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Commentaire de velosolex

sur Misha Defonseca l'imposteure


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velosolex velosolex 2 novembre 2021 00:19

@alinea
Ecrire une fiction avec un nom d’emprunt, afin de se renouveler peut être un acte de courage, comme quand Gary décida de devenir Ajar. 
Ca peut être aussi un coup d’édition, et de logistique commerciale, comme lorsque Vian décida de devenir Vernon Sullivan, un auteur soi disant américain.
Un nouveau genre vient de sortir, et qui trouble un brin le lecteur
Elena Ferrante, est cette écrivaine Italienne qui a sorti quatre romans, au cours des années, et qui raconte l’amitié persistante au delà des années, de deux fillettes, qui vont devenir des femmes, et qui seraient nées dans l’après guerre. 
Qui a écrit vraiment « l’ami prodigieuse ». ?
Qui se cachait derrière le pseudo ?.....
Libération avait écrit un article en 2019, tentant de rentrer dans le mystère

" Elena Ferrante cherche la tranquillité et ne cesse de l’affirmer, avec politesse mais fermeté. Même le Seigneur ne peut l’atteindre : « Dieu ne me fit pas bonne impression », écrit-elle dans une chronique sur sa lecture des Evangiles, à 16 ans, et son peu de goût pour le catholicisme. Dans « Le vrai, le faux », elle note : « Je n’arrive pas à tracer une ligne de séparation entre histoires vraies et histoires fictionnelles. » Lorsqu’elle tenait un journal intime, jusqu’à ses 20 ans, il « devenait une invention ». Il semble alors acquis qu’Elena Ferrante serait le pseudo d’une certains Carmen Mola

 -Mais voilà la bombe : Vendredi 22 octobre, le gratin de l’édition espagnole était réuni au musée national d’art de Catalogne à Barcelone pour la proclamation du résultat, en présence du roi Felipe VI et de la reine Laeticia. L’annonce du choix de la Bestia (« la Bêteé »), signé Carmen Mola, provoque une première surprise, qui se transforme en stupeur quand montent sur la scène non pas une enseignante de 45 ans, mais trois hommes cravatés : Jorge Díaz, Agustín Martínez et Antonio Mercero. Tous trois ont publié des romans sous leur nom et collaboré à des séries télé à succès. Inutile de dire que cela a jeté un froid. L’histoire avait été en effet mis en exergue par des féministes, et était revendiqué comme un acte de courage littéraire en ce sens.

Non seulement ce n’est pas une femme qui est au clavier ,mais trois hommes, semblant surfer avec opportunisme sur le thème en vogue de l’écriture féminine, qui donne un plus d’intérêt à ce genre de livre. Qu’il soit trois en plus ressemble à une entreprise liée à un atelier d’écriture opportuniste, se moquant du lecteur qui se sent floué dans ses projections et dans ses processus d’identification. C’est à mon avis bien pire que les mystifications précédentes. L’auteur, les auteurs en fait, ne racontent pas une historie fausse sous le vernis affiché de l’authenticité d’une autrice voulant garder soit disant l’anonymat, mais construisent une légende romantique pour abuser le chaland, pour ne plus être chacun des trois qu’une partie d’une machine à faire du cash. 


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