un petit monde qui pourrait s’effondrer
La France est le premier producteur mondial de lavandin et le deuxième de lavande[6].
Cela représente 25 000 hectares de cultures, principalement situées en Provence, en Ardèche et dans la Drôme.
On y compte plus de 2 000 producteurs et 120 distilleries qui emploient près de 9 000 personnes.
Toute la filière pourrait être impactée par cette nouvelle
réglementation : producteurs, distillateurs, mais aussi savonniers,
parfumeries, herboristes, aromathérapeutes, apiculteurs. Et même le
fameux nougat de Montélimar est menacé… puisque son cahier des charges
exige un minimum de 7% de miel de lavande[7] !
Comme de nombreux autres, Thierry Bizouard, distillateur dans le Diois, s’inquiète de l’avenir de son métier : « Cela
va détruire des pans entiers de l’économie, de l’agriculture. Nous, en
montagne, si on nous enlève la lavande, mais qu’est-ce qu’on va faire ?
S’occuper des touristes ? Mais ils ne viendront plus parce qu’ils sont
friands de la lavande. Alors, que faire[8] ? »
Nouvelle attaque en règle contre la santé naturelle
Cette réglementation ressemble, ni plus ni moins, à une nouvelle attaque en règle contre la santé naturelle.
Après avoir déremboursé l’homéopathie, ils s’en prennent désormais aux huiles essentielles.
Pourtant, les huiles essentielles sont connues et employées depuis
des siècles. Bien utilisées, elles ne présentent pas de risques pour la
santé.
C’est particulièrement le cas de l’huile essentielle de lavande
vraie, qui est un produit extrêmement sûr pour la santé. Elle ne
présente aucune contre-indication et elle est même autorisée chez les
enfants de plus de 6 mois et chez la femme enceinte[9].
Nous ne pouvons pas laisser nos autorités s’en prendre aux huiles essentielles.
Mon ami Augustin de Livois, qui dirige l’Institut pour la protection
de la santé naturelle (IPSN), est très engagé pour la défense des
plantes médicinales.
Quand il a découvert cette nouvelle réglementation, il a décidé de lancer une grande pétition pour empêcher la disparition de la lavande et des huiles essentielles.
Je soutiens son initiative. J’ai signé cette pétition, et je la fais circuler autour de moi.
Je vous invite à faire de même. Cliquez ici pour signer la pétition d’Augustin et pour la partager à vos contacts.
Nous devons soutenir les petits producteurs et artisans qui vivent de la lavande et des plantes aromatiques.
Nous devons faire entendre nos voix avant que l’Assemblée européenne ne publie son projet de loi définitif.
Amicalement,
Florent Cavaler