Bonjour Pierre,
heureux que petit à petit les distorsions des chiffres présentés au public soient dévoilées au grand jour, au point que même la cours de compte s’en soit émue dans son rapport.
au sujet de la tension hospitalière volontairement montrée sous un angle alarmiste en considérant que le taux de tous les patients en soins critiques devait se faire par rapport au nombre de lits de réanimation, je vais même aller un peu plus loin.
moi même j’avais un peu de mal à savoir combien des patients en soins critiques, allaient en réanimation, en soins intensifs ou en surveillance continue.
l’orientation vers un service plutôt qu’un autre est précise. la surveillance continue est destinée à prendre en charge un patient ayant un risque de défaillance vitale ; les soins intensifs sont habilités à traiter une défaillance unique pendant une durée limitée ; la réanimation est dévolue à la prise en charge prolongée des défaillances multiples.
quand j’avais fait mes recherches pour comprendre qui était dans un service plutôt qu’un autre, j’étais tombé sur un article de libé ou des chefs de services avaient donné des précisions inintéressantes.
https://www.liberation.fr/checknews/2020/10/30/l-indicateur-du-taux-d-occupation-des-lits-de-reanimation-est-il-gonfle_1803768/
Le professeur Jean-Michel Constantin, anesthésiste-réanimateur à
l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP) et secrétaire général adjoint
de la Société française d’anesthésie et de réanimation (Sfar) explique
ainsi : « Dans notre hôpital, quand il n’y avait pas de tension
hospitalière, les patients Covid+ en état critique étaient admis
directement en service de réanimation, et pas en unités SI ou SC. Cela
permettait de les isoler facilement et d’avoir un meilleur suivi. » Même
constat à Rouen, explique Benoît Veber : « Quand on est très cool et
qu’il y a de la place partout, on élargit les frontières. Il arrive
qu’on prenne des patients d’USC en réanimation parce qu’on a de la
place. » Ces patients en réa, qui n’ont pas forcément un besoin médical
impérieux d’y être, retourneront donc en soins continus quand la
pression sur la réanimation sera plus forte.
c’est à dire que si l’état de santé de certains patients ne justifiait pas un placement en USR stricto sensu, ils pouvaient quand même y être placés et bénéficiaient d’une sorte de surclassement, selon que ces services étaient ou pas saturés.
je ne critique pas les initiatives des chefs de service, ils sont là pour le bien des patients, et pour celui de leur hôpital d’ailleurs, la facturation des soins ne doit être la même selon les moyens qui sont mobilisés, mais ça a provoqué une réelle confusion de chiffres pour lquelle les autorités se sont bien gardés de remettre de l’ordre afin de les présenter sous l’angle le plus alarmiste possible.