@Pascal L
Vous renversez la chronologie et donc l’histoire réelle :
Sol Invictus a précédé le Noël chrétien dont il est la matrice, et non pas le
contraire.
L’empereur Aurélien (270-275) a assuré une place officielle
à cette divinité reprenant les cultes d’Apollon et de Mithra pour l’usage des
soldats de l’armée romaine recrutés un peu partout en proclamant que le Soleil
invaincu était le patron principal de l’Empire romain, et en inaugurant un
nouveau temple en l’honneur du dieu Sol le 25 décembre 274, faisant ainsi du 25 décembre, alors solstice d’hiver, une fête
officielle appelée le « jour de naissance du Soleil » (du latin dies natalis
solis invicti). Cette fête est venue se placer dans le prolongement des
Saturnales, une période de fête ancienne et la plus importante de Rome. Un
temple dédié au Soleil au Champ de Mars, et orné du butin rapporté de Palmyre était
servi par un collège de prêtres nommés pontifices Solis.
Ensuite, Constantin Ier, le premier empereur romain converti
au christianisme mais adepte du Soleil invaincu au début de son règne a fait du
dimanche, appelé à Rome « jour du soleil », un jour de repos en hommage au Sol
Invictus par une loi du 7 mars 321.
Les premiers chrétiens célébraient déjà le dimanche en tant que jour de la
résurrection du Christ et « premier jour de la semaine », et se réunissaient
pour une Eucharistie le dimanche soir. Un des titres messianiques appliqués à
Jésus étant « soleil de justice », un syncrétisme avec le symbolisme solaire
romain a alors été effectué dans un contexte chrétien, et la christianisation
de l’empire romain a progressivement remplacé le culte de Sol Invictus par la
célébration de la naissance de Jésus de Nazareth le 25 décembre par les chrétiens
de Rome.